auteur française

  • Nos âmes jumelles T1/Nos âmes rebelles T2 de Samantha Bailly

      

    T1 - Editions Rageot - Date de sortie : 27 mai 2015 - ISBN 978-2700242881 - 312 pages

    T2 - Editions Rageot - Date de sortie : 17 février 2016 - ISBN 978-2700249262​ - 280 pages

    4è de couv'

    L'une est blonde, l'autre brune. L'une solaire et populaire, l'autre timide et solitaire. Sonia dite Yuna écrit pour une association, Trames, qui publie un fanzine. Elle y rencontre Lou-Tiamat, qui s'affirme dans l'art du dessin suite au divorce brutal de ses parents. Leur amitié virtuelle se double d'échanges sur leurs créations et leur vie affective. Jusqu'au jour où les deux jeunes filles se rencontrent un week-end autour d'un projet…

    Mon avis

    Un roman jeunesse en 2 tomes qui aborde tous les thèmes propres à l'adolescence : l'amitié, les premières amours, la différence, la fête, la place d'Internet et du téléphone... mais aussi le divorce des parents, les choix d'orientation qui s'imposent au lycée et la difficulté qu'il y a à bien choisir... 

    Bien ancré dans la réalité, il permet aux jeunes lecteurs de s'identifier aux personnages, notamment aux deux héroïnes qui sont attachantes, chacune dans son genre.  Nombre de messages sont "passés" au travers de cette histoire, tels que : "aller au bout de ses rêves, c'est possible" "attention à Internet et à ses mirages"... sans pour cela que le ton soit moralisateur. 

    Sur deux années importantes, la Première et la Terminale, on suit Lou et Sonia qui deviennent amies, confidentes puis "associées" pour l'écriture de BD que l'une écrit et l'autre illustre. On a mois après mois, l'alternance des voix entre les deux jeunes filles. L'écriture mêle récit, SMS, dialogues, ce qui donne un rythme rapide à l'histoire. 

    L'auteur, dont on sent qu'elle a mis beaucoup d'elle dans le roman, est une valeur sûre, passionnée par son métier et qui en parle facilement. 

    A faire lire sans réserve aux ados ! 

    Ma note 16 

     

  • Brillante de Stéphanie Dupays

    Edition Mercure de France, Collection Bleue - Date de sortie : 14 janvier 2016 - ISBN 978-2715242760 - 192 pages

    4è de couv

    Claire est une trentenaire comblée. Diplômée d'une grande école, cadre marketting d'un groupe agroalimentaire, elle construit sa carrière avec talent. Dans son travail, elle a la confiance de ses supérieurs et gère des projets ambitieux. Sa vie privée est à l'avenant et le couple qu'elle forme avec Antonin, lui-même cadre dans la finance, renvoie l'image du bonheur parfait. Mais soudain, Claire vacille. Au travail, celle dont on louait les qualités se sent peu à peu évincée, des nouvelles recrues empiètent sur ses dossiers, sa supérieure hiérarchique lui tourne ostensiblement le dos.

    Après une phase de déni, Claire doit se rendre à l'évidence : c'est la disgrâce ! Elle est placardisée. La descente aux enfers commence...

    Mon avis 

    Ce court roman est une peinture au vitriol du monde de l'entreprise qui exige tout de ses employés, leur temps, leur vie. Le retour n'est pas assuré et le risque d'être écarté existe, même sans raison réelle. La concurrence entre les employés est un type de management, sensé être créateur d'idées, d'innovation créatrice.  Claire s'y est soumise, consentante au-delà du raisonnable, et s'y est perdue. Hélas, je pense que rien n'est outré dans cette peinture ; c'est un monde que j'abhorre. L'humain y est bafoué, voire nié et le jeu est de tirer sur la ficelle le plus possible pour augmenter les profits et les dividendes des actionnaires. Sale argent !! Le paraître est plus important que l'être, que ce soit dans l'habillement, le logement, le couple... et l'on se retrouve entre soi, ceux qui ont fait les prestigieuses Grandes Ecoles (et encore, le Top 5 !)

    L'écriture de ce premier roman est efficace (presque trop rapide), les personnages un peu caricaturaux (cf le repas avec les deux familles), et j'avoue que Claire m'a un moment fait pitié. Une lecture édifiante qui laisse un goût acide dans la bouche, tant on sent qu'on est proche de la réalité. 

    Ma note 15

     

  • Laver les ombres de Jeanne Benameur

    Editions Actes Sud - Collection Babel - Date de sortie : 15 août 2010 - ISBN 9782742 793006 - 157 pages

    4è de couv'

    Lea danse, jetée à corps perdu dans la perfection du mouvement. Elle est chorégraphe par nécessité. Lea aime, mais ne peut s'abandonner à Bruno, peintre de l'immobile. En pleine tempête, elle part vers l'océan retrouver sa mère, celle qui s'est toujours tue. Alors ont lieu l'épreuve de la parole et celle de l'écoute. Jusqu'où une mère peut-elle dire ? Jusqu'où une fille peut-elle entendre ? C'est ce péril fertile de la parole partagée qui est au coeur du roman. Il conduira au corps d'une jeune fille de seize ans livré dans une maison close pendant la guerre, à Naples. Il conduira à l'énigme de l'amour qui consent et soumet. il conduira au mystère de l'enfantement. Par le jeu de onze tableaux dévoilant la vie des absents en contrepoint de la ligne narrative, dans une langue retenue et vibrante, Jeanne Benameur chorégraphie les secrets de la transmission et la fervente assomption des mots qui délivrent.

    Mon avis

    Une écriture dépouillée, sans "gras", juste les mots qu'il faut, pour ce court roman sur l'indicible qui se livre au cours d'un soir de tempête. Les thèmes du corps, du secret et de la relation mère-fille traités comme toujours par une Jeanne Benameur toute en finesse, en sensibilité, en délicatesse, qui sait dire l'intériorité mieux que personne.

    Une réussite que je vous invite à découvrir sans hésiter.

    Ma note 17.5

    Citation

    *Leur sueur, leur odeur, le toucher de leurs doigts ont fait d'elle un palimpseste vivant de la guerre. Ils ne savent pas qu'ils inscrivent chacun leur histoire sur elle, en elle. Tatouée à l'intérieur, elle est l'envers du monde. Une bête de guerre et de nuit.

    *Aujourd'hui elle voudrait tant savoir. Les questions n'ont pas d'âge. La vieille dame soupire.

    Ce livre participe au Challenge 

     

  • Comme neige de Colombre Boncelle

    Editions Buchet-Chastel - Collection Qui Vive - Date de sortie : 1er janvier 2016 - ISBN 9782283 029398 - 114 pages

    4è de couv'

    C'est à la maison de la presse de Crux-la-Ville, au fond d'un vieux carton, que Constantin Caillaud
    découvre Neige noire, un titre inédit d'Émilien Petit dont il croit pourtant avoir tout lu. Sa trouvaille est
    d'autant plus précieuse qu'elle lui donnera l'occasion rêvée de recontacter Hélène, sa maîtresse évanescente
    qui lui a fait comprendre et aimer l'oeuvre de Petit.
    Mais, au moment de la retrouver pour lui confier le livre-sésame, il ne parvient plus à mettre la main
    dessus et tous ceux à qui il s'adresse pour en retrouver un exemplaire lui affirment que le livre n'a jamais existé !!

    Mon avis

    Je ne peux pas dire que j'ai vraiment aimé ce roman qui pourtant parle d'un écrivain, mais je reconnais que la construction est astucieuse et que l'auteur a une jolie plume et sans doute une vraie culture littéraire.

    Alors, que m'a-t-il manqué ? Du rythme, un peu de vraisemblance, même si je sais que l'auteur, pour son premier roman, s'est amusée à mélanger ainsi fiction et réalité, afin de balader le lecteur. Je ne me suis pas attachée aux personnages qui sont pour moi restés des personnages de papier, pas vraiment incarnés, ou en tout cas, auxquels on ne peut guère s'identifier.

    Rencontre partiellement ratée pour moi !

    Ma note 14.5

  • Les Outrepasseurs - T1 : Les héritiers de Cindy Van Wilder

    Editions Gulf Stream - Date de sortie : 6 février 2014 - ISBN 9782354 882242 - 349 pages

    Logo prix litteraire Prix Jeunesse - Imaginales 2014

    4è de couv'

    Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat et découvre que l’attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d’un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis des siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie…

    Mon avis

    Tout le monde a lu cette trilogie et je ne sais pas ce qui me retenait encore de me lancer. Alors c'est parti !!

    Comment dire, quand beaucoup se sont émerveillés devant cette histoire, que moi je n'ai pas été emballée ?? J'en attendais beaucoup vu les critiques lues sur les blogs et entendues sur Youtube, avec quelques bémols de la part de certain(e)s cependant. 

    Pour moi, un roman de fantasy se déroule dans un "autre monde", ce qui demande du temps à installer, pour que l'on puisse s'y retrouver. Là, c'est le cas, on suit Peter quand sa mère l'entraîne chez Monseigneur où il découvre les autres héritiers et le bassin aux sirènes. Mais ce que je n'ai pas apprécié, c'est d'être immédiatement plongée au Moyen-Age, avec là encore, un monde et des agissements étranges à assimiler. Trop de nouveautés simultanées pour pouvoir s'immerger dans chacun des univers. Les fés méchants et cruels aussi, dont les faits et gestes sont à l'opposé de ce à quoi nous ont habitués les contes de notre enfance. Bien sûr, j'ai vite compris les correspondances de siècle à siècle, mais j'avais l'impression de ne pas avancer dans l'histoire.

    Alors, comme je ne parvenais pas à m'y accrocher, ma lecture a traîné en longueur et, de fait, quand je reprenais je ne savais plus où j'en étais. Déroutant, voilà le qualificatif que j'attribuerais à ce roman. Cependant, comme j'ai déjà acheté le deuxième tome au nom si prometteur "La Reine des Neiges", je vais le lire sans tarder afin de ne pas trop oublier l'univers.

    Je tiens néanmoins à souligner la qualité d'écriture de l'auteur, et au travail de documentation historique que l'on imagine important. C'est l'autre raison pour laquelle je poursuivrai la lecture de la série, dont les couvertures agrémentent joliment les étagères de ma nouvelle bibliothèque.

    Ma note 14

  • Celle que vous croyez de Camille Laurens

    Editions Gallimard - Collection Blanche - Date de sortie : 1er janvier 2016 - ISBN 9782070 143870 - 186 pages

    4è de couv'

    Vous vous appelez Claire, vous avez quarante-huit ans, vous êtes professeur, divorcée. Pour surveiller Jo, votre amant volage, vous créez un faux profil Facebook : vous devenez une jeune femme brune de vingt-quatre ans, célibataire, et cette photo où vous êtes si belle n'est pas la vôtre, hélas. C'est pourtant de ce double fictif que Christophe - pseudo Kiss Chris - va tomber amoureux. 
    En un vertigineux jeu de miroirs entre réel et virtuel, Camille Laurens raconte les dangereuses liaisons d'une femme qui ne veut pas renoncer au désir.

    Mon avis

    Les premières pages peuvent dérouter, mais si l'on poursuit la lecture on plonge dans cette histoire vertigineuse, dans les tiroirs qui la composent de manière magistrale. Histoire dans l'histoire, réflexion sur l'écriture, sur la femme qui vieillit, sur l'image que la société (les hommes surtout !) en ont. La construction du roman est tout simplement bluffante. Qu'est-ce qui est vrai, réel, virtuel ? Quelle est la réelle histoire ? racontée par qui ?..

    A certains moments, j'ai été dérangée, bousculée, par les considérations (parfois cruelles) sur la condition de la femme notamment, sur le désir, l'amour. Ca amène à la réflexion, c'est sûr !! Peu de personnages, dont on suit le chemin sans vraiment s'y attacher. Mais ça n'a guère d'importance, la force du propos est ailleurs,  le vertige nous entraîne. 

    Au final, une très bonne lecture que je vous recommande chaudement.

    Ma note 17.5

    L'auteur a présenté son roman à l'émission de Ruquier le 23 janvier 2016.

    Citations

    *Je préfère l'angoisse à l'oubli, quand on est malheureux il vaut mieux le savoir, vous n'êtes pas d'accord ? (p. 20)

    *"Tu vas vieillir et bientôt plus personne ne voudra de toi, disait-il. Tu as encore... quoi ? Deux ans ? Trois ans de bons devant toi ? Parce que les mecs n'en ont rien à foutre des femmes mûres. Et tu peux bien faire des thèses et des articles et de la gym, rester brillante et svelte, ça ne sert à rien si tu n'es plus côtée à l'argus. Tandis que moi, même quand tu seras moche, ridée, flasque, je serai là, et tu pourras me bénir de ne pas t'avoir lâchée." (p. 42)

    *On a servi, on ne sert plus. Hier fantasme, aujourd'hui fantôme. (p. 47)

    *L'écriture personnelle, ce mouvement qui va de l'intérieur vers l'extérieur pour exprimer ce qui s'est imprimé en soi -écrire pour dire son expérience, ses rêves, écrire pour dire son désir, l'attraper dans le filet des mots comme un poisson gigotant. (p. 76)

    *Le désir veut conquérir et l'amour veut retenir (...) Le désir c'est avoir quelque chose à gagner, et l'amour quelque chose à perdre. (p. 170)