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Belle Epoque

  • Maxim's - L'histoire d'un rêve de Jean Mauduit

    Couverture Maxim's - L'histoire d'un rêve

    Editions du Rocher - Collection Un Nouveau Regard - Date de sortie : 24 novembre 2011 - ISBN 978-2268072098 - Nombre de pages : 235 - Préfacé et postfacé par Pierre Cardin.

    Résumé

    "On n'achète pas un endroit comme Maxim's, c'est lui qui vous prend. La première émotion n'est pas de franchir sa façade 1900, mais de songer que c'est là même, dans ce qui n'était alors qu'un studio d'architecte, que Jacques Ange Gabriel a dessiné en 1758 pour la future place Louis XV les plans du garde-meuble royal qui deviendra l'hôtel de la Marine, ainsi que ceux du premier hôtel de la Monnaie, aujourd'hui hôtel Crillon." Pierre Cardin

    Pourquoi - comment ce livre ?

    Parce que je suis encore en train de documenter sur la Belle Epoque pour mon prochain manuscrit et que Maxim's est un incontournable du moment.

    Les premières pages en 3 minutes   

    Mon avis : à venir...

  • Le dragon du Trocadéro de Claude Izner

    Couverture Le dragon du Trocadéro

    Editions 10/18 - Collection Grands détectives - Date de sortie : 6 mars 2014 - ISBN 978-2264054685 - 357 pages

    Résumé

    En 1900, l’exposition universelle ramène à Paris une faune bigarrée de curieux, de marins, d’artistes et de scientifiques. Ichiro Watanabe et son cousin Isamu visitent les œuvres réunies sur le Trocadéro quand quelqu’un dans la foule glisse un papier dans la main de ce dernier. A peine l’a-t-il lu qu’il est abattu d’une flèche en plein cœur, à laquelle est rattachée une plume. Quelques jours plus tard, un anglais subit le même sort, marquant le début d’une série noire. Qu’est-ce qui relit ces hommes ? Inquiets pour la sécurité de leur ami Watanabe, Victor et Joseph vont se lancer dans une nouvelle enquête qui les amènera au récit d’un bateau fantôme et d’une mystérieuse cargaison...

    Entre marins et contrebandiers de toutes les nationalités, les dernières aventures de Victor ont des airs de bout du monde.

    Pourquoi - comment ce livre ?

    Pour l'époque déjà Clin d'œil et parce que les deux titres précédents lus de cet auteur (ces auteurs plutôt, car c'est le pseudo de deux soeurs) m'ont beaucoup plu.

    Les premières pages en 3 minutes  

    Mon avis 

    Un livre que j'ai aimé essentiellement pour l'évocation de Paris en l'année 1900 et de l'exposition universelle. L'enquête ne m'a pas particulièrement passionnée, et je n'y ai pas trop accroché. Je n'ai pas tenté de la résoudre...

    Par contre, j'aime les personnages récurrents de Victor Legris, le libraire et ses associés, le bon Joseph et Kenji.

    Une lecture vite faite et vite oubliée, je le crains.

  • La dernière duchesse de Daisy Goodwin

    Couverture La dernière duchesse

    Editions France Loisirs - Date de sortie : mai 2014 - ISBN 978-2 298084290 - 596 pages - Traduction de Nine Cordier

    Résumé

    Toutes les femmes l’envient, tous les hommes la désirent…

    Cora Cash est belle, pleine d’esprit, et à la tête d’une fortune colossale. Mais sa mère rêve de la seule chose qu’elle ne pourra pas lui acheter en Amérique : un titre de noblesse.

    Envoyée de l’autre côté de l’Atlantique, la jeune femme fait forte impression auprès de la bonne société anglaise et trouve un bon parti – un séduisant duc dont la propriété tombe en ruine. Dans les courants d’air qui traversent les somptueuses demeures de l’aristocratie, la délicieuse Américaine a tôt fait de déchanter.

    Cet univers impitoyable regorge de pièges et de trahisons qui risquent fort de provoquer sa chute. Pour y échapper, l’enfant gâtée va devoir se métamorphoser en femme accomplie.

    Pourquoi - comment ce livre ?

    Pour l'époque historique essentiellement.

    Les premières pages en 3 minutes   

    Mon avis

    Beaucoup de bonnes choses dans ce roman.

    Le contexte social et historique déjà, avec ce que l'on appelait "les mariages américains", quand les très riches américaines venaient en Europe à la fin du XIXè,  se chercher, grâce à leur dot, les titres qui manquaient cruellement dans leur pays "neuf". Cela suscitait nombre de  malentendus, entre la tradition suivie par les uns et le dynamisme, l'envie d'avancer des autres.

    Alors qu'elle devient la duchesse Wareham, notre pauvre Cora va faire les frais de ce grand écart, de ces idéaux irréconciliables. Son argent est le bienvenu, mais pas sa liberté de penser et d'agir. A elle de se faire entendre ! Las, pas d'aide à attendre de la domesticité ou de sa belle-mère. Tous guettent le faux-pas avec délectation... Et son mari, est-il vraiment amoureux ? ou juste intéressé par sa fortune colossale ?

    Le style de l'auteur est très plaisant, rythmé, le propos documenté, les dialogues à propos, les personnages bien intéressants, surtout  les femmes. Un petit plus pour Bertha, la femme de chambre noire de Cora, qui reste loyale jusqu'au bout envers sa maîtresse. Au piquet, la sulfureuse double duchesse et la vénéneuse Charlotte !! 

    Au final, une lecture que j'ai beaucoup appréciée !

  • Belle Epoque d'Elizabeth Ross

    Couverture Belle Epoque

    Editions Robert Laffont - 2013 - 416 pages - Traduit par  Madeleine Nasalik

    Résumé

    « Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d'emblée plus attirante. »

    Lorsque Maude Pichon s'enfuit de sa Bretagne natale pour échapper à un mariage dont elle ne veut pas, elle monte à Paris, ville-lumière en ébullition à la veille de l'exposition universelle de 1889. Hélas, ses illusions romantiques s'y évanouissent aussi rapidement que ses maigres économies. Elle est désespérément à la recherche d'un emploi quand elle tombe sur une petite annonce inhabituelle : « On demande de jeunes filles laides pour faire un ouvrage facile. » L'Agence Durandeau propose en effet à ses clients un service unique en son genre : le repoussoir. Son slogan ? « Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d'emblée plus attirante. » Étranglée par la misère, Maude postule...

    Pourquoi - comment ce roman ?

    Je lis tout ce que je trouve sur la Belle Epoque (auteurs de l'époque, essais, documentaires) afin de documenter un roman que j'envisage. C'est un moment historique qui me "parle" et tout ce qui peut m'y faire plonger est bon à prendre... Sourire 

    Mon avis 

    La démarche est un peu osée, de reprendre une nouvelle d'Emile Zola, Les Repoussoirs, et de tenter de répondre au travers d'un roman aux questions qu'elle a suscitées ; l'auteur s'en explique dans une note à la fin de l'ouvrage.

    Je vais commencer par le bémol que je mets dans mon appréciation du roman. La période Belle Epoque n'est esquissée qu'au travers de la construction de la Tour Eiffel pour l'Exposition Universelle et le cabaret du Chat Noir. C'est à dire que l'histoire racontée a pris le pas sur le contexte, et si on veut en savoir plus sur l'époque, on passe son chemin.

    Une fois que l'on a admis cet état de fait, on se laisse aller à suivre les aventures de Maude Pichon, grâce à une écriture fluide. Dotée d'un fort tempérament (de Bretonne !),  elle va traverser des hauts et des bas, mais a la force d'en retirer du positif avec intelligence. On la voit évoluer au fil du roman et, de femme-objet, devenir actrice de sa vie et capable d'entraîner les autres dans sa dynamique. Les personnages sont bien étudiés et servent l'argument développé par l'auteur :  beauté physique vs belle personnalité. 

    En résumé, même si je n'ai pas trouvé ce que j'y attendais (c'est toujours le risque de partir avec une idée préconçue...), j'ai fait là une lecture plutôt agréable, que je peux vous recommander.

     

  • Nouvelles roses d'Emile ZOLA

    Editions Le Livre de Poche - Collection Les Classiques de Poche - 428 pages 

    Résumé

    ''Les Rougon-Macquart ont quelque peu éclipsé les autres œuvres de Zola, et plus encore ses nouvelles. Écrites pour l’essentiel entre 1875 et 1880, elles ont été publiées, incomplètement et dans un ordre aléatoire, en 1882 et en 1885. Elles valent pourtant la peine d’être lues à l’égal des romans. Car elles ne sont pas moins révélatrices de l’attention que l’auteur portait au monde contemporain, des pentes de son imaginaire et de sa virtuosité narrative. Henri Mitterand en propose une édition complète dans ce volume et dans celui qui lui fait pendant, intitulé Nouvelles noires. Il y adopte un principe inédit : la mise en évidence des alternances de tons que Zola a ménagées d’une nouvelle à l’autre. Les Nouvelles roses suivent ainsi une ligne d’insouciance, d’ironie amusée, de sérénité retrouvée ou de burlesque aimable. Le volume regroupe, en trois triades, « La semaine d’une Parisienne », « Madame Neigeon », « Nantas » ; « Les Parisiens en villégiature », « Aux champs », « Les coquillages de M.Chabre » ; « Théâtre de campagne », « La fête à Coqueville », « Angeline ». Chaque nouvelle fait l’objet d’une étude détaillée de ses conditions de publication, de ses thèmes et de ses formes.''

    Pourquoi - comment ce livre ?

    J'ai eu envie de relire du Zola et surtout de découvrir le Zola nouvelliste. Les neuf Nouvelles Roses, choisies par Henri Mitterand (professeur de littérature spécialiste de l'oeuvre de Zola), ont été "baptisées" ainsi (en opposition aux Nouvelles Noires) parce qu'elles "suivent une ligne d'insouciance, d'ironie amusée, de sérénité retrouvée ou de burlesque aimable" (Fabula.org). Ecrites entre 1875 et 1880, en collaboration mensuelle avec Le Messager de l'Europe, une revue de St Pétersbourg, elles sont ici regroupées par 3, sous 3 chapeaux différents : La comédie parisienne, Illusions rustiques, Mirages et miracles. Chaque nouvelle est suivie d'une étude détaillée.

    Mon avis 

    Quel plaisir de retrouver la plume du cher Emile ! Ces nouvelles ne m'ont pas toutes plu avec la même force, mais quelle maîtrise de l'écriture, quelle technique ! des personnages bien campés, des descriptions magnifiques et des situations intéressantes, bref un concentré de talent....

    Je n'ai pas beaucoup prisé Aux champs ou La semaine d'une Parisienne (qui tiennent plus du reportage) ou La fête à Coqueville (fable burlesque), mais j'ai adôooré Les Coquillages de M. Chabre, Les Parisiens en villégiature (pour le petit côté "vachard" de l'auteur) et Angéline ou la maison hantée (malgré la chute que je trouve "facile"). J'ai aimé tout au long du recueil l'évocation de cette France de la Belle Epoque, ses loisirs, les nouveautés, les toilettes, l'art de vivre...

    Je me suis promis de lire ou relire beaucoup plus régulièrement des grands auteurs de notre littérature classique. Et je vous conseille vraiment ce recueil-là qui peut se picorer, une petite nouvelle par-ci par-là, et se déguster  par petites touches.

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  • La Léda sans cygne de Gabriele D'ANNUNZIO

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    Editions Le Festin - 2013 - 107 pages - Traduction d'André Doderet revue par Lise Chapuis

    Résumé

    Loin du monde, au bord de la Lande inquiétante, mais au cœur d'un univers plus factice, celui de la Ville d'hiver d'Arcachon, Desiderio Moriar s'éprend d'une femme qu'il reconnaît : tout dans son attitude trahit la parenté avec l'antique Léda conquise par Zeus sous les allures d'un cygne. Possédé par cette apparition fugace, il va se laisser gagner par l'euphorie douloureuse d'un sentiment dont, devant nous, se dessinent les subtilités de la cristallisation. Grâce à la mystérieuse beauté de sa langue, Gabriele D'Annunzio, qui composa ce court roman lors de son exil atlantique, nous fait pénétrer dans les méandres d'une âme poursuivie par l'image obsédante d'un amour impossible. Cette variation amoureuse, où le désespoir vient épouser la lucidité et l'ironie, nous rappelle le talent de celui en qui Cocteau voyait " le seul à savoir lire les étoiles dans les ténèbres du cœur humain "

    Lecture terminée - Chronique à venir

    Mon avis 

    Ce court roman fait seulement 79 pages. Il est suivi d'une Postface de Xavier Rosan sur l'exil de Gabriele d'Annunzio à Arcachon.