premier roman

Dans Lecture

Le cas Noah Zimmerman - Sharon Guskin

Par Le 28/10/2016

Editions Calmann-Lévy - Date de sortie : 11 mai 2016 - ISBN 9782702 158869 - 377 pages - Traduction de Pascal Loubet

4è de couv'

Janie est une célibataire endurcie, alors rien de surprenant à ce qu’elle décide de garder le bébé conçu avec un parfait inconnu sur une plage en vacances. Mais quatre ans plus tard, élever seule le petit Noah ne s’avère pas être une mince affaire : cauchemars à répétition et troublantes références à des scènes de violence perturbent terriblement le garçonnet. Quand Janie le couche le soir, il réclame sa vraie maman et demande à rentrer chez lui… Aucun médecin n’est capable de diagnostiquer ce mal, alors quand Janie découvre l’existence d’un certain Dr Anderson, psychiatre ayant fait de nombreuses recherches sur la réincarnation, elle tente sa chance auprès de lui. Elle ignore cependant qu’Anderson est atteint d’aphasie (un trouble du langage assez rare) et qu’il est sur la sellette. Pour le docteur, le cas Noah Zimmerman pourrait renverser la tendance et lui permettre de briller enfin aux yeux de tous. Encore faut-il découvrir si Noah est véritablement habité par l’esprit d’un autre…

Mon avis

Ce roman fait partie de ceux dont je ne sais dire si j'ai aimé ou non.

L'histoire en elle-même est intéressante et fait tomber dans des réflexions vertigineuses sur la réincarnation, la transmigration des âmes... et malgré cela, j'avais l'impression de ne pas avancer dans ma lecture ! Incompréhensible, non ? 

On suit donc l'enquête d'Anderson qui souhaite achever son livre sur les cas d'enfants se souvenant de leurs vies antérieures, par celui d'un enfant américain. En parallèle, on découvre Noah et sa difficulté à vivre l'instant présent car parasité sans cesse par sa vie d'avant. Et enfin, on accompagne Denise dans le difficile deuil de Tommy.

Bien sûr, tout cela va se tricoter ensemble, mais sur un rythme trop lent (?), trop hâché (?), je ne sais dire, seulement avouer que j'avais hâte d'arriver à la fin... malgré mon intérêt pour le sujet qui est ici bien documenté.

A vous de vous faire votre opinion !!

Ma note 14.5

L'auteur  

Dans Lecture

La tente rouge d'Anita Diamant

Par Le 12/08/2016

Editions Charleston - Date de sortie : 8 janvier 2016 - ISBN 9782368 120446 - 401 pages - traduction de Lisa Rosenbaum

4è de couv'

Jacob a épousé quatre sœurs : Léa, Rachel, Bilba et Zilpa. Dina, fille de Léa, est la seule fille de la nombreuse descendance de Jacob. C'est elle qui va recevoir l'héritage spirituel de " ses " mères, qu'elle nous transmet en prenant la parole à la première personne dans cette magnifique aventure des femmes de la Bible.

Mon avis

Un bel honneur à la femme, aux femmes, dans ce roman d'inspiration biblique que l'auteur a savamment revisité pour en faire le roman de Dina, unique fils de Jacob.  C'est elle qui raconte la vie de ses parents, de sa tribu, avant de parler des péripéties de la sienne. En plus des personnages nombreux et attachants, notamment les femmes, la tente rouge joue un rôle très important. On s'y retrouve entre femmes au moment des menstrues. Il s'y échange secrets, on y accouche, on s'y répartit les tâches domestiques. 

L'auteur nous livre une histoire passionnante, surtout à partir de la deuxième partie où commence vraiment l'action, la première (que j'ai trouvée un peu longue) étant plus descriptive de la vie de la tribu. J'ai aimé voir l'évolution du personnage de Dina, souffert avec elle, trouvé l'apaisement. C'est un très beau portrait de femme.

Un souffle romanesque très fort pour ce livre que je vous recommande vivement.

Ma note 17

Citations

*Pour comprendre une femme, il faut d'abord l'interroger sur sa mère, puis écouter attentivement. Si elle vous parle de nourriture, cela indique de très bons rapports. De mélancoliques silences témoignent de problèmes non réglés. Plus une fille connaît de détails sur sa mère et les décrit ouvertement, sans geindre, plus elle est forte. (p.8)

*Les femmes voulaient aussi des filles pour en faire les gardiennes de leurs souvenirs. Une fois sevrés, les garçons n'entendaient plus les histoires de leur mère. (p.9)

L'auteur  

Dans Lecture

Landfall d'Ellen Urbani

Par Le 05/08/2016

Editions Gallmeister - Date de sortie : 3 mars 2016 - ISBN 9782351 780985 - 295 pages - Traduction de Juliane Nivelt

4è de couv'

Ce matin de septembre 2005, la jeune Rose Aikens, dix-huit ans, s’apprête à rejoindre La Nouvelle-Orléans. Elle va porter secours aux sinistrés de l’ouragan Katrina. Mais sur la route, sa voiture quitte la chaussée et percute une jeune fille. Cette inconnue, morte dans l’accident, seule et sans le moindre papier d’identité, bientôt l’obsède. D’autant que dans sa poche se trouve la page d’un annuaire indiquant les coordonnées des Aikens. Rose n’a alors d’autre choix que de retracer pas à pas le parcours de la victime, à travers l’ouragan et une ville en ruine.

Mon avis 

Un roman que j'ai eu du plaisir à lire. Les personnages sont de belles figures de femmes qui luttent, pour la vie, pour la survie. 

Les chapitres alternent l'histoire de Rose et celle de Rosy, ce qui au début m'a un peu déroutée, mais plus j'avançais, plus je voulais savoir ce qui reliait les deux, alors les pages se tournaient toutes seules !

J'ai bien aimé toute la partie sur l'ouragan Katrina et ses conséquences immédiates dans la vie des habitants de la Nouvelle-Orléans. L'auteur expose sans pathos ni jugement la situation, résultat de son gros travail de recherches et les recoupements qu'elle a faits.

Une lecture que je recommande.

Ma note 16

L'auteur 

Dans Lecture

City on Fire de Garth Risk Hallberg

Par Le 18/03/2016

Editions Plon - Collection Feux Croisés - Date de sortie : 14 janvier 2016 - ISBN 9782259 228190 - 971 pages - Traduction d'Elisabeth Pellaert

4è de couv'

31 décembre 1976. New York se prépare pour le réveillon. Chez les Hamilton-Sweeney, Felicia accueille financiers et mondains tandis qu'à l'autre bout de la ville, dans le Lower East Side, Charlie, venu de Long Island, attend Sam pour assister à un concert punk. Mais Sam a un autre rendez-vous auquel elle tient plus que tout. Elle retrouvera Charlie dans quelques heures à la station de métro de la 72e Rue. À quelques encablures de là, dans Hell's Kitchen, Mercer Goodman tourne et retourne un délicat carton d'invitation. Et s'il se rendait à la réception des Hamilton-Sweeney pour retrouver Regan, cette sœur que William, en rupture avec sa famille, lui a toujours cachée ? Pourquoi ne pas saisir l'occasion d'en apprendre plus sur William, son amant, l'ancien leader du groupe punk Ex Post Facto ?
Bientôt, des coups de feu retentissent dans Central Park. Une ombre s'écroule dans la neige...
Qu'est-ce qui peut bien unir ces êtres – qui n'auraient jamais dû être amenés à se rencontrer – à un meurtre commis au cœur de Central Park ?

Au sein de ce roman choral, leurs histoires s'entremêlent et nous entraînent dans les recoins les plus infimes de la ville.

Mon avis

Ciel que cette lecture fut laborieuse et pourtant je n'ai pas réussi à l'abandonner, allez comprendre !!

Il y a quelque chose là-dedans d'addictif malgré le foisonnement de personnages, les changements d'époques, les multiples références littéraires, musicales, culturelles, le tout avec en fil rouge la ville de New York. Ca donne le tournis et cependant on s'accroche ; il y a le récit dont les sept livres  sont entrecoupés d'interludes :  une lettre, un reportage en 2 parties sur les artificiers, un magazine adolescent...  

L'auteur a voulu développer à l'extrême tous les personnages, être exhaustif, alors que s'il en avait approfondi seulement quelques-uns, j'aurais préféré. Le lecteur doit avoir une place et pouvoir se faire ses propres représentations. Tout n'a pas besoin d'être dit. Et puis tous ces flash-backs....

On se doute bien qu'à un moment donné, tous les fils tirés par l'auteur vont se rejoindre, mais ça ne s'offre pas sans peine, loin de là !! Je n'ai pas réussi à trancher pour savoir si c'est foutraquement brouillon ou magistralement agencé... L'auteur est prolixe, tourbillonnant à donner le tournis, nous livrant parfois des chapitres très ennuyeux, et j'ai eu plusieurs fois la tentation d'abandonner, je l'avoue, mais le livre VII m'a fait dire que j'ai bien fait de persévérer.

Bref, je vous laisse vous faire votre propre opinion, car je suis très mitigée.

Ma note  (entre 13 et 17, je ne sais pas !)

L'auteur a présenté son roman au Petit Journal de Canal+ le mardi 12 janvier dernier (de 12'11 à 17'43)

Dans Lecture

En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut

Par Le 19/02/2016

Editions Finitude - Date de sortie : 7 janvier 2016 - ISBN 9782363390639 - 159 pages

Logo prix litteraire Prix du Roman des étudiants - France Culture/Télérama 2016 - Prix RTL/Lire 2016

4è de couv'

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.

Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c'est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C'est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l'appartement. C'est elle qui n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.

Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte. L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.

Mon avis 

Ce court premier roman d'Olivier Bourdeaut est magnifique de sensibilité, de tendresse et d'amour. On y suit le cours de la douce folie qui évolue, mais qui n'empêche pas les belles scènes de joie de vivre et de complicité. Il y a des passages mémorables (l'hôpital, la danse dans le village en Espagne-p.141, et le coucher de l'enfant-p.143/144). Il y a une atmosphère très particulière dans ce roman, faite d'insouciance, de musique et d'amour fou.

J'ai beaucoup aimé la narration faite par l'enfant avec son innocence, alternée avec les carnets tenus par le père dont les yeux se dessillent peu à peu. Beaucoup aimé aussi l'humour qui permet de parler de choses graves. L'écriture est poétique et très imagée avec des jeux sur les sonorités qui allègent le propos.  

Ce fut un délicieux moment de lecture que je vous recommande vivement.

Ma note 17

Citations

*Elles semblaient se demander ce qui avait bien pu se passer, si c'était leur enfant qui était raté ou le nôtre qui était taré.

*il faut que j'aille m'allonger un peu, je suis au bout de la roulette, vous m'emberlificotez avec toutes vos sornettes.

*Son maquillage (...) n'y résistait pas, et partait en poussière en s'éparpillant sur son visage, quittait ses cils et ses paupières, barbouillait ses joues rondes, pour fuir ses yeux affolés qui la rendaient effrayante de beauté.