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  • Reine de mémoire T1 La maison d'oubli d'Elisabeth VONARBURG

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    Editions Alire Québec - 2005 - 688 pages

    Résumé 

    Aurepas, petite ville du sud-ouest de la France, 1789...
    Dans une vieille maison bourgeoise vivent Senso et Pierrino, des jumeaux âgés de sept ans, avec Jiliane, leur soeur cadette qui ne parle pas. Senso et Pierrino viennent d'être confirmés dans la religion du royaume, la religion géminite, où l'on adore les saints Gémeaux, Jésus et sa soeur jumelle Sophia. Les enfants ont perdu leurs parents dans un tragique accident au moment de la naissance de Jiliane, et c'est Grand-père Sigismond, vieil humaniste propriétaire d'un florissant commerce, qui les guide dans leur apprentissage de la vie, avec l'aide de domma Castelet et de dom Patenaude, les ecclésiastes de leur paroisse. Bien sûr, il y a aussi Grand-mère, mais comme elle ne sort jamais de ses appartements et qu'ils ne peuvent y entrer...
    La découverte d'une « fenêtre-de-trop » - visible de l'extérieur, elle ne correspond à rien à l'intérieur - et d'une carte magique - elle les transporte ailleurs quand ils y plantent un stylet - éveille la curiosité de Senso et Pierrino quant à l'étrange réputation de leur demeure, mais Jiliane, la première à accéder aux appartements de Grand-mère, sait déjà que la magie fait partie du mystère entourant leur famille et la Maison d'Oubli...
    Primé : 2006 Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois et 2006 Prix Boréal

    Mon avis 

    J'ai acheté ce roman après avoir lu le guide intitulé "Comment écrire des histoires" écrit par l'auteur. Je voulais voir ce que ça donnait une fois appliqués ses conseils. Autant le dire tout de suite, je n'ai pas aimé et ai abandonné vers la page 100. 

    Le thème me plaisait pourtant bien : les jumeaux, la magie, une "fenêtre de trop", mais le style m'a profondément ennuyée : c'est long, ça n'avance pas, on tourne autour du pot !!! Trop de détails tuent l'histoire, à mon goût.

  • Kushiel - T1 La marque de Jacqueline Carey

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    Editions France Loisirs - 2013 - 1151 pages - Traduction de Frédéric Le Berre

    Résumé

    Phèdre nó Delaunay a été vendue par sa mère alors qu’elle n’était qu’une enfant.
    Habitant désormais la demeure d’un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l’histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout… les arts du plaisir. Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d’elle une espionne précieuse et la plus convoitée des courtisanes.
    Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque. Or, lorsqu’elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d’Ange, elle n’a d’autre choix que de passer à l’action. Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d’embûches, qu’il lui faudra mener jusqu’au bout pour sauver son peuple.
    Récit plein de grandeur, de luxuriance, de sacrifice, de trahison, d’insondables infamies et de conspirations machiavéliques, La Marque dévoile un monde de poètes vénéneux, de courtisans assassins, de monarques trahis et assiégés, de seigneurs de guerre barbares, de traîtres grandioses… vu par les yeux d’une héroïne comme vous n’en avez jamais rencontré et que vous n’oublierez jamais.

    Interview de l'auteur à la sortie du roman

    Mon avis

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    En commençant cette lecture, munissez-vous d'un papier et d'un crayon ! En effet, le monde créé (ou re-créé) par l'auteur est foisonnant et il faut un temps certain, avant de situer les personnages, leur appartenance et ce qui les fait avancer... De plus, le "don" de Phèdre n'est pas clairement écrit, et d'allusions en sous-entendus, on peut mettre quelques pages avant d'entrer dans la danse et comprendre ainsi ce qu'est "la marque". Enfin, il faut facilement 200 pages pour que l'action s'accélère (le temps de planter le décor Sourire) Aussi je vous en conjure, SOYEZ PATIENTS, cela en vaut largement la peine....

    C'est Phèdre no Delaunay, le personnage principal, qui raconte son histoire. Autour d'elle, des figures importantes : Anafiel Delaunay, Alcuin, Hyacinthe, Joscelin, puis par cercles concentriques tout une foule de personnages apparaissent en fonction de leur domaine d'action : politique, commerce, charme... Tous, bien qu'en grand nombre, sont fouillés, soignés et servent magnifiquement l'intrigue.

    L'intrigue est très finement ficelée, compliquée mais tout à fait vraisemblable. L'univers, situé dans ce qu'on reconnaît d'une Europe de la Renaissance, est riche de pays, peuples, coutumes et relations. En cela, on peut saluer l'imagination et la rigueur de l'auteur. Hormis les grands classiques de la fantasy, je n'avais trouvé un monde aussi élaboré que dans Filles de Lune d'Elisabeth Tremblay. Il y a là un véritable souffle épique et tout est savamment dosé : récit, descriptions, dialogues, rythme.

    Enfin je voudrais faire une mention spéciale au traducteur Frédéric Le Berre. La traduction est un art difficile : saisir l'intention de l'auteur et la restituer sans l'affadir ou la dénaturer, une gageure ! Eh bien, en l'occurence, nous avons affaire à un traducteur qui a su, malgré le foisonnement, user de toutes les ressources de notre belle langue pour magnifier le texte de J. Carey. Une performance que je salue !

    Ce roman est une réussite et je vous le conseille vivement !    coup-de-coeur-3.gif

                                     

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