Challenges

Territoires d'Olivier Norek

Editions Pocket - Date de sortie : 8 octobre 2015 - ISBN 9782266 252782 - 374 pages 

4è de couv'

À Malceny, dans le 93, on est habitués aux règlements de comptes. Mais un nouveau prédateur est arrivé en ville et, en quelques jours, les trois plus gros caïds du territoire sont exécutés. Le capitaine Coste et son équipe vont devoir agir vite, car leur nouvel ennemi s'implante comme un virus dans cette ville laissée à l'abandon, qui n'attend qu'un gramme de poudre pour exploser. Une ville où chacun a dû s'adapter pour survivre : des milices occultes surentraînées, des petits retraités dont on devrait se méfier, d'inquiétants criminels de 12 ans, des politiciens aveugles mais consentants, des braqueurs audacieux, des émeutiers que l'État contrôle à distance de drone. Et pendant ce temps, doucement, brûle la ville. 
La dernière affaire du capitaine Coste ? Elle se passe en enfer...

Mon avis

Excellent roman, dans lequel j'ai trouvé tout ce que j'aime : un rythme soutenu porté par une écriture dynamique, des dialogues qui font mouche, des personnages éminemment sympathiques. 

J'ai adoré l'histoire sur fond de politique de la ville dévoyée, de trafics et leurs répercussions sur la vie d'un quartier. Egalement les rivalités des services de police, le fonctionnement de la justice, les émeutes de banlieue...

On sent le vécu dans les faits qui nous sont racontés, mais j'ai aimé que le côté humain soit toujours mis en avant. C'est une des forces de l'auteur, dont j'aime décidément la plume.

Un vrai coup de coeur ! et le bonheur de savoir que Surtensions est dans ma PAL. Gageons qu'il ne tardera pas à en sortir...

coup-de-coeur-1.jpg

Ma note 19

Ce livre participe au Challenge  

Le choeur des femmes de Martin Winckler

Editions Folio - Date de sortie : 2 février 2011 - ISBN 9782070 440399 - 671 pages

4è de couv'

Je m'appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m'oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de " Médecine de La Femme ", dirigée par un barbu mal dégrossi qui n'est même pas gynécologue, mais généraliste ! S'il s'imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu'est-ce qu'il croit ? Qu'il va m'enseigner mon métier ? J'ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas - et je ne veux pas - perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu'elles pourraient m'apprendre.

Mon avis 

A mes yeux, ce livre est un OLNI (objet littéraire non identifié), tour à tour roman, essai, journal de bord et guide pratique. 

Bien sûr, l'intrigue autour de Jean Atwood et l'évolution de son personnage au fil du roman sont intéressantes. Tout comme tout ce que l'on apprend sur la gynécologie "ordinaire" et l'écoute dûe aux patientes. Mais pas plus que les réflexions philosophiques, sociologiques sur le métier de gynécologue. Ni que sur la chirurgie réparatrice des organes sexuels. 

Les personnages sont attachants, voire bouleversants.  Frantz Karma, notamment, est d'un humanisme magnifique. 

En bref, vous l'aurez compris, j'ai aimé ce livre, dont j'ai parfois "passé" quelques pages (de descriptions des cas de patientes...), mais dont l'écriture dense et prenante m'a beaucoup plu. A lire et faire lire autour de soi, par hommes et femmes, sans modération.

Ma note 16

Ce livre participe au challenge 

De là on voit la mer de Philippe Besson

Editions 10/18 - Date de sortie : 2 janvier 2014 - ISBN 9782264 062772 - 185 pages

4è de couv'

Sur les hauteurs de Toscane, Louise se voue toute entière à l'écriture de son roman. Un exil volontaire qu'elle savoure loin de Paris et du mari qui l'attend, émancipée du monde. Quand Luca un jeune homme au charme insolent, réveille son désir, elle s'abandonne à la joie d'une liberté sans concession. Jusqu'à ce qu'un grave accident la rappelle au chevet de son mari...

Mon avis

Encore bonne pioche avec ce court roman, dont pourtant j'avais lu des critiques pas très flatteuses. Et bien, pour ma part, les deux fils narratifs, de l'adultère et de l'écriture, sur fond de liberté et d'émancipation, m'ont incitée à la réflexion et j'aime qu'il en soit ainsi. Etonnée par exemple avec la comparaison que fait Louise de l'écrivain avec un menteur ; ça m'a tenue un moment en gamberge !! Mais totalement d'accord sur le fait que la liberté exige des choix et parfois même des sacrifices, plus ou moins pesants selon l'objectif de vie que l'on se donne.

Pour ce qui est de l'écriture, no problemo, j'adore ! notamment les dialogues qui n'en sont pas vraiment entre Louise et François, son mari, et qui permettent à l'auteur de nous livrer les dilemnes auxquels sont soumis les personnages,  leurs pensées, raisonnements. Il y a une réelle efficacité dans la plume de Philippe Besson. C'est ciselé, ramassé, bien senti et ça fait mouche.

Un auteur que je découvre, mais dont je vais fouiller la bibliographie, sans aucun doute.

Ma note 17

Citation

*Mariée, certes. Mais indemne, identique. C'est ainsi qu'elle s'est imaginée. Et probablement l'a-t-elle été. Pendant quelques temps. Car, bien entendu, même malgré soi, avec le temps, on revêt les habits des époux et on est nimbé par une forme d'appartenance, et on est lesté par une sorte d'inertie, et on égare peu à peu la liberté et la jeunesse au profit du confort et d'une prétendue sérénité. (p. 121)

Ce roman participe au Challenge Livresque - Top 50 pour Un livre dont les critiques sont mauvaises.

et au Challenge 

Laver les ombres de Jeanne Benameur

Editions Actes Sud - Collection Babel - Date de sortie : 15 août 2010 - ISBN 9782742 793006 - 157 pages

4è de couv'

Lea danse, jetée à corps perdu dans la perfection du mouvement. Elle est chorégraphe par nécessité. Lea aime, mais ne peut s'abandonner à Bruno, peintre de l'immobile. En pleine tempête, elle part vers l'océan retrouver sa mère, celle qui s'est toujours tue. Alors ont lieu l'épreuve de la parole et celle de l'écoute. Jusqu'où une mère peut-elle dire ? Jusqu'où une fille peut-elle entendre ? C'est ce péril fertile de la parole partagée qui est au coeur du roman. Il conduira au corps d'une jeune fille de seize ans livré dans une maison close pendant la guerre, à Naples. Il conduira à l'énigme de l'amour qui consent et soumet. il conduira au mystère de l'enfantement. Par le jeu de onze tableaux dévoilant la vie des absents en contrepoint de la ligne narrative, dans une langue retenue et vibrante, Jeanne Benameur chorégraphie les secrets de la transmission et la fervente assomption des mots qui délivrent.

Mon avis

Une écriture dépouillée, sans "gras", juste les mots qu'il faut, pour ce court roman sur l'indicible qui se livre au cours d'un soir de tempête. Les thèmes du corps, du secret et de la relation mère-fille traités comme toujours par une Jeanne Benameur toute en finesse, en sensibilité, en délicatesse, qui sait dire l'intériorité mieux que personne.

Une réussite que je vous invite à découvrir sans hésiter.

Ma note 17.5

Citation

*Leur sueur, leur odeur, le toucher de leurs doigts ont fait d'elle un palimpseste vivant de la guerre. Ils ne savent pas qu'ils inscrivent chacun leur histoire sur elle, en elle. Tatouée à l'intérieur, elle est l'envers du monde. Une bête de guerre et de nuit.

*Aujourd'hui elle voudrait tant savoir. Les questions n'ont pas d'âge. La vieille dame soupire.

Ce livre participe au Challenge 

 

Les amazones de Bohème de Joëlle Wintrebert

Editions Robert Laffont - Date de sortie : 9 septembre 2005 - ISBN 9782221 096055 - 299 pages

4è de couv'

Au VIIIe siècle, en Bohême, une princesse crée le scandale.
Révolutionnaire, visionnaire, Libuse, non contente d'abolir l'esclavage et d'imposer l'égalité entre les sexes, s'entoure d'une garde de filles. A leur tête, la redoutable Wlasta. Alors que le futur Charlemagne, arme au poing, christianise les pays voisins, Libuse meurt. Wlasta refuse le retour à l'ordre ancien et se rebelle. Elle fonde un Etat indépendant, où les femmes sont libres de leurs vies et de leurs amours.
Mais combien de temps cette poignée de révoltées va-t-elle pouvoir défendre son utopie ? Et quel tribut devra-t-elle payer pour sa liberté ? d'une plume épique et sensuelle, Joëlle Wintrebert donne chair et sang à ce mythe fondateur de Prague qui traversa les siècles et les révolutions.

Mon avis 

Trois femmes sont les figures principales de ce très beau roman : Libuse, reine de Bohème au VIIIè siècle, détentrice du don de prophétie, ce qui l'avait portée au trône ; Wlasta la guerrière, amazone, capitaine de sa garde féminine et Danna, sa conseillère. Toutes trois femmes qui ont beaucoup souffert en cette époque rude et violente. Des relations très fortes entre elles vont conduire les deux dernières, après la mort de Libuse, à continuer son oeuvre : libérer les femmes de la toute-puissance masculine. Elles vont créer leur propre communauté pour s'opposer à Premysl, le nouveau souverain, époux de Libuse. Ca parle religion avec l'opposition entre évangélistes et polythéïstes, sexualité avec l'amour libre et l'homosexualité tolérée par Libuse et de mise chez les amazones, rébellions, massacres, tortures.... Un épisode de quelques années, tragique, mais véridique.

Tous les ingrédients d'une histoire forte et belle, autour de personnages complexes auxquels on s'attache rapidement. Portée par une langue soignée au vocabulaire choisi et aux tournures parfois très poétiques.

Un très bon moment de lecture que je vous recommande chaleureusement.

Ma note 17

Ce livre participe au Challenge Livresque - Top 50 pour : Un livre dont l'action se passe dans un autre pays.

Le dernier brûleur d'étoiles

Editions Nouvelles Plumes - Date de sortie : juillet 2015 - ISBN 9782298102390 - 854 pages

Logo prix litteraire  Prix de l'Imaginaire 2015

Résumé

A la suite d'un étrange cauchemar, la vie de Gwenvael bascule. Contraint de fuir l'orphelinat où il vit depuis toujours, le jeune homme tente de donner un sens aux mystérieuses paroles prononcées par le directeur de l'institut juste avant son départ : "Trouve Calypso".

Lorsqu'il est attaqué par une horde d'hommes des bois et capturé par un redoutable guerrier, Gwenvael comprend qu'il a franchi les portes d'un autre monde. S'il était Celui qu'ils attendaient tous ?

Mon avis 

Ouf, j'en suis enfin venue à bout !

L'histoire commençait bien, avec un scénario pas très original, mais une écriture agréable à lire, assez imagée. Malheureusement, très vite, des longueurs, des personnages pas plus attachants que ça, des péripéties en surabondance avec un côté "too much", ont fait que je me suis lassée et que j'ai trouvé les deux derniers tiers assez laborieux.

Pourtant l'idée des Brûleurs d'étoiles était intéressante et originale elle,  et j'ai bien aimé Calypso et Aerlyn. Une quasi-déception, en somme !

Ma note 14.5

Ce livre participe au Challenge A la conquête des gros pavés.

Paves livres

 

Lire la suite

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×