Confessions d'un automate mangeur d'opium de Fabrice Colin et Mathieu Gaborit

Editions Bragelonne - 26 avril 2013 - ISBN 978-2352946632 - 350 pages

Prix Bob Morane 2000

Résumé

Paris, 1889. Un monde en transition, où les fiacres côtoient les tours vertigineuses des usines. Une ville brumeuse envahie par les aéroscaphes, d'étranges machines volantes qui quadrillent le ciel, et des nuées d'automates cuivrés...

C'est dans cet univers révolutionné par l'éther, cette substance verte aux propriétés miraculeuses, que la comédienne Margaret Saunders doit résoudre le mystère de la mort de sa meilleure amie, tombée d'un aérocar en plein vol.

Sur la piste d'un créateur de robots dément, Margo secondée par son frère Théo, médecin dans un asile d'aliénés, va découvrir au péril de sa vie les dangers cachés de  l'envoûtante vapeur...

Pourquoi - comment ce livre ?

D'abord, parce que j'aime ce qu'écrit Fabrice Colin ; ensuite parce que 1889 à Paris avec l'Exposition Universelle, c'est une époque qui me parle. Enfin pour le titre,  et l'objet-livre qui est magnifique avec tranche dorée, couverture soignée...

Mon avis 

A vrai dire, je suis un peu partagée au moment de faire un billet sur ce roman. Je l'ai lu sans m'arrêter, en attente de quelque chose, mais...

J'ai aimé que l'environnement soit le Paris de 1889, mais il n'est que peu évoqué et décrit. Si j'ai réellement pu me le représenter, c'est grâce à d'autres lectures faites sur le sujet.

J'ai aimé l'histoire des automates, les différentes catégories du plus simple au plus sophistiqué : le pensant, mais là encore c'est mon imagination qui a fait le travail car les auteurs les décrivent peu. Or c'est important qu'on en ait une vision précise, c'est là l'essence même de ce genre : leur allure, leur bruit... c'est un peu rapidement expédié ! Pareil pour les machines volantes dont on ne sait ce qui les différencie les unes des autres.

Je n'ai pas trop aimé l'alternance des chapitres entre Théo et Margo. Je comprends bien que c'était pour le côté pratique de l'écriture à quatre mains, mais du coup ça rend l'histoire un peu hâchée. Les personnages ne sont pas plus sympathiques que ça. Le thème des aliénistes est bien développé, mais celui de l'éther et autres substances très en vogue à cette époque est survolé à mon sens. 

Il y a du potentiel dans l'histoire, on sent que c'est documenté mais ça manque de densité, d'épaisseur.  J'ai lu sur Noosfere que le steampunk c'est "un genre littéraire qui dépeint un XIXè imaginaire et trépidant entre Jules Verne et Dickens, où la science s'allie au merveilleux." Eh bien, pour ma part, je suis restée sur ma faim.

A lire pour vous faire votre propre opinion !

enquête steampunk 1889 éther

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