art

Confess de Colleen Hoover

Editions Hugo et compagnie - Date de sortie : 7 avril 2016 - ISBN 9782755 623192 - 344 pages - Traduction de Pauline Vidal

4è de couv'

Auburn Reed a des plans très précis pour son avenir et ne laissera personne se mettre sur son chemin. Lorsqu'elle franchit la porte d'une galerie d'art à Dallas pour un entretien, elle s'attend à tout sauf à l'irrésistible attraction qui la pousse vers Owen Gentry. Cet artiste énigmatique semble avoir beaucoup de choses à cacher à tout prix.

Pour tenter de découvrir ses secrets les plus intimes, Auburn va baisser sa garde, pour comprendre qu'elle risque bien plus gros qu'elle ne pensait. Elle n'a qu'une solution : s'éloigner d'Owen au plus vite. Mais la dernière chose que souhaite Owen, c'est la perdre. Pour sauver leur relation, il devra tout confesser. Mais parfois, les mots peuvent être bien plus destructeurs que la vérité...

Mon avis

Un scenario assez prévisible,  porté par des personnages bien campés, attachants pour certains. L'auteur sait jouer sur les émotions du lecteur. 

Quelques idées originales (les toiles "d'Owen" qui sont les créations d'un artiste bien réel : Danny O'Connor, les confessions déposées dans la boîte aux lettres...), et une histoire rythmée font que l'on tourne les pages sans déplaisir.

Quant à la question de la vérité, elle est trop vaste pour trouver une réponse dans une romance où elle n'envisage qu'un aspect des choses. Pas de réflexion très poussée mais néanmoins un roman qui fait passer un bon moment de lecture.

Ma note 14,5

  L'auteur

L'improbabilité de l'amour d'Hannah Rothschild

Editions Belfond - Date de sortie : 7 avril 2016 - ISBN 9782714 469014 - 701 pages  - Traduction de Valérie Bourgeois

4è de couv'

Ce jour-là à Londres, les flashes crépitent devant la maison de vente aux enchères Monachorum & Sons. Des collectionneurs de tous bords aux puissants marchands d'art, des oligarques russes aux magnats du pétrole, du rappeur esthète à la star du sport, tous défilent pour une des plus grosses ventes de l'histoire ; celle de L'improbabilité de l'amour, un tableau d'Antoine Watteau, disparu au milieu du XXè et miraculeusement retrouvé.

Celle qui, par un incroyable hasard, a remis la main sur le trésor dans une petite brocante poussiéreuse se nomme Annie McDee. Fascinée par la poésie et le raffinement du tableau, cette jeune chef cuisinière au coeur tendre va entreprendre d'en percer les secrets. Un périple à travers l'Histoire qui verra l'inestimable toile voyager de l'atelier parisien d'un peintre du XVIIIè à cette petite échoppe londonienne d'aujourd'hui, en passant par les salons cossus de la grande aristocratie européenne.

Mon avis

Pas de suspense, j'ai beaucoup aimé ce roman. Intelligent, documenté, peut-être un poil trop long à mon goût (ça s'essouffle un peu vers les p.250 et 430), mais tellement riche en informations et en intrigues de toutes sortes. 

Plus j'avançais dans l'histoire, plus je pensais aux poupées russes, tant il y avait de fils narratifs qui tous finissaient par se rejoindre, le coeur du roman étant ce petit tableau trouvé par Annie dans une brocante et autour duquel tournent, depuis sa création en 1703, collectionneurs envieux, marchands d'art, musées... En cela, la construction du roman est très réussie, foisonnante de destins entrecroisés.

Les personnages sont très réussis, pas des super-héros, mais un panel de gens avec leurs failles et leurs faiblesses : les jouisseurs, les esthètes et ceux aussi qui se contentent d'une vie sans relief. Beaucoup s'interrogent à un moment ou à un autre sur ce qui les fait avancer.

Le tableau est lui-même un personnage qui s'adresse au lecteur, lui confie son histoire, ses émotions, ses peurs, ses réflexions sur l'art et la beauté. "La beauté a toujours nourri la brutalité et le désir de posséder, et le pillage est un des visages immuables de la guerre. (...) Je ne cherche pas à vous faire un cours d'histoire, cher lecteur, mais juste à vous éclairer sur le pouvoir de l'art et sur toutes les extrémités, bonnes ou mauvaises, auxquelles il peut pousser." (p.473)

Je vous recommande donc chaudement cette lecture enrichissante et assez atypique quant au sujet

Ma note 17

Dans les prairies étoilées de Marie-Sabine Roger

Editions du Rouergue - Collection La Brune - Date de sortie : 4 mai 2016 - ISBN 978-2812610639​ -  302 pages

4è de couv'

Merlin, auteur d'une série BD à succès, perd son vieux copain Laurent, qui lui a inspiré son héros, Jim Oregon. Comment continuer à le faire vivre dans ses dessins, d'autant que dans son « testament », Laurent lui impose deux contraintes pour l'album à venir…. Marie-Sabine Roger s'amuse allègrement à jongler entre deux mondes, celui de la réalité et de la BD, et donne naissance comme toujours à une tribu de personnages tout en couleurs.

Mon avis 

J'ai découvert ce roman à La Grande Librairie, où l'auteur a été invitée le 5 mai dernier et l'avait bien défendu. C'est elle qui avait écrit La tête en friche, devenu un film avec Depardieu.

C'est rythmé par de très courts chapitres et des incises décrivant les bulles des BD écrites (ou rêvées) par Merlin, le personnage principal qui est aussi le narrateur. Nous avançons avec lui dans les coulisses émotionnelles de la création artistique et suivons les péripéties de la vie de Jim Oregon, avatar de son ami Laurent. Merlin a, du reste, bien du fil à retordre avec ses créatures suite à la lecture du testament de ce dernier et à la commande qu'il lui a passée

Les personnages sont hauts en couleurs, excentriques à souhait, mais défendent de vraies valeurs. La plume est vive, inventive et malicieuse. 

Sous son côté un peu foutraque, il y a cependant dans le roman de vraies réflexions sur le temps qui passe, sur le couple, sur l'amitié et on lit avec plaisir ce roman dans lequel on sent la jubilation de l'auteur.

Ma note 15

Citations

*Depuis que je la connais, je n'ai jamais cessé d'être amoureux fou d'elle, et je crois bien que ça s'aggrave, comme toute affection de très longue durée. (p.68)

*Chaque mort d'un ami est une lampe éteinte, qui rend notre chemin un peu plus hasardeux. (p. 128)

*Avant d’aller dormir, j’ai pris le temps de me remettre le Nobel de la BD. Je ne l’avais pas reçu depuis au moins six mois. C’est un exercice très utile, au niveau de l’estime de soi.

*Les femmes ont une force que nous sommes loin d'avoir, Merlin. Mais tout le mérite nous en revient : grâce à nous, elles ont des siècles d'apprentissage derrière elles. Des siècles d'esclavage, de soumission, de tartes dans la gueule. Et malgré tout, elles vivent, elles survivent, elles se battent. Elles se marrent. Et à la fin de leur vie, elles ne chialent pas sur elles-mêmes, comme je suis en train de le faire. On est vraiment des amateurs à côté d'elles. (p.148)

*Les lecteurs... mettez une apostrophe, on entend l"électeur". Ce n'est pas un simple jeu de langue, une pirouette. On est lu parce qu'on est élu. C'est le lecteur qui fait l'auteur. Et pas l'inverse. 

Art de Yasmina Reza

Editions Magnard - Collection Lycée - Date de sortie : 30 août 2002 - ISBN 9782210 754478 - 122 pages

4è de couv'

Créée en 1994 à Paris dans une distribution irréprochable (Vaneck, Luchini, Arditi), la pièce « Art » a fait connaître Yasmina Reza sur les scènes du monde entier. C'est dire l'universalité des thèmes, l'humanité des personnages et la virtuosité des dialogues, qui font de cette pièce un classique de la comédie de moeurs. Comme chez Molière et Labiche, Feydeau et Jean-Michel Ribes, les lecteurs découvriront que le « goût des autres » reste le plus efficace des ressorts dramatiques, et combien la fantaisie la plus extravagante peut révéler d'angoisses existentielles.

Mon avis

Cette courte pièce de théâtre est une comédie sociale réjouissante, drôle, parfois acide, sur l'Art, l'amitié, les relations entre les êtres et ce qui les fait durer.

Le ton est vif, les personnages bien "typés" et une lectrice de Babelio m'a indiqué un enregistrement vidéo de l'oeuvre pour entendre les voix de Pierre Vaneck, Pierre Arditi et Fabrice Lucchini qui ont créé la pièce en 1994, et apprécier la mise en scène qui en a été faite.

Ma note 16

Moderne Olympia de Catherine Meurisse

Couverture de Moderne Olympia

Editions Futuropolis - 6 février 2014 - ISBN : 978-2754809764 - 72 pages

Résumé

De castings en figuration, Olympia court les plateaux et rêve d'un premier rôle romantique digne de Romé et Juliette. Elle se verrait bien en haut de l'affiche, comme Vénus, la star des studios d'Orsay. Mais Olympia n'est pas de bonne famille : elle appartient au clan des Refusés, pour qui le chemin du succès est semé d'embûches. Et son amour pour un «Officiel», du clan rival, ne simplifie pas les choses... Dans Moderne Olympia, les œuvres d'Orsay s'affrontent à un rythme effréné et esquissent des pas de danse inspirés des meilleures comédies musicales américaines. West Side Story au musée d'Orsay ? C'est possible, sous la plume de Catherine Meurisse !

Pourquoi - comment ce livre ?

J'aime bien l'humour des BD de cet auteur, tout simplement !

Mon avis 

Cette BD m'a beaucoup amusée. Encore une fois, j'ai aimé tant le graphisme que la plume de Catherine Meurisse qui revisite les oeuvres d'Orsay -mais pas que !- dans un scénario débridé.

C'est drôle, impertinent, truffé de références tant picturales que cinématographiques ; on va de bons mots en dessins croquignolesques... et au final, on s'instruit !! 

A conseiller pour les jours de grisaille !

Le chardonneret de Donna Tartt

Couverture de Le Chardonneret

Editions Plon - Feux croisés - 9 janvier 2014 - 795 pages - Traduit par Edith Soonckindt

Résumé

Theo Decker a 13 ans. Il vit les derniers instants de sa vie d'enfant. Survivant miraculeux d'une explosion gigantesque en plein New York, il se retrouve seul dans la ville, orphelin, et se réfugie chez les parents d'un ami pour échapper aux services sociaux. Tout ce qui lui reste de sa mère, c'est une toile de maître minuscule qui va l'entraîner dans les mondes souterrains et mystérieux de l'art.

Pourquoi - comment ce livre ?

Un roman qui a déjà une bonne cote et une 4è de couverture qui m'a interpellée, il n'en faut pas plus !!! Sourire

Mon avis 

Eh bien, voilà qui ne m'arrive pas souvent, mais... j'ai jeté l'éponge à la page 212 ! En pleurs

Je n'en pouvais plus de lire toutes ces phrases qui se suivaient, bien alignées certes, mais pour une histoire qui n'avançait pas. J'étais noyée dans des détails infinis  et le sur-place était assuré. J'ai relu certains paragraphes plusieurs fois car j'avais perdu le fil. C'est dense, touffu, trop ! Moi je préfère le "show, don't tell !" sauf quand c'est Proust qui écrit Clin d'œil

Un personnage a attiré mon attention, plus que le héros en tout cas, c'est Hobie, le réparateur de vieux meubles, dont j'ai pensé qu'il  pourrait aider Théo à grandir, grâce à sa bonhommie et sa bienveillance.

Alors, tant pis pour tous les commentaires dithyrambiques que j'ai pu lire sur les blogs (plus ou moins calqués du reste à ceux de la presse...) ; sans doute pensera-t-on que je n'ai rien compris à ce style magnifique, "méticuleux de détails", à tous les thèmes abordés : le deuil, la dépendance, les suites post-traumatiques et autres. Je ne vais pas dire que j'ai aimé juste pour faire bien et parce que le livre a séduit la critique.

Ce qui est certain, c'est qu'au lieu de me délecter de ce gros pavé de 795 pages, j'ai peiné, ramé, râlé (d'avoir mis 23 € et de ne pouvoir aller au bout), et pour finir fermé le livre en me disant que peut-être un jour.....

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×