steampunk

Eros Automaton de Clémence Godefroy

Editions du Chat Noir - Date de sortie : 4 avril 2016 - ISBN 9782375 680018 - 282 pages

4è de couv'

Quand le Palais des Expositions de Parisore accueille le Salon Galien d’Automatie, c’est toute la capitale qui vit à l’heure des automates, quitte à chambouler quelques destins au passage. Un attentat en plein concours de modélisation met l’inspecteur Balthazar Bouquet sur la piste d’une mystérieuse organisation pro-humaine alors même que sa sœur Adélaïde devient une célébrité dans le monde de l’automatie. Quant à Agathe Lepique, couturière timide et amie de toujours des Bouquet, elle voit sa vie transformée lorsqu’elle est embauchée dans l'atelier d'Edgar Weyland, un ingénieur de génie aussi énigmatique que séduisant. Son projet: créer la femme parfaite pour jouer le premier rôle dans un opéra romantique... Des salles de bal étincelantes aux bas-fonds de la ville, Balthazar et Agathe vont découvrir à leurs dépens que l’amour, la vengeance et la haine ne sont pas réservés qu’aux êtres de chair et de sang.

Mon avis 

Voilà un court roman que j'ai bien apprécié ! Nous avons là du steampunk malin dont l'époque serait une Belle Epoque sans le dire, dans un Paris nommé Parisore, où lors du Salon de l'Automatie nous découvrons ces êtres de ferraille, boulons et articulations nommés automates, certains plus vrais que vrais, gominés au regard perçant et à l'allure très humaine.

Au cours de l'enquête pour trouver les auteurs de l'attentat, nous suivons des personnages humains très attachants, dont la jeune Agathe, couturière, sage et rangée, peu intéressée a priori par la passion de son amie Adélaïde, fougueuse créatrice d'automates. L'occasion pour l'auteur d'évoquer la condition féminine au début du XXè.

L'auteur fait preuve d'une belle inventivité au niveau du vocabulaire notamment (lieux, machines...) , et nous amène à nous interroger sur les relations qui peuvent se nouer entre la machine et son créateur. A l'heure où l'Intelligence Artificielle progresse à grands pas, il est raisonnable d'y réfléchir. Jusqu'où peut-on laisser la machine devenir aussi réelle, aussi vraie ?

Un sujet qui aurait mérité d'être développé davantage, mais qui nous offre un très bon moment de lecture et que je vous recommande.

Ma note 16.5

Citation

*-Qui sommes-nous pour créer d'autres êtres humains ?

-Le désir de savoir, Mademoiselle Lepique.

-Mais... vous êtes bien d'accord que c'est immoral ?

-Quand il s'agit de progrès scientifique, l'esprit humain ne s'arrête jamais devant ce genre de considération.

 L'auteur

Le club Vésuvius de Mark Gatiss

Editions Bragelonne - Date de sortie : 18 février 2015 - ISBN 978-2352948247 - 306 pages - Traduction de Laurence Boischot

Résumé

Une immersion étourdissante dans le monde fascinant de la haute société edwardienne - et de ses bas-fonds. Plongez dans cette aventure de Lucifer Box, portraitiste de talent, dandy, bel esprit, mauvais garçon... et le plus irrésistible des agents secrets de Sa Majesté.

Où il découvre qui s'amuse à assassiner les meilleurs scientifiques du royaume - tout en déterminant la façon la plus seyante de porter un oeillet blanc à sa boutonnière.

Pourquoi - comment ce livre ?

Parce que c'est un objet magnifique, avec tranche dorée, couverture travaillée, mise en page baroque, justement parce que c'est du steampunk...

Les premières pages en 3 minutes

Progression de lecture : 15 sur 306 pages - soit  5 %

Mon avis à venir...

Ma note : 

Ce livre participe pour 75 kms au Challenge 1000 Bornes Livresque

1000 bornes classique5b15d

Confessions d'un automate mangeur d'opium de Fabrice Colin et Mathieu Gaborit

Editions Bragelonne - 26 avril 2013 - ISBN 978-2352946632 - 350 pages

Prix Bob Morane 2000

Résumé

Paris, 1889. Un monde en transition, où les fiacres côtoient les tours vertigineuses des usines. Une ville brumeuse envahie par les aéroscaphes, d'étranges machines volantes qui quadrillent le ciel, et des nuées d'automates cuivrés...

C'est dans cet univers révolutionné par l'éther, cette substance verte aux propriétés miraculeuses, que la comédienne Margaret Saunders doit résoudre le mystère de la mort de sa meilleure amie, tombée d'un aérocar en plein vol.

Sur la piste d'un créateur de robots dément, Margo secondée par son frère Théo, médecin dans un asile d'aliénés, va découvrir au péril de sa vie les dangers cachés de  l'envoûtante vapeur...

Pourquoi - comment ce livre ?

D'abord, parce que j'aime ce qu'écrit Fabrice Colin ; ensuite parce que 1889 à Paris avec l'Exposition Universelle, c'est une époque qui me parle. Enfin pour le titre,  et l'objet-livre qui est magnifique avec tranche dorée, couverture soignée...

Mon avis 

A vrai dire, je suis un peu partagée au moment de faire un billet sur ce roman. Je l'ai lu sans m'arrêter, en attente de quelque chose, mais...

J'ai aimé que l'environnement soit le Paris de 1889, mais il n'est que peu évoqué et décrit. Si j'ai réellement pu me le représenter, c'est grâce à d'autres lectures faites sur le sujet.

J'ai aimé l'histoire des automates, les différentes catégories du plus simple au plus sophistiqué : le pensant, mais là encore c'est mon imagination qui a fait le travail car les auteurs les décrivent peu. Or c'est important qu'on en ait une vision précise, c'est là l'essence même de ce genre : leur allure, leur bruit... c'est un peu rapidement expédié ! Pareil pour les machines volantes dont on ne sait ce qui les différencie les unes des autres.

Je n'ai pas trop aimé l'alternance des chapitres entre Théo et Margo. Je comprends bien que c'était pour le côté pratique de l'écriture à quatre mains, mais du coup ça rend l'histoire un peu hâchée. Les personnages ne sont pas plus sympathiques que ça. Le thème des aliénistes est bien développé, mais celui de l'éther et autres substances très en vogue à cette époque est survolé à mon sens. 

Il y a du potentiel dans l'histoire, on sent que c'est documenté mais ça manque de densité, d'épaisseur.  J'ai lu sur Noosfere que le steampunk c'est "un genre littéraire qui dépeint un XIXè imaginaire et trépidant entre Jules Verne et Dickens, où la science s'allie au merveilleux." Eh bien, pour ma part, je suis restée sur ma faim.

A lire pour vous faire votre propre opinion !

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×