Prendre Lily - Marie Neuser

Editions Pocket  - mai 2016 - ISBN 9782266 267984 - 561 pages

4è de couv'

Une mère de famille retrouvée assassinée dans sa baignoire, les doigts comme un écrin renfermant deux mèches de cheveux. Le corps d'une étudiante coréenne abandonné la nuit dans un quartier désert. Et des jeunes femmes qui témoignent : leurs cheveux coupés net, tandis qu'elles vivent, marchent, respirent dans une petite ville balnéaire d'Angleterre qui ne connaît pas les débordements. 
Non loin de la salle de bains de Lily Hewitt vit Damiano Solivo. On lui donnerait le bon Dieu sans confession si ce n'étaient ces déviances auxquelles il s'adonne en secret. Mais son épouse peut le jurer : Damiano est innocent. Damiano est même victime. Victime, oui : de la complexité d'une machinerie sociale et judiciaire qui sait comment on façonne les monstres.

Mon avis 

Mon choix de lire ce roman s'est fait après l'avis enthousiaste d'Yvan du blog EmOtions qui le qualifie d'admirable, rien de moins et celui non moins passionné de Richard du blog Polar noir et blanc.

Nous suivons Gordon McLiam, ses deux collègues Jim et Daphne, ainsi que Bradford leur chef, dans une enquête pas-à-pas, mâtinée de coups de chance, de flair, de ténacité pour faire tomber celui dont, dès les premières pages, ils pressentent qu'il est le meurtrier. L'intrigue est tricotée finement.

C'est présenté comme une chronique de la vie des enquêteurs entre montées d'adrénaline, profond découragement, calme plat, nouvel indice, ce qui donne un rythme assez lent, mais addictif. Des personnages travaillés que l'on suit avec plaisir dans leur quête quasi spirituelle de la vérité.

Une plume super agréable à lire qui nous place au centre des pensées de Gordon et donne beaucoup d'authenticité au récit.

Bref, un roman comme je n'en avais jamais lu, qui a frisé le coup de coeur et que je vous recommande chaudement pendant que je cours acheter le deuxième volet du diptyque : Prendre Gloria.

Ma note 18

Citations

*Je ne sais pas pourquoi j'avais imaginé les Italiennes du Sud comme des tabourets de piano à chignon d'ébène Partout où je tournais la tête, j'apercevais de belles plantes vêtues à la dernière mode, des tourbillons rieurs fleuris de longues chevelures dorées et des tiges appétissantes gainées de bien peu de tissu malgré la température de janvier. (p.165)

*L'hiver anglais, c'est long et triste. Mais quand on n'est pas heureux, ça donne envie de s'endormir en demandant au réveil de sonner six mois plus tard. (p.281)

*Si on ne trouvait rien de concret, peut-être y avait-il un fil rouge tout autre, de l'ordre de l'impalpable, le fil sanguinolent qui ficelait son cerveau comme un rôti dégueulasse. (p.322)

L'auteur  
                      

 

thriller auteur française

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