amour

Beaux rivages - Nina Bouraoui

Editions JC Lattès - Date de sortie : 24 août 2016 - ISBN 9782709 650526 - 245 pages

4è de couv'

C’est une histoire simple, universelle. Après huit ans d’amour, Adrian quitte A. pour une autre femme : Beaux rivages est la radiographie de cette séparation.
Quels que soient notre âge, notre sexe, notre origine sociale, nous sommes tous égaux devant un grand chagrin d’amour.
Les larmes rassemblent davantage que les baisers.
J’ai écrit Beaux rivages pour tous les quittés du monde. Pour ceux qui ont perdu la foi en perdant leur bonheur. Pour ceux qui pensent qu’ils ne sauront plus vivre sans l’autre et qu’ils ne sauront plus aimer. Pour comprendre pourquoi une rupture nous laisse si désarmés. Et pour rappeler que l’amour triomphera toujours. En cela, c’est un roman de résistance.

Mon avis

Des mots très justes pour parler de la rupture amoureuse, des failles qu'elle creuse au plus profond, du doute qu'elle sème chez celui (celle en l'occurence) qui est quitté.

L'histoire de la rupture est (hélas) banale, mais l'auteur analyse finement tous les états d'esprit que traverse A. au cours de l'année qui suit, jusqu'à son retour à la vie amoureuse. On trouve toutes les étapes du deuil, deuil d'une histoire à deux, de complicité, d'habitudes, d'un couple que l'on croyait acquis. 

L'écriture est fluide, et on passe un bon moment de lecture.

Ma note 15.5

Citations

*L'amour est imprévisible. Il survient quand on ne l'espère plus, disparaît alors qu'on le jugeait acquis. (p. 15)

*Les sentiments réprimés se vengent tôt ou tard. (p. 18)

*Je ne pourrais vivre sans Adrian, sans l'idée d'Adrian, en dépit de mes efforts ; je le porterais, je le savais, comme une plaie sous mes vêtements. (p. 25)

*On sera toujours seuls, quoi qu'il arrive, c'est ainsi, c'est le destin de tous les humains, au départ comme à l'arrivée, c'est pour cette raison que l'on a inventé l'amour, tantôt comme une distraction, tantôt comme un graal à conquérir. (p. 142)

*Il a toujours préféré les femmes plus âgées, les jeunes l'indiffèrent, elles ne sont pas terminées, c'est son mot. (p. 221)

L'auteur  

L'horizon à l'envers de Marc Lévy

Editions Robert Laffont - Date de sortie : 11 février 2016 - ISBN 978-2221157848 - 398 pages

4è de couv'

Où se situe notre conscience ? 
Est-ce qu’on peut la transférer et la sauvegarder ? 
Hope, Josh et Luke, étudiants en neurosciences, forment un trio inséparable, lié par une amitié inconditionnelle et une idée de génie. Lorsque l’un des trois est confronté à une mort imminente, ils décident d’explorer l’impossible et de mettre en oeuvre leur incroyable projet. 
Émouvante, mystérieuse, pleine d’humour aussi… une histoire d’amour hors du temps, au dénouement inoubliable, et si originale qu’il serait dommage d’en dévoiler plus. 
Un roman sur la vie, l’amour et la mort… parce que, après, plus rien n’est pareil.

Mon avis

Alors cette fois, la magie n'a pas opéré. Elle n'a d'ailleurs pas vraiment opéré avec cet auteur depuis L'étrange voyage de Mr Daldry. Dans sa nouvelle "livraison", Marc Lévy et les medias qui relaient largement (sans peut-être avoir lu l'ouvrage !!) nous mettent l'eau à la bouche avec le sujet des neurosciences, mais il ne suffit pas d'en parler pour que ça fasse un bon roman d'anticipation.

L'intrigue est longue à se mettre en place et les dialogues un peu confus sur les sujets scientifiques. D'autant qu'ils paraissent assez artificiels, juste là pour faire passer les messages les plus "techniques". Je ne me suis pas non plus attachée aux personnages : l'ombrageux Luke faisant figure de Sctroumpf grognon sous ses airs de scientifique inspiré m'a paru plutôt tête à claques, même le couple Josh-Hope ne m'a pas émue. Donc je m'ennuyais assez largement quand , enfin, à partir du chapitre 16, mon intérêt a été réveillé avec le cas Melly ; les 100 dernières pages ont donc été plus agréables à suivre.

Je sais que mon opinion ne rejoint pas celle de nombre de lecteurs, lectrices devrais-je dire, qui dès qu'elles voient le nom de Marc Lévy, se pâment en criant au chef d'oeuvre. Pour cette fois encore, je n'entrerai pas dans le fan-club !! 

En bref, je vous laisse vous faire votre propre opinion... mais pour moi, ça ne l'a pas fait.

Ma note 14.5

 

Fable d'amour d'Antonio Moresco

Editions Verdier - Date de sortie : 20 août 2015 - ISBN 9782864 328070 - 125 pages - Traduction de Laurent Lombard

4è de couv'

« Fable d’amour, écrit Moresco, raconte une histoire d’amour entre deux personnages qu’il serait impossible d’imaginer plus éloignés : un vieux clochard qui ne se souvient plus de rien et qui a pratiquement perdu la raison, et une fille merveilleuse. C’est l’histoire d’une de ces rencontres qu’on croit impossibles mais qui peuvent avoir lieu dans les territoires libres et absolus de la fable, et aussi quelquefois dans la vie. » Fût-il le plus pur, l’amour a-t-il vocation à durer ? Mais puisque l’amour est sans pourquoi, doit-on chercher plus d’explications à ce qui le tue qu’à ce qui le fait naître ? Et si la fable était le seul mode pour raconter aujourd’hui la puissance d’aimer ?

Mon avis 

Conseillé vivement par l'inénarrable Gérard Collard de la Griffe Noire, ce petit roman a rejoint ma PAL il y a un mois tout juste.  

C'est un conte moderne où l'on suit "le vieux fou et la fille merveilleuse" pour parler du miracle de l'amour, mais aussi de solitude, de résignation, de nécessité d'apprécier le moment présent. Pour dire qu'il faut croire à l'impossible aussi.

C'est parfois cru, parfois tendre, parfois sombre, parfois merveilleux. Comme dans tous les contes. Et ça fait réfléchir...

Une découverte intéressante que je vous recommande.

Ma note 15

 

La couleur de l'eau de Kerry Hudson

Editions Philippe Rey - Date de sortie : 20 août 2015 - ISBN 9782848 764702 - 347 pages - Traduction de Florence Lévy-Paoloni

Logo prix litteraire Prix Femina Etranger 2015

4è de couv'

Sous le charme, Dave, vigile dans un luxueux magasin londonien, laisse partir une jeune voleuse qu'il venait de surprendre. Sa journée terminée, il la découvre dehors, à l'attendre. C'est le début d'une relation complexe, entre deux êtres abîmés, chacun dissimulant un lourd passé. Comment Alena, venue avec tant de projets de sa Russie natale, se retrouve-t-elle à la rue et sans papiers ? Pourquoi Dave vit-il comme en exil à quelques kilomètres de chez lui ? Qu'ont-ils bien pu traverser l'un et l'autre pour être si tôt désabusés ? Le parcours d'Alena, lié aux réseaux de prostitution, est chargé de compromissions, de peurs et d'espoirs étouffés. L'histoire de Dave part des cités anglaises, à l'horizon bien bas, celle d'un garçon aux rêves d'aventure mais trop obéissant et un peu lâche. Page après page, ils s'apprivoisent, se rapprochent - en prenant soin d'éviter leurs zones d'ombre qui, bien évidemment, finiront par les rattraper.

Mon avis

J'ai beaucoup de mal à dire si j'ai aimé ce roman ou pas. L'histoire promise est assez intéressante entre le sordide de la vie d'Aléna à Londres et les renoncements de Dave par rapport à la vie qu'il avait rêvée. Ses sentiments pour Alena sont purs, c'est un beau personnage. Elle, est plus opportuniste, ce qu'en même temps on peut comprendre vu sa situation. Ils vont essayer de s'accorder une parenthèse d'amour, mais il y a une forme de désespoir dans leur relation.

Ce que je n'ai vraiment pas aimé, c'est la construction du roman, les constants allers-retours entre présent et passé de l'un et l'autre des personnages, parfois dans la même page. On doit sans arrêt chercher où on en est, c'est lassant... et dommage. Je n'ai pas compris le titre non plus.

Bref, je me demande comment le roman a obtenu le Femina et vous laisse vous faire votre avis, si vous êtes tentés .

Ma note 14

Le secret du mari de Liane Moriarty

Editions Albin Michel - Date de sortie : 1er avril 2015 - ISBN 9782263317070 - 400 pages - traduction de Béatrice Taupeau

C'est la 4è de couverture plus que le bandeau qui m'a donné envie de lire ce roman. 

Jamais Cecilia n’aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n’ouvrir qu’après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l’ouvre et le temps s’arrête... John-Paul y confesse une faute terrible dont la révélation pourrait détruire non seulement leur famille, mais la vie de quelques autres.

À la fois folle de colère et dévastée par ce qu’elle vient d’apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va la ronger, si elle parle, ceux qu’elle aime souffriront.

Mon avis 

On suit essentiellement trois vies dans ce roman qui se passe en Australie pendant la semaine pascale : les vies de Tess, de Rachel, de Cécilia. Trois vies qui vont se croiser autour d'un secret, que nous partagerons au milieu du roman à peu près, mais qui est loin d'être le seul... Le thème du secret est présent tout du long.

On s'attache assez rapidement aux personnages malgré une mise en place un peu lente. Ensuite, on ne peut plus lâcher le livre qui enchaîne les rebondissements et les révélations. Ca se lit facilement, l'écriture est fluide. C'est donc une bonne lecture !!

Ma note 16

Ce roman participe au Challenge Livresque - Top 50 pour * un livre contenant un triangle amoureux

La perle du Sud de Linda Holeman

Editions Plon - Date de sortie : 16 mai 2012 - ISBN 978-2259212014 - 386 pages - Traduction de Natalie Zimmermann

Résumé 

1930. A la recherche de son amant, une jeune américaine part pour Marrakech : un voyage initiatique, une quête semée d'embûches, au coeur d'une ville énigmatique et fascinante ... 

Lorsque Sidonie apprend à Etienne, son amant, qu'elle est enceinte, ce dernier s'enfuit à Marrakech, la ville où il a grandi. Décidée à comprendre, la jeune femme va tenter de le rejoindre. Sa rencontre avec l'Orient sera un incroyable choc ... 

A Marrakech, Sidonie se rend chez Manon, la soeur d'Etienne. Malfaisante et manipulatrice, cette dernière va tout faire pour empêcher les retrouvailles. Mais quels terribles secrets tentent de cacher si âprement le frère et la soeur ? Quand la jeune Américaine rencontre Aszulay, un Touareg au regard bleu envoûtant, ce dernier décide de l'aider. Grâce à lui, elle va aussi découvrir la beauté et la magie du Maroc. Pour Sidonie, le temps est-il venu de prendre un nouveau départ ?

Mon avis

Après un début un peu lent (long ?), on arrive au Maroc et alors là, c'est explosion d'impressions, de sons, de couleurs surtout !

La fin se met en place petit à petit, sans grande surprise, mais la vraie force du roman est dans les personnages auxquels on s'attache.  Comme Sidonie, extraordinairement adaptable pour une jeune femme de son époque, qui se pose bien des questions sur le sens à donner à sa vie, le petit Badou que l'on a juste envie de serrer fort dans ses bras et Azsulay dont les yeux bleus et le tempérament aimable  attirent comme un aimant. Les "méchants" sont pleins de failles, et finalement, on les plaint plus qu'on ne les déteste.

On sent bien l'attrait grandissant de l'héroïne pour ce pays fascinant, au travers des mille et un détails fournis par l'auteur qui est allée plusieurs fois sur place pour s'imprégner de l'ambiance des lieux. La plume est fluide et le rythme meilleur après le premier tiers.

Une lecture-détente, agréable pour ce début d'été ! 

Ma note : 16

 

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