pâtisserie

La meilleure d'entre nous de Sarah Vaughan

Editions Préludes - Date de sortie : 8 avrl 2015 - ISBN 978-2253191070 - 472 pages - Traduction d'Alice Delarbre

Résumé

"Il existe de nombreuses raisons de cuisiner : pour nourrir, pour inventer, pour impressionner, pour atteindre une forme de perfection; Mais aussi pour répondre à une simple faim : celle d'aimer et d'être aimé". Kathleen Eaden, L'Art de la cuisine, 1966, Angleterre.
De nos jours, le concours pour élire la nouvelle Kathleen Eaden a commencé ! Elles sont quatre candidates en lice : d'abord Jenny, dont les enfants ont quitté le nid, puis Claire, qui a sacrifié ses rêves pour ceux de sa fille, Vicky aussi, qui lutte avec ses devoirs de mère, et enfin Karen, la parfaite Karen, bien déterminée à rester ... parfaite !

Mon avis

Ce roman est pour moi une petite déception. 

Nous suivons une compétition de pâtisserie pour accéder au titre de "Nouvelle Kathleen Eaden", la reine de la pâtisserie des années 60. Cinq candidats avec leurs failles, leurs névroses, réunis par leur commune passion (le seul candidat masculin n'a aucune épaisseur !). Le thème est, pour moi, traité en mode bisounours ; il n'y a aucune vraie concurrence, les candidats s'entendent bien, deviennent amis, bref ! aucun suspense de ce côté-là et donc un manque de réalisme. Alors, la lectrice que je suis s'est désintéressée de cette vraie-fausse compétition et ne me suis pas vraiment attachée aux personnages.

Tricotée avec l'histoire du concours, on a celle de la fameuse Kathleen Eaden qui nous est livrée tout au long du roman, l'héroïne n'étant pas forcément celle qu'elle donnait à voir. Et puis, chacune des 5 parties : les gâteaux, les biscuits, les pains et brioches, les entremets et l'art du thé, donne matière à livrer des recettes et des savoir-faire.

Au final, c'est bien écrit et se lit aisément. Mais... ma gourmandise n'a pas été satisfaite et je n'ai pas été emballée comme je l'espérais en lisant la 4è de couverture qui pourtant "vend" très bien l'article cependant. Cela dit, je n'ai pas éprouvé d'émotions, ni trouvé l'humour promis...

A lire si vous aimez les histoires lisses et pleines de bons sentiments...

Ma note : 14.5

Un bonus pour les nouvelles Editions Préludes (depuis janvier 2015) qui nous offrent un format sympa, peu onéreux (entre 14 et 17 €).

Un goût d'espoir et de cannelle de Sarah McCoy

Editions Pocket - Date de sortie : 2 avril 2015 - ISBN 978-2266250061 - 511 pages - Traduction d'Anath Riveline

Résumé

Allemagne 1944. Naïve et innocente, Elsie traverse la guerre à l’abri de la petite boulangerie de ses parents et sous la protection d’un officier nazi, loin d’être indifférent à son charme. Lors de la soirée de Noël du parti, elle échappe de peu à un viol grâce à un petit garçon juif. Seul et sans défense, il demande à la jeune fille de le cacher. Prendra-t-elle le risque ?

États-Unis, de nos jours. À quatre-vingts ans, Elsie s’active toujours derrière les fourneaux de sa boulangerie. Elle rencontre Reba, une journaliste venue l’interroger sur les fêtes de Noël du passé…

Pourquoi - comment ce livre ?

Pour la petite "bouille" de l'enfant sur la couverture Sourire et le résumé, bien sûr !

Mon avis

D'emblée, je veux dire combien j'ai eu vite dévoré ce roman qui raconte et ne juge pas.

On y découvre à Garmish, le quotidien d'une famille de boulangers allemands, respectueux de l'idéologie nazie. Une des filles vit dans un Lebensborn et met au monde les enfants du Reich. La cadette, Elsie, travaille avec ses parents. Courtisée par un officier nazi, elle va néanmoins, au péril de sa vie, cacher un enfant juif, Tobias, auquel elle s'attache chaque jour un peu plus. Elle ne peut évidemment parler à personne de ce  secret bien lourd pour ses épaules de 17 ans. On la retrouvera en parallèle, en 2007 , à El Paso, au Texas, à la frontière avec le Mexique. Veuve, toujours vaillante malgré son grand âge, elle continue à faire tourner, avec sa fille Jane, la boulangerie qu'elle y a créée. 

J'ai eu un peu de mal au début à comprendre pourquoi l'auteur avait ajouté le fil narratif sur le personnage de Reba, journaliste au Sun City, et son histoire d'amour difficile avec Riki le garde-frontière. Pour illustrer, j'imagine, le côté altruiste d'Elsie qui trouve le temps d'apporter conseils et réconfort autour d'elle, notamment à Reba.

Les thèmes traités dans ce roman sont difficiles, mais j'ai aimé que l'auteur n'ait pas de préjugés et raconte l'histoire avec sensibilité, sans caricaturer. Oui, montre-t-elle, les allemands aussi ont souffert pendant les six ans qu'a duré la guerre et non, ils n'étaient pas tous des salauds. Quant à la question de l'immigration mexicaine aux USA, elle est vue par le filtre de Riki qui peine à refouler les migrants chez eux, d'autant plus quand ce sont des femmes et des enfants.

J'ai bien aimé enfin la symbolique du pain, les personnages bien campés, attachants, l'écriture dense et certains passages tellement émouvants. C'est un roman dont je recommande chaudement la lecture.  

Ma note : 17

Citations 

*Tu ne peux pas obliger quelqu'un à croire ta vérité, pas plus que tu ne peux forcer le pardon. Nous ne sommes responsables que de nous-mêmes.

*Elle avait appris que le passé était une mosaïque floue faite de bon et de mauvais. Il fallait admettre sa part dans les deux et s'en souvenir.

Ce livre participe pour 100 kms au Challenge 1000 Bornes Livresque

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