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famille

Dans Lecture

L'absente - Lionel Duroy

Par Le 02/10/2016

Editions Julliard - Date de sortie : 18 août 2016 - ISBN 9782260 029229 - 352 pages 

4è de couv'

Peu après son divorce, Augustin doit se séparer de sa maison. Bouleversé par le spectacle du déménagement, il s'enfuit en voiture avec pour tout bagage quelques photos, un ordinateur et ses deux vélos, puis se lance dans une course folle à la recherche d'un refuge, butant sur les personnes que le hasard place sur sa route – dont une femme qui le poursuit d'hôtel en hôtel. Revivrait-il le même effondrement psychique que sa mère, expulsée de son bel appartement de Neuilly un demi-siècle plus tôt ? Égaré, furieux et magnifique, Augustin entreprend alors de reconstituer l'histoire de cette femme qu'il a enterrée sans une larme. Au fil de ses rencontres, son regard sur elle commence à changer.

Mon avis 

Il est formidable de voir comme certaines lectures arrivent à point nommé dans nos vies ! Ce nouveau roman de Lionel Duroy, dans ce qu'il nous offre comme réflexions sur l'écriture, les lieux, la mère, le désir, en est l'exemple pour moi, même si le propos n'est pas ici de dire en quoi...

Augustin Trevel est à un moment de sa vie où il est complètement largué : plus de maison, divorcé deux fois, pas très proche de ses enfants, il maraude sur les routes de France, à la recherche de l'endroit où il pourra écrire son prochain roman. La Bretagne ? Verdun ? Moulins ? non, finalement ce sera le lieu d'enfance de sa mère pour marcher sur les traces de celle qu'il a toujours appelée l'idiote, mais dont il découvre la souffrance, tellement semblable à la sienne en ce moment. Sur sa route, il rencontrera Sarah, véritable stalker, traqueuse qui a décidé qu'elle l'aime et qu'elle ira où il ira, mais quid de la suite de cette relation ?

J'ai adoré cette longue introspection du personnage, au fil de son cheminement vers la connaissance de "la mère". Il y a des phrases terribles comme : "la pensée lui était venue que le héros de 14-18 aurait pu reposer sous l'une de ces croix et qu'en ce cas la mère n'aurait pas vu le jour, ce qui l'avait précipité dans un conte enchanteur (...) Mais le héros de 14-18 avait survécu à ses blessures et sa mère était née. Il était malheureusement impossible de revenir là-dessus." (p.50) et bien d'autres, mais on peut penser à la fin que le roman sur elle qu'il écrira, et dont il peine à trouver la première phrase, sera bien différent...

Duroy et sa famille, c'est une longue histoire, sans fin ? mais je l'ai senti sur la voie de l'apaisement. J'ai énormément apprécié ce road movie aux quelques scènes improbables (le déballage dans le parking de l'hôtel par exemple) dont j'ai souri. 

En bref, un très bon moment de lecture, pas loin du coup de coeur qui a fait écho en moi et que je vous recommande.

Ma note 18.5

L'auteur  

Dans Lecture

La jeune épouse d'Alessandro Barrico

Par Le 27/04/2016

Editions Gallimard - Collection du Monde entier - Date de sortie : 1er avril 2016 - ISBN 9782070 178919 - 224 pages - Traduction de Vincent Raynaud

4è de couv'

Italie, début du XXe siècle. Un beau jour, la Jeune Épouse fait son apparition devant la Famille. Elle a dix-huit ans et débarque d'Argentine car elle doit épouser le Fils. En attendant qu’il rentre d’Angleterre, elle est accueillie par la Famille. La Jeune Épouse vit alors une authentique initiation sexuelle : la Fille la séduit et fait son éducation, dûment complétée par la Mère, et le Père la conduit dans un bordel de luxe où elle écoutera un récit édifiant, qui lui dévoilera les mystères de cette famille aux rituels aussi sophistiqués qu'incompréhensibles. Mais le Fils ne revient toujours pas, il se contente d’expédier toutes sortes d’objets étranges, qui semblent d’abord annoncer son retour puis signifient au contraire sa disparition. Quand la Famille part en villégiature d’été, la Jeune Épouse décide de l'attendre seule, une attente qui sera pleine de surprises.

Mon avis 

La jeune épouse est un roman étonnant ; il faut s'y plonger sans réfléchir et se laisser porter à la fois par les personnages et par l'histoire. Dans la famille du Fils, on trouve la Mère, dont les charmes ont laissé beaucoup de désespérés après son passage, la Fille handicapée qui se déplace d'un "pas cubiste" et souhaite épouser son Oncle, mais l'est-il vraiment ? car qui d'autre voudrait d'elle, le Père qui souffre d'une "inexactitude du coeur". Le Fils quant à lui est en Angleterre et doit revenir pour se marier, car la Jeune Epouse est là depuis le jour de ses 18 ans, comme acté trois ans auparavant. Cette famille un peu (beaucoup ?) foutraque il faut bien le dire, a des rituels que la Jeune Epouse va apprendre sous la houlette de Modesto, le domestique -"un homme qui n'existe pas" p.119. Elle apprendra également "le sexe" avec la Mère, la Fille et le St Esprit, en la personne du Père qui la conduit au bordel. On la prépare ainsi pour l'arrivée du Fils qui se fait attendre... Tout se décide et se joue pendant les petits déjeuners pantagruéliques et extravagants, qui durent jusqu'à quinze heures, prétextes à recevoir parents, quémandeurs, officiels, partenaires en affaires. Quand on part en villégiature, une fois l'an, on vide la maison pour qu'elle se repose. On craint le sommeil que chacun exorcise à sa manière "Depuis cent treize ans, tous dans notre famille sont morts nuitamment" p. 15

Le narrateur est incertain, ainsi que s'en justifie l'auteur au tiers du livre, en une conversation à bâtons rompus avec le lecteur. Il y a des phrases longues de plusieurs pages, des énumérations, des réflexions sur l'acte d'écrire et sur la lecture.

Le genre de livre à lire deux fois de suite pour, une fois passé l'étonnement, en apprécier la saveur.

Ma note 16

L'auteur parle ici de son roman, de ses influences, de sa francophilie...

 

Dans Lecture

Vends maison de famille de François-Guillaume Lorrain

Par Le 10/04/2016

Editions Flammarion - Date de sortie : 2 mars 2016 - ISBN 9782081 375987 - 215 pages

4è de couv'

"Oui, je voulais bazarder cette maison. J'avais mes raisons. Autrement dit : des souvenirs." En faisant le portrait d'un homme partagé entre l'amour qu'il porte à sa mère et ce refus d'héritage qu'il lui oppose, François-Guillaume Lorrain nous raconte une histoire aussi singulière que collective, celle d'une maison de famille.

Mon avis 

Voilà le type même de roman dont la 4è de couv' m'a séduite, notamment autour du thème de la maison de famille. Et pourtant je sais déjà que je l'oublierai aussi vite que je l'ai lu.

C'est écrit dans un bon français, de courts chapitres rythment le récit, mais j'ai trouvé l'histoire finalement banale : une maison de campagne où les enfants en ont bavé sous la houlette d'un père maltraitant, lieu qu'ils se jurent de vendre au plus vite le moment venu, et que malgré tout ils gardent et habitent. Plusieurs thèmes traversent le récit comme la transmission, la mémoire et ce que l'on retient vraiment de notre enfance... Alors certes, il y a les ressentis du narrateur, mais ils ne m'ont procuré aucune émotion, je me suis contentée de tourner les pages.

Une déception somme toute !

Ma note 14,5

Dans Lecture

Wonder Lover de Malcolm Knox

Par Le 10/02/2016

Editions Asphalte - Date de sortie : 7 janvier 2016 - ISBN 9782918 767565 - 311 pages - Traduction de Patricia Barbe-Girault

4è de couv'

John Wonder est passionné par les faits, les chiffres et la mesure de la vérité. D'ailleurs, il est Certificateur en chef pour un organisme de type Guinness des records. Pour aller authentifier des records en tout genre, il parcourt sans cesse le monde. Mais derrière sa vie bien réglée se cache un étonnant secret : John Wonder a trois familles, sur trois continents différents. Ses trois épouses n'en savent rien, de même que ses six enfants : trois garçons nommés Adam et trois filles appelées Evie. Obsédé par les habitudes et la routine, John Wonder passe une semaine dans chaque foyer, à tour de rôle, expliquant ses longues absences par les nécessités de son métier. Mais dès qu'il pose le pied dans une de ses maisons, il devient un papa-poule aimant, ainsi qu'un mari parfait. Bien évidemment, cette mécanique parfaitement rôdée va s'enrayer. Et de la manière la plus inattendue qui soit : Wonder va rencontrer La Femme La Plus Belle du Monde... et en tomber amoureux.

Mon avis

Le pitch était prometteur et à bien des égards, la promesse a été tenue. Mais, car il y a un "mais", il y a aussi beaucoup de longueurs, notamment dans le temps que John passe avec Cicada. J'ai trouvé infiniment intéressant que l'histoire soit racontée par l'entité "les enfants" ;  ça donne un côté attachant à l'affaire, car ils en profitent pour disséquer les marottes et les failles de leur père. On se demande s'il faut admirer ou détester cet homme pour sa polygamie si bien organisée, s'il est très naïf, très pervers, ou complètement barré, lâche assurément ; on réfléchit sur ce qu'il peut bien rechercher, en plus de tous les records qu'il doit certifier, on réfléchit aussi à l'infidélité, l'imposture, la manipulation...  

Bref, on se laisse porter, on sourit parfois et on arrive aux cinquante dernières pages qui sont celles que j'ai préféré. Je ne sais cependant pas ce qu'il me restera de ce roman d'ici quelques semaines.

Ma note 15

Dans Lecture

La saison des bijoux d'Eric Holder

Par Le 17/12/2015

Editions Seuil - Date de sortie : 20 août 2015 - ISBN 9782021 042009 - 313 pages

4è de couv'

« Faire une saison », c’est l’idée que Jeanne et Bruno se sont mise en tête : quitter les monts du Lyonnais pour aller planter parasols et tréteaux au grand vent de l’Atlantique, sur la place du village balnéaire de Carri, à la lisière des dunes. Marchands ambulants, ils forment une petite tribu que complètent Alexis, onze ans, et Virgile, soixante et un. On les appellera en toute simplicité les Bijoux, ils disposeront d’une poignée de mètres carrés au soleil et seront adoubés par des confrères nommés Nanou Primeurs, Fromage ou Château-Migraine le bougnat. Et puis il y a Forgeaud, le boss du marché, protecteur incontournable et despote au passé obscur, Forgeaud qui, frappé par la beauté de Jeanne, en perd le souffle et se promet de la posséder avant la fin de l’été.

Mon avis

Le roman démarrait plutôt bien et je m'attendais à une lecture plaisir, dans le monde des camelots sur les marchés, avec son "folklore" et ses traditions. Mais ça dérape très vite avec la violence verbale (même si on veut bien croire que les marchés ne sont pas le monde de Oui-Oui), les surnoms improbables, les situations à la limite du vraisemblable. Sans parler du personnage de Forgeaud, too much dans le détestable, voire même caricatural...

Bref, je n'ai pas réussi à entrer dans ce monde et j'ai eu bien du mal à aller au bout d'une histoire qui pourtant me paraissait bien alléchante sur la 4è de couv'. 

Ma note 12

Dans Lecture

Une semaine légèrement agitée de Chrissie Manby

Par Le 05/08/2015

Editions Mosaïc - Date de sortie : 1er juillet 2015 - ISBN - 360 pages - Traduction de Marie Lauzeral

Résumé

Va-t-elle survivre à une (longue, très longue) semaine de vacances avec (toute) sa famille? C’est le casse-tête obsédant de Chelsea Benton depuis que sa mère a lancé sa bombe: les réunir tous en hôtel-club à Lanzarote pour fêter ses 60 ans. Bien sûr, Chelsea les aime! Mais… il y aura son petit neveu aux doigts poisseux (très mauvais pour les fringues de marque), sa nièce ado que tout « saoule », son grand-père adorable mais pas du genre à passer inaperçu, son beau-frère…

Aucune chance de mettre à profit ces vacances forcées pour approfondir les relations avec le beau mec de l’avion (oui, celui qui est accompagnée de la petite peste de 6 ans).

Mais la goutte d’eau qui fait déborder la piscine, c’est que la sœur de Chelsea est de la partie. La fille parfaite, mariée, femme au foyer exemplaire dont Chelsea se demande si elle doit l’envier (elle, elle vient encore de se faire larguer) ou la plaindre (franchement, lâcherait-elle son job d’esclave dans un magazine glamour à Londres pour devenir épouse et maman? Elle se tâte…). 
Bref des vacances (horribles) sans surprise? Pas sûr....

Mon avis

J'ai vu un avis sur ce livre sur le blog de Mylène et ça m'a donné très envie de le lire, parce que j'aime bien les histoires de famille, surtout quand ça disjoncte !! 

L'auteur anglaise de cette comédie à lire l'été comme nous y invite la couverture, aborde des sujets graves autour de la notion de famille avec un oeil aiguisé de psychologue, discipline qu'elle a étudiée à Oxford. 

C'est bourré d'émotions, de chaud-et-froid, de mots d'enfants savoureux, de révélations en cascade. L'écriture est fluide, les personnages réalistes et attachants à tel point qu'on regrette presque de les quitter à la fin du roman. Et cette famille nous rappelle que la famille idéale n'existe pas, mais que l'amour arrondit bien des angles si tant est que l'on soit capable de se le dire.

En bref, un bon petit roman divertissant à déguster sur un transat, une boisson fraîche à la main, car à Lanzarote il fait chaud, très chaud !!

Ma note 16

Dans Lecture

Dernier été à Mayfair de Theresa Révay

Par Le 20/10/2014

Couverture Dernier Eté à Mayfair                             coup-de-coeur-3.jpg

Editions Pocket - Date de sortie : 3 octobre 2013 - ISBN 9782-266229234 - 616 Pages

Résumé

1911. La famille Rotherfield, et leurs amis, vivent sans le savoir les dernières heures de leur époque. Après avoir connu chacun ses joies et ses chagrins, les quatre frères et soeurs vont êtes confrontés à la Grande guerre et à tout ce qu'elle engendre, dépassant de loin leurs conflits familiaux.

Pourquoi - comment ce livre ?

Parce que j'ai aimé Valentine ou le temps des adieux, lu en mai dernier. La plume de l'auteur et sa mise en scène de l'Histoire me plaisent vraiment.

Les premières pages en 3 minutes   

Mon avis 

Theresa Révay nous brosse ici une admirable saga, tableau de la fin d'une époque pour l'aristocratie anglaise : grèves ouvrières pour de meilleures conditions de travail, montée du féminisme avec les suffragettes et leur lutte pour le droit de vote, fin de règne des grandes maisons (qui n'a pas été sans m'évoquer Downtown Abbey) et ascension des nouveaux riches. Les débuts de l'aviation et le sujet des prêtres-soldats m'ont vraiment intéressée. L'entrée en guerre en 1914 va exacerber tous ces phénomènes et obliger hommes et femmes à se révéler. 

Les personnages sont magnifiques de justesse, poignants, l'époque et les cataclysmes qu'elle a engendrés extrêmement bien rendus parce que bien documentés, le tout dans une langue soignée et alerte que l'on a plaisir à suivre.

Ce roman est pour moi un coup de coeur et je vous le recommande vivement !

Citations

*L'une des facettes ténébreuses de l'amour adultère est qu'il se pratique le plus souvent en journée.

*La peur est une drôle de bête. Indocile. Perfide. Qui engendre l'agressivité et la violence. La peur est à la racine du mal.

* Lui et elle appartenaient à ces êtres dont l'alliance décuple les forces et les conduit à réaliser ensemble de grandes choses, tandis que séparément ils ne se révèleront jamais dans leur plénitude. Mais pour être deux, il faut renoncer à l'égoïsme, accorder à l'autre une place à part entière quand on se suffit si bien à soi-même. L'amour authentique est un élan qui réclame non seulement du courage mais aussi de l'humilité (...) qui n'est pas une faiblesse.

* Une femme donne toujours la vie. A un enfant comme à une âme meurtrie. C'est là son incomparable pouvoir.

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Dans Lecture

Secret d'été d'Elin Hildebrand

Par Le 12/10/2014

Couverture Secret d'été

Editions Jean-Claude Lattès - Date de sortie : 5 juin 2013 - ISBN 9782-709643825 - 399 pages - Traduction de Carole Delporte et Sabine Boulongne

Résumé

Par une chaude soirée de juin, les élèves du lycée de Nantucket High se rassemblent sur la plage pour le traditionnel feu de camp de fin d’année. Mais la fête se termine en tragédie : un terrible accident de voiture coûte la vie de la conductrice, Penny Alistair, et plonge Hobby, son frère jumeau, dans le coma.

Tout s’effondre pour Zoé, la mère des jumeaux, qui doit faire face à l’impensable : une vie sans sa fille et la convalescence douloureuse de son fils, un grand athlète à l’avenir désormais incertain. Zoé la libre-penseuse, aussi bien une mère qu’une amie pour ses enfants, doit aujourd’hui affronter des vérités pénibles sur eux comme sur son propre rôle dans cette tragédie. Au fil de l’été, le drame soulève de nombreuses interrogations au sein des familles. La clé de l’accident se cache dans le secret que Penny a découvert ce soir-là sur la plage… Ce secret détruira-t-il aussi la paix fragile des survivants ?

Pourquoi - comment ce livre ?

Parce que j'ai déjà aimé cet auteur dans l'Eté de la deuxième chance et que le seul nom de Nantucket me fait rêver.

Les premières pages en 3 minutes  

Mon avis 

Voilà un beau roman polyphonique, où l'histoire est contée de manière pointilliste grâce aux différents points de vue.

Un narrateur externe à l'histoire va nous présenter celui de Nantuckett -personnage à part entière- où la vie semble si codifiée, et poursuivre avec celui de Jake au moment où il quitte l'île avec ses parents. Le drame a eu lieu, amenant chaos émotionnel et interrogations. On va suivre comment chacun des protagonistes va le vivre au cours des trois mois sur lesquels se déroule le récit.

J'ai apprécié  le rythme et la construction du roman qui aborde  de nombreux thèmes : l'amour, le passage à l'âge adulte, les secrets... Le style est agréable, les personnages sont riches et attachants, fragiles pour certains. L'ambiance et le style de vie sur l'île sont aussi très bien rendus. 

Une lecture que je recommande vivement ! 

Dans Lecture

Les hommes meurent et les femmes vieillissent d'Isabelle Desesquelles

Par Le 15/09/2014

Les hommes meurent

Editions Belfond - Date de sortie : 14 août 2014 - ISBN 978-2714458193 - 224 pages

Résumé

Dix portraits de femmes. Quatre générations. Une famille.
Naître, grandir, aimer, donner la vie ou mourir, elles sont toutes à la veille de ces heures qui marquent une existence.

« La bouche la plus scellée n'empêchera pas un corps de révéler ce qu'on a fait de lui. »

Elles sont dix. Mères, soeurs, cousines, petites et arrière-petites-filles, elles vont chercher un oubli à L'Éden, l'institut de beauté d'Alice. Certaines sont au bout de leur existence, d'autres au début.
Tour à tour, elles dévoilent leurs secrets, leur fragilité aussi. Sans rien dissimuler, elles disent la jouissance et la défaite, l'allégresse à aimer et les renoncements. Les rides et les bonheurs.
Toutes sont terriblement attachantes et font face à un silence qu'elles apprivoisent. Celui d'Ève, l'absente, sans laquelle elles ont appris à vivre.
Autour de son souvenir, elles réapprendront à être une famille.

Pourquoi - comment ce livre ?

Pour le résumé et le titre .

Les premières pages en 3 minutes   

Mon avis 

Entrez à l'Eden, le salon d'esthétique, si bien nommé, de la belle Alice. Tout en dispensant ses soins à ces dames qu'elle appelle "les plus belles femmes", elle écoute les tensions, les joies, les colères de ces dernières. Et nous aussi, parce que chacune d'elles va se raconter, chapitre après chapitre, chacune avec sa "voix", toutes évoquant Eve l'absente, la fille, la soeur, la tante, la mère, celle qui a choisi de suivre son Pierre vers un autre Eden, laissant (ou pas !) une lettre adressée... à qui ?

J'ai beaucoup aimé ce roman, où se disent, dans l'atmosphère intime d'une cabine, toutes les vicissitudes, de 14 à 94 ans, tous les bonheurs, la peur de vieillir, les souffrances, les blessures, les mensonges, la vie en somme ! Ca sonne à la fois vrai et optimiste, car il y a  beaucoup d'amour dans tout ça. Les personnages sont justes  et  attachant(e)s.

Prenez quelques heures pour vous, et rendez-vous à l'Eden !

Dans Lecture

Les héritiers passent à table de Marie FITZGERALD

Par Le 03/12/2013

Editions Nouvelles Plumes - 2013 - 245 pages 

Résumé

Chargée d'exécuter les dernières volontés de sa mère, vieille dame fantasque tout juste décédée, Valentine se découvre une bien étrange mission : recevoir chacun des héritiers, des cousins éloignés, autour d'un repas pour leur faire passer un entretien. Alors que Valentine s'installe dans la demeure familiale près de Bergerac, commence à sa table le défilé de personnalités aussi drôles qu'attachantes...

Mon avis

Bien qu'alléchée par la 4è de couverture, on ne peut pas dire que je me sois régalée. Je suis allée au bout du livre mais il a fallu que je me motive ! J'attendais toujours le côté drôle annoncé...

Ce défilé de personnages, prétexte à marier plat cuisiné et histoire de vie, m'a semblé répétitif et sans grand intérêt. Cela dit, c'est assez bien écrit mais l'histoire est tirée par les cheveux, parfois farfelue, parfois dégoûlinante de bons sentiments. 

Bref, vous l'aurez compris, je vous laisse vous faire votre opinion.

Dans Lecture

Les Eveilleurs - T4 : Le Passage de Pauline ALPHEN

Par Le 11/11/2013

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Editions Hachette - octobre 2013 - 380 pages

Résumé

Salicande est en effervescence. L'équinoxe approche, et avec elle la fête du "Temps Vert" qui célèbre les retrouvailles avec la vie, quand le froid et la nuit cèdent la place à la lumière et à la fécondité. Quatre lunaisons ont passé depuis le tournoi et l'incendie, depuis le mystérieux phénomène des sphères qui a entraîné la mort de Bahir et d'Eben, la disparition de Jad et de Jwel. Quelques décades à peine se sont écoulées depuis l'attaque des bandits, magistralement contrée par Ugh, revenu des limbes doté d'une puissance qu'il découvre. Le peuple des Arbres dans le parc du château et à, leur contact, Salicande s'ouvre à d'autres sensibilités. L'arrivée de Tierra a scellé la reconstitution de l'Alliance qui sait qu'elle doit se préparer à de nouvelles tentatives de "passage" de cet ennemi inconnu et que les Temps d'Avant n'en ont pas fini de menacer la fragile harmonie de Salicande. Mais il faut convaincre le village, plus enclin à profiter de ce Temps Vert qui fait bouillonner toutes les énergies. Un trio amoureux improbable. Un bébé magique. Des deuils qui s'égrènent, des amours qui s'ébauchent. Des échanges qui se tissent, des dons qui éclosent. L'équinoxe approche. Temps de passage. Salicande frissonne, des retrouvailles s'annoncent.

Mon avis

Je suis cet auteur depuis le début sur son blog où elle laisse souvent de jolis billets. J'ai adoré les 3 premiers tomes et étais impatiente de retrouver Salicande et tous les personnages. Je suis ravie parce que Pauline a annoncé qu'il y aura un 5è tome qu'elle est déjà en train d'écrire.

Même si cet opus n'est pas mon préféré (qui reste le 2è) j'ai eu grand plaisir à retrouver cet univers, dans lequel on s'installe en oubliant l'automne dehors et les images terribles que nous envoie la télévision !

On est à Salicande et on renoue avec tous les personnages que l'on aime, sauf Jad (toujours dans les limbes) et Claris (au Nomadstère). Le village s'apprête à fêter le Temps Vert et s'y prépare avec ardeur. Beaucoup de révélations dans ce 4è tome pour éclairer des points d'ombre laissés dans les précédents. Et aussi des personnages qui prennent une nouvelle dimension comme Ugh, Tierra et Merlin.

Quant à l'écriture, elle est toujours aussi soignée et poétique, un vrai régal ! Courez l'acheter et je vous quitte pour vous laisser profiter de votre lectureSourire 

Dans Lecture

Une part de ciel de Claudie GALLAY

Par Le 28/09/2013

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Editions Actes Sud - 21.08.2013 - 445 pages 

Résumé

De retour pour quelques semaines dans sa vallée natale qui s’enfonce dans l’hiver, une femme redécouvre les non-dits du lien familial et la part d’absolu que chacun peut mettre en partage. Un roman de l’attente et des possibles, illuminé par la plume intense et intime de l’auteur des Déferlantes.

Mon avis

Je me suis donné un peu de temps avant de vous parler de ce livre, une fois terminé. Pourquoi ? parce qu'il n'a pas répondu à ce que j'attendais de celle qui m'avait charmée avec Les Déferlantes et surtout avec Dans l'or du temps. Alors j'ai cherché à savoir ce qui m'a manqué et n'ai pas vraiment trouvé.

C'est bien écrit, il y a beaucoup de dialogues (trop ?), des personnages construits mais auxquels je ne me suis pas attachée, et puis... c'est lent !!!! Ce mélange de souvenirs et de redécouverte du lieu d'enfance m'a lassée en fait. Je m'attendais un récit, une histoire qui avance, pas à du sur-place, ce journal de 44 longs jours d'attente.  . 

Alors on pourra dire que je n'ai rien compris à ce qu'a voulu faire passer l'auteur, à cette pudeur des sentiments, cette sensibilité, peu m'importe. Pour ma part, je n'ai pas passé un bon moment de lecture et suis déçue.

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