Créer un site internet

secrets de famille

  • Le domaine de l'Héritière de Lucinda RILEY

    City Editions - Collection Grands Romans - 2013 - 524 pages - Traduction de Jocelyne Barsse

    Résumé 

    Émilie de La Martinières, dernière descendante d'une illustre famille, hérite du magnifique château entouré de vignobles où elle a passé une jeunesse difficile avec une mère froide et distante. Mais elle hérite surtout d'une montagne de dettes et de nombreuses interrogations sur l'histoire de sa famille.
    La découverte d'un ancien cahier la conduit sur les traces de Constance, jeune femme mystérieuse dont l'histoire remonte aux années 1940. Pendant l'Occupation, elle avait trouvé refuge au château, accueillie par des aristocrates aux inextricables secrets. Quand Émilie découvre l'histoire de Constance et ce qui est réellement arrivé pendant la guerre, elle porte progressivement un autre regard sur ses ancêtres et ce château d'enfance qui, désormais, lui appartient. Un héritage qui pourrait l'aider à percer certains mystères du passé...
    Quand des secrets enfouis bouleversent plusieurs générations.

    Mon avis :

    On se plonge avec ravissement dans cette histoire de famille. Deux périodes de l'histoire se répondent et s'éclairent l'une l'autre. Les personnages sont réellement attachants et on se prend à détester Sébastian, comme à aimer Jean, Edouard, Constance et les autres. Le plus craquant étant tout de même Alex, si délicat, si authentique. On voyage aussi beaucoup et on a du mal à quitter cet univers.

    Très bon moment de lecture, que je vous recommande.

  • La brûlure du chocolat de Barbara Abel

    la-brulure-du-chocolat.jpg

    Editions Fleuve Noir - 2010 - 322 pages

    Résumé 

    Zoé, 29 ans, était sur le point de faire une grande révélation à sa famille le jour où un accident de la route l'a rendue amnésique.

    La seule solution pour retrouver la mémoire ? Que ses proches sollicitent ses souvenirs : il suffit parfois d'un seul fait, d'une seule sensation reliant au passé pour forcer les portes de la mémoire cadenassées. Et chacun des membres de sa famille d'y aller de son souvenir.

    Mais voilà, qui dit « témoignage » dit subjectivité. Bientôt les récits se contredisent, d'anciennes rancoeurs font surface, des secrets se révèlent… Sans compter que Zoé, bien malgré elle, ne facilite pas les choses : elle n'est pas du tout amoureuse du garçon qu'elle doit épouser 3 semaines plus tard, elle est incapable de reconnaître celui qui paraît-il est son amant, et puis elle a aussi appris qu'elle était écrivain, et, dans la foulée, qu'elle était censée rendre son manuscrit encore inachevé à son éditeur !

    Finalement, ne serait-il pas plus simple pour Zoé de ne jamais retrouver la mémoire ? Mais attention Zoé, sans passé comment prétendre à un avenir ?

    Mon avis

    J'ai acheté ce roman suite à la lecture de chroniques sur la toile, parlant de création littéraire, de mise en abyme du travail d'écriture.

    On entre facilement dans l'histoire qui en elle-même est intéressante : l'amnésie est un sujet grave, qui fait poser beaucoup de questions sur le temps, les souvenirs, de quoi et comment est constituée la mémoire... Les personnages ne sont pas très fouillés, peu décrits, souvent sur un mode ironique. De très nombreux dialogues donnent du rythme. On sent que l'auteur a privilégié l'action. Certaines réparties prêtent à sourire.

    Mais je n'ai guère, voire pas du tout, apprécié le style d'écriture.  La multiplication, à l'envi, de certains procédés est lassante.

    *les métaphores en grand nombre sont dérangeantes et gâchent la fantaisie que l'on pouvait trouver au départ - un exemple : Zoé vient de demander à son fiancé qui est Zélie Laure "ma question semble mettre de l'huile sur le feu, les brochettes s'enflamment et Julien semble ne pas vouloir contrôler la cuisson. Au contraire, il en rajoute une louche." 

    *les répétitions et le rythme ternaire dont l'accumulation alourdit infiniment le texte. Un exemple de répétition : "Ce dont je suis certaine, c'est de les aimer. D'en avoir dévoré le contenu comme on dévore la chair d'une viande cuite à point. D'en avoir aspiré la substantifique moëlle comme on aspire celle d'un os de mouton. D'en avoir dégusté la finesse comme on déguste la saveur d'une table exotique. D'en avoir apprécié le sel comme on assaisonne un mets aux aromates de saison." - Un exemple de rythme ternaire : " ce que je connais sans doute et dont pourtant j'ignore tout, le paysage inconnu de mon quotidien, le décor inexploré de mon ordinaire" ou quelques lignes plus loin "j'acquiesce, j'opine, je rassure"

    *les précisions qui donne au lecteur l'impression de ne pouvoir comprendre par lui-même sans cela - "gesticulant sans ordre ni raison (et quand je dis "raison", je parle bien entendu de discernement et non de cause)" ou "comme une feuille arrachée à sa branche (métaphore de l'arbre, généalogique bien entendu, les racines, le terreau, ouah ! c'est beau)".

    Au final, ça se laisse lire et on va au bout mais comme il ne sera pas dans les coups de coeur ni même dans les 4 étoiles, il rejoindra le carton des "à vendre d'occasion".

  • La femme aux mille secrets de Barbara Wood

    la-femme-aux-1000-secrets.jpg

    Editions Pocket - 2011 - 724 pages -Traduction de Florence Dolisi

    Résumé

    1323, île aux Perles dans la mer des Caraïbes, bien avant l'arrivée de Christophe Colomb. Tonina a été trouvée alors qu'elle n'était qu'un bébé dans un panier flottant à la dérive sur l'océan. Si ses grands-parents adoptifs la considèrent comme un don des dieux, son physique étrange - elle est grande, mince et claire de peau - lui attire l'hostilité des habitants de l'île. Lorsque son grand-père tombe malade, la jeune fille décide d'embarquer pour le continent, à la recherche d'une fleur aux vertus magiques qui pourrait le soigner. Au cours de sa quête, qui est aussi celle de ses origines, Tonina découvrira la richesse et les dangers des jungles du Yucatàn et du Guatemala, les pyramides mayas, et rencontrera une foule de personnages fascinants. Mais parviendra-t-elle à élucider le mystère de son passé ?

    Mon avis

    Je ne me suis pas posé de questions lorsque j'ai vu ce roman en magasin, j'avais aimé tous les autres de cet auteur. Mais je n'ai pas forcément été aussi séduite par celui-ci que j'ai trouvé trop long, avec des ficelles un peu grosses, qui se seraient sans doute moins remarquées si l'histoire n'avait pas été aussi délayée. Tant que je m'y suis ennuyée...

    Pourtant il y avait des atouts de départ - une époque sur laquelle on écrit peu : celle des civilisations précolombiennes de la Mésoamérique (mayas, aztèques), des personnages relativement attachants, une histoire qui commençait bien. Mais l'essai n'a pas été transformé et Dieu que leur route et leur(s) quête(s) furent longues !!! 

    Lisez-le et dites-moi ce que vous en avez pensé !

  • Le carnet de Lili d'Annick Kieffer

    lecarnet-de-lili.jpg

    Editions Nouvelles Plumes - 2013 - 267 pages

    Résumé

    À un tournant de sa vie, Clémentine décide de se lancer sur la route de Compostelle avec sa chienne Morvane. Au gré de son périple, elle tombe sous le charme d'un vieil hôtel à l'abandon ; sous la poussière, la jeune femme trouve le journal de l'ancienne propriétaire, Liliane. Alors qu'elle découvre les secrets et blessures que ces pages recèlent, Clémentine fait la connaissance de Patrick, séduisant et farouche célibataire...

    Mon avis 

    J'ai eu un peu de mal à entrer dans le récit, car j'ai trouvé parfois le style un peu pesant, mais heureusement, ça s'est arrangé par la suite.

    Quelques anachronismes aussi ; par exemple, à un moment, il est fait allusion à des problèmes comme les déchets toxiques dont je ne suis pas sûre qu'ils aient été une préoccupation dans les années soixante.

    Le roman est composé d'un aller-retour entre l'histoire racontée dans le carnet de Lili que découvre Clémentine, et ce que vit Clémentine à ce moment-là (rémission d'un cancer, tournant dans sa vie...). Patrick va entrer dans sa vie et l'obliger à "avancer", personnage parfait qui lui souffle les bonnes pistes à emprunter. L'intrigue est un peu "téléphonée" : on comprend vite qui est Patrick et ce qu'ont vécu Lili et sa soeur. Quant à l'écriture des dernières années du journal, je doute un peu qu'une malade atteinte d'Alzheimer puisse écrire avec un tel recul sur soi et avec une telle précision.

    Tout ça pour dire que je suis allée au bout du livre, mais sans réel entrain...

  • La scène des souvenirs de Kate Morton

    la-scene-des-souvenirs.jpg

    Editions Presses de la Cité - 2013 - 572 pages - Traduit de l'anglais par Anne-Sylvie Homassel

    Résumé

    2011. La célèbre actrice Laurel Nicolson se rend dans le Suffolk, au chevet de sa mère âgée. Dans la ferme de son enfance, la comédienne est assaillie par les souvenirs, et plus particulièrement par les images d'un après-midi d'été étouffant, cinquante ans auparavant. Partie se réfugier dans une cabane perchée dans les arbres afin de rêvasser tranquillement, Laurel, alors adolescente, avait vu sa mère poignarder un inconnu. Un événement que personne n'avait évoqué par la suite. Hantée par ce drame resté secret, Laurel décide de plonger dans le passé de sa famille. Elle trouve dans le grenier une photographie datant de la Seconde Guerre mondiale qui lui révèle l'existence d'une certaine Vivien…


    Mon avis

    Dans ce roman, l'époque phare est celle du Blitz à Londres (nous sommes du reste précisément aujourd'hui 9 mai à l'anniversaire de l'avant-dernier raid : Londres le 10 mai), période sombre, difficile pour les habitants avec ces bombardements stratégiques ciblés, programmés pour détruire au maximum, avec un bilan de plus de 14 500 civils tués et 20 000 blessés. En 2011, Laurel, la fille ainée, enquête sur le passé de sa mère qui est alors mourante. Le point de départ du livre est un évènement de 1961. 

    Comme c'est le troisième roman de Kate Morton que je lis après "Les Brumes de Riverton" et "Le Jardin des Secrets", j'y ai retrouvé les procédés narratifs déjà utilisés par Kate Morton : extraits de journaux intimes, histoire dans l'histoire, allers-retours entre les époques...et aussi l'attrait de l'auteur pour déterrer les secrets de famille, fussent-ils enfouis sous de nombreuses couches de non-dits, d'évitements, de couvercles mis sur un chaudron par trop bouillonnant. Mais voilà, à un moment ou à un autre, les bulles s'échappent et quand elles éclatent, elles peuvent blesser.

    Avec un art consommé du détour et du ralentissement, Kate Morton fait languir (un peu trop ?) le lecteur pendant 546 pages avant de lâcher l'info qui éclaire tout.  J'ai un peu regretté  qu'à la fin, on parle beaucoup de la découverte de la vérité et que les derniers jours de Dorothy dans sa maison, entourée de ses enfants soient moins développés ; ça aurait bouclé sur l'enfance de cette fratrie. Autre "fil" non abouti : la stérilité de Vivien.....(je   ne peux pas en dire plus pour ne rien dévoiler). Cela dit, on ne s'ennuie (presque) pas car c'est très documenté. Les personnages principaux sont bien vus et on a plaisir à les suivre dans leurs vies, les secondaires restant un peu en lisière.

    Je vous recommande cette lecture, qui procure à coup sûr intérêt, dépaysement et évasion.

  • Le château des Oliviers, 20 ans après de Frédérique Hébrard

    le-chateau-des-oliviers-20-ans-apres.jpgEditions Flammarion - 2013 - 539 pages 

    Résumé 

    Vous pensiez que tout était réglé au Château des Oliviers ? Détrompez-vous. Enfouis dans l'ombre de l'oubli, de lourds secrets cherchent la lumière, bientôt ils vont tout bouleverser autour d'eux. Pour le moment, Estelle Laborie est heureuse. Dans deux jours, toute la famille se réunit pour fêter les 20 ans de Bianca, l'aînée de ses petits-enfants, et pour assister à l'ouverture au public de la Villa Romaine que les dernières fouilles ont exhumée sur le domaine. Tout s'annonce donc pour le mieux. Mais les Dieux en ont décidé autrement. Confrontée au choc des générations, victime d'ennemis insoupçonnables, Estelle ignore encore qu'elle devra aussi faire face à ses plus anciens fantômes, car il faut d'abord rejoindre le Passé pour comprendre le Présent... 20 ans après son triomphe au petit écran et en librairie, Le Château des Oliviers, la saga culte de Frédérique Hébrard, est de retour, avec une suite inédite des aventures d'Estelle Laborie. Saveur supplémentaire, La Belle Romaine, coécrite avec deux de ses enfants, Catherine Velle, romancière, et François Velle, scénariste, confirme ses liens avec la Provence, sa tradition, ses mystères et ses sortilèges.

    Mon avis

    Quel plaisir de retrouver les personnages que j'avais aimés dans la série télévisée. Alors, certes, à la différence d'autres romans, on n'a pas à donner nous-mêmes un visage aux personnages, puisque nous reste en tête Brigitte Fossey, Georges Corraface... mais c'est un autre plaisir, comme de retrouver des amis que l'on n'a pas vu de longue date. 

    Donc, dans 20 ans après, on suit Bianca,la fille d'Antoine et petite-fille d'Estelle. La vie se poursuit au Château des  Oliviers et la mort a pris en chemin un certain nombre de ses habitants. Les découvertes archéologiques sur le site attisent toujours jalousie, haine et les jeunes de la famille doivent trouver leur voie... la vie, quoi !

    L'écriture est fluide et très agréable à lire. La région toujours décrite avec passion.

    Un bon moment de lecture !

×