amnésie

L'autre d'Olivier Descosse

Couverture L'autre

Editions Delpierre - 20 février 2014 - 408 pages

Résumé

«Si vous pouviez vous projeter au plus profond de votre esprit, le feriez-vous ?»
À vingt-­cinq ans, Julien Ducat mène une vie passionnante. Il est pilote de jet privé, fréquente des célébrités et enchaîne les conquêtes féminines. Son seul problème : une anesthésie affective qui l'empêche de tomber amoureux.
Pourtant, une mystérieuse jeune femme va bouleverser la donne. Qui est-­elle ? D'où vient- elle ? Pourquoi tient-­elle tant à l'aider ? A-­t-elle un lien avec ces hallucinations dont souffre Julien depuis qu'il a involontairement absorbé du LSD ?
Pour comprendre, il n'aura d'autre choix que de plonger dans les zones sombres de sa mémoire. Celles dont il a gommé l'existence quand il était enfant.

Pourquoi - comment ce livre ?

Je n'ai encore rien lu de cet auteur qui fait partie de La Ligue de l'Imaginaire comme Henri Loevenbruck, Bernard Werber, Maxime Chattam, Patrick Bauwen..., tous auteurs que j'apprécie énormément.

Mon avis 

Voilà le genre de roman dont on sort sonné...et infiniment bien. C'est juste magnifique ! Il y a TOUT : le rythme, le style, l'histoire.

On est plongé dans l'(en)quête parapsychologique que va mener Julien pour surmonter son amnésie affective. Il est question d'Energie, de choix, de chemin de vie, de décorporation. C'est bien documenté, ce qui rend le récit crédible et cohérent.

On voyage aussi, accompagnant Julien dans ses missions professionnelles (il est pilote) à Dubaï, en Russie, au Mexique, puis au Pérou où il va chercher des réponses personnelles.

Beaucoup de dialogues et de courts chapitres donnent du rythme au récit. Des personnages aidants (avec un petit plus pour Yannick Clin d'œil), peu de femmes mais celles présentes sont de belles personnes. Julien ne m'était pas particulièrement sympathique au tout début, mais sans que j'y prenne garde, il m'a catchée et entraînée dans son aventure, et j'avoue que je n'ai pas résisté beaucoup !

Jusqu'aux toutes dernières pages, l'auteur distille des révélations et c'est à regret qu'on referme le livre, dont j'ai surtout apprécié le côté positif du propos.

Vous l'aurez compris, c'est un COUP DE COEUR !

Bonus : un entretien avec l'auteur 

La brûlure du chocolat de Barbara Abel

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Editions Fleuve Noir - 2010 - 322 pages

Résumé 

Zoé, 29 ans, était sur le point de faire une grande révélation à sa famille le jour où un accident de la route l'a rendue amnésique.

La seule solution pour retrouver la mémoire ? Que ses proches sollicitent ses souvenirs : il suffit parfois d'un seul fait, d'une seule sensation reliant au passé pour forcer les portes de la mémoire cadenassées. Et chacun des membres de sa famille d'y aller de son souvenir.

Mais voilà, qui dit « témoignage » dit subjectivité. Bientôt les récits se contredisent, d'anciennes rancoeurs font surface, des secrets se révèlent… Sans compter que Zoé, bien malgré elle, ne facilite pas les choses : elle n'est pas du tout amoureuse du garçon qu'elle doit épouser 3 semaines plus tard, elle est incapable de reconnaître celui qui paraît-il est son amant, et puis elle a aussi appris qu'elle était écrivain, et, dans la foulée, qu'elle était censée rendre son manuscrit encore inachevé à son éditeur !

Finalement, ne serait-il pas plus simple pour Zoé de ne jamais retrouver la mémoire ? Mais attention Zoé, sans passé comment prétendre à un avenir ?

Mon avis

J'ai acheté ce roman suite à la lecture de chroniques sur la toile, parlant de création littéraire, de mise en abyme du travail d'écriture.

On entre facilement dans l'histoire qui en elle-même est intéressante : l'amnésie est un sujet grave, qui fait poser beaucoup de questions sur le temps, les souvenirs, de quoi et comment est constituée la mémoire... Les personnages ne sont pas très fouillés, peu décrits, souvent sur un mode ironique. De très nombreux dialogues donnent du rythme. On sent que l'auteur a privilégié l'action. Certaines réparties prêtent à sourire.

Mais je n'ai guère, voire pas du tout, apprécié le style d'écriture.  La multiplication, à l'envi, de certains procédés est lassante.

*les métaphores en grand nombre sont dérangeantes et gâchent la fantaisie que l'on pouvait trouver au départ - un exemple : Zoé vient de demander à son fiancé qui est Zélie Laure "ma question semble mettre de l'huile sur le feu, les brochettes s'enflamment et Julien semble ne pas vouloir contrôler la cuisson. Au contraire, il en rajoute une louche." 

*les répétitions et le rythme ternaire dont l'accumulation alourdit infiniment le texte. Un exemple de répétition : "Ce dont je suis certaine, c'est de les aimer. D'en avoir dévoré le contenu comme on dévore la chair d'une viande cuite à point. D'en avoir aspiré la substantifique moëlle comme on aspire celle d'un os de mouton. D'en avoir dégusté la finesse comme on déguste la saveur d'une table exotique. D'en avoir apprécié le sel comme on assaisonne un mets aux aromates de saison." - Un exemple de rythme ternaire : " ce que je connais sans doute et dont pourtant j'ignore tout, le paysage inconnu de mon quotidien, le décor inexploré de mon ordinaire" ou quelques lignes plus loin "j'acquiesce, j'opine, je rassure"

*les précisions qui donne au lecteur l'impression de ne pouvoir comprendre par lui-même sans cela - "gesticulant sans ordre ni raison (et quand je dis "raison", je parle bien entendu de discernement et non de cause)" ou "comme une feuille arrachée à sa branche (métaphore de l'arbre, généalogique bien entendu, les racines, le terreau, ouah ! c'est beau)".

Au final, ça se laisse lire et on va au bout mais comme il ne sera pas dans les coups de coeur ni même dans les 4 étoiles, il rejoindra le carton des "à vendre d'occasion".

Les murmures de la terre de Véronique Biefnot

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Editions Héloïse d'Ormesson - 31 mai 2012 - 479 pages

Résumé 

Frappée d’amnésie, hantée par d’insoutenables cauchemars, Naëlle, malgré l’aide de Simon, n’a plus goût à la vie. Son compagnon l’incite à entreprendre un trekking méditatif en Bolivie, pour échapper à ses tourments et tenter de cicatriser ses blessures émotionnelles. Loin des sentiers touristiques, au cœur d’une nature spectaculaire, Naëlle va chercher à se reconstruire, à remonter la chaîne du souvenir, à reconstituer la trame de sa vie. Ayant atteint la communion avec la faune et la flore tropicale, elle parviendra au cours d’une transe à renouer avec son passé refoulé. Mais Simon, sans nouvelle, la croit disparue, en danger. Commence pour lui une quête non moins initiatique.
Décor andin et ambiance chamanique tissent la toile de fond de cette aventure qui aborde une réflexion profonde sur l’amour et la sexualité. Entre Naëlle, à la recherche d’elle-même, et deux hommes épris d’elle, s’engage un véritable thriller amoureux.

Mon avis 

J'avais chroniqué il y a un an tout juste la première partie de ce roman : Comme des larmes sous la pluie que j'avais plutôt aimé. Cependant, on peut lire celui-ci sans avoir lu le premier.

La quête de Naëlle nous mène en Bolivie où elle part pour un trekking méditatif offert par Simon, son compagnon. Cette randonnée en elle-même ne lui apporte pas la connaissance et l'apaisement attendus mais elle y rencontre Makon, qui va  l'accompagner ensuite dans ses aventures chamaniques. 

C'est bien écrit, les personnages croisés sont intéressants voire attachants et on tourne les pages très vite, impatients de savoir comment  va se terminer l'histoire. Un bon dimanche de lecture ! 

PS : Je vous conseille, ensuite, de faire un petit tour sur le carnet de Lili, la mère de Naëlle.

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