adultère

  • De là on voit la mer de Philippe Besson

    Editions 10/18 - Date de sortie : 2 janvier 2014 - ISBN 9782264 062772 - 185 pages

    4è de couv'

    Sur les hauteurs de Toscane, Louise se voue toute entière à l'écriture de son roman. Un exil volontaire qu'elle savoure loin de Paris et du mari qui l'attend, émancipée du monde. Quand Luca un jeune homme au charme insolent, réveille son désir, elle s'abandonne à la joie d'une liberté sans concession. Jusqu'à ce qu'un grave accident la rappelle au chevet de son mari...

    Mon avis

    Encore bonne pioche avec ce court roman, dont pourtant j'avais lu des critiques pas très flatteuses. Et bien, pour ma part, les deux fils narratifs, de l'adultère et de l'écriture, sur fond de liberté et d'émancipation, m'ont incitée à la réflexion et j'aime qu'il en soit ainsi. Etonnée par exemple avec la comparaison que fait Louise de l'écrivain avec un menteur ; ça m'a tenue un moment en gamberge !! Mais totalement d'accord sur le fait que la liberté exige des choix et parfois même des sacrifices, plus ou moins pesants selon l'objectif de vie que l'on se donne.

    Pour ce qui est de l'écriture, no problemo, j'adore ! notamment les dialogues qui n'en sont pas vraiment entre Louise et François, son mari, et qui permettent à l'auteur de nous livrer les dilemnes auxquels sont soumis les personnages,  leurs pensées, raisonnements. Il y a une réelle efficacité dans la plume de Philippe Besson. C'est ciselé, ramassé, bien senti et ça fait mouche.

    Un auteur que je découvre, mais dont je vais fouiller la bibliographie, sans aucun doute.

    Ma note 17

    Citation

    *Mariée, certes. Mais indemne, identique. C'est ainsi qu'elle s'est imaginée. Et probablement l'a-t-elle été. Pendant quelques temps. Car, bien entendu, même malgré soi, avec le temps, on revêt les habits des époux et on est nimbé par une forme d'appartenance, et on est lesté par une sorte d'inertie, et on égare peu à peu la liberté et la jeunesse au profit du confort et d'une prétendue sérénité. (p. 121)

    Ce roman participe au Challenge Livresque - Top 50 pour Un livre dont les critiques sont mauvaises.

    et au Challenge 

  • Les fidélités de Diane Brasseur

    Couverture Les fidélités

    Allary-éditions - 2 janvier 2014 - 174 pages

    Résumé

    Quelques heures avant de partir fêter Noël en famille, le narrateur s’isole dans une pièce de sa maison et s’oblige à ne pas en sortir avant d’avoir repris sa vie en main. Depuis quelques mois, ce père de famille de 54 ans partage sa vie entre sa femme et sa fille à Marseille et sa maîtresse à Paris. Cette double vie ne lui ressemble pas. Il doit choisir. Doit-il quitter sa femme et refaire sa vie avec la jeune Alix comme tant d’hommes de son âge le font ? Ou doit-il mettre un terme à cette relation pour préserver sa femme et sa fille, cette vie de famille qu’il aime tant ? Enfermé dans cette pièce, il fait défiler les derniers mois : sa rencontre avec Alix, le sentiment d’une jeunesse retrouvée, ses premiers mensonges, sa culpabilité grandissante – l’installation dans une relation adultère. Beaucoup d’hommes se satisfont d’une double vie, mais pas lui : il aime sa femme, il aime Alix, mais pas l’infidélité.

    Pourquoi-comment ce livre ?

    J'aime les premiers romans et celui-ci fait partie de la rentrée de janvier.

    Mon avis

    Alors là, je dis "chapeau bas" ! Certes, le triangle amoureux composé d'un homme à la cinquantaine bien portante, sa femme depuis 20 ans et sa maîtresse de 20 ans plus jeune, ça c'est du déjà-lu ! Sauf que Diane Brasseur fait parler l'homme et ce long monologue intérieur balaie toutes les interrogations, les incertitudes, les lâchetés, les petits bonheurs, les longues heures de doute qu'il se pose, se remémore, savoure, imagine, pressent, ressent....

    Et le style ! Tout est fait pour nous balader dans les replis du cerveau de cet homme, qui réfléchit à qui il va devoir quitter, de sa femme ou de sa maîtresse : le "je" assumé, le futur de situations imaginées, le passé des premiers moments, le rythme, tout nous "catche" et ne nous lâche plus. A la fin, je me suis dit : "ca y est, tu peux respirer" comme si j'avais retenu mon souffle le temps de ce long dilemne.

    Ne pas savoir le prénom du narrateur insuffle une forme d'universalité à l'histoire ; c'est lui, mais pas que lui, c'est ce que vivent d'autres aussi. J'ai bien aimé  qu'il ne se ménage pas dans sa réflexion, ne soit pas une sorte de Tarzan de l'adultère ; non, il dit ce qu'il vit, a vécu, sans forfanterie, juste pour faire le point (mettre un point ?) sur cette histoire.

    Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce court roman, que je vous recommande vivement.

    En bonus : quelques mots de l'auteur !

  • Spirales de Tatiana DE ROSNAY

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    Editions Le Livre de Poche - mars 2013 - 185 pages

    Résumé

    Hélène est une femme sans histoires à la vie lisse. Un jour, sur un coup de tête, elle trompe son mari pour la première fois avec un inconnu. L’adultère vire au cauchemar quand, au lit, l’amant sans nom meurt d’une crise cardiaque.
    Hélène s’enfuit, décidée à ne jamais en parler, et surtout, à tout oublier.
    Mais dans l’affolement, elle laisse son sac à main avec ses papiers dans la chambre de l'inconnu…
    Happée par une spirale infernale, Hélène ira très loin pour sauver les apparences à tout prix.
    Jusque où ?

    Mon avis

    Un petit livre efficace ; une histoire qui dérape, écrite avec du rythme et qui nous porte vers une fin un peu inattendue. Le style de l'auteur passe bien, le personnage d'Hélène Harbelin est accrocheur. 
    Bref un bon moment de lecture ! 


  • Fugue vénitienne de Marie-Claude Jay

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    Editions de Borée - Collection Terres de Femmes - 2013 - 285 pages

    Résumé

    Trompée par son mari, tyrannisée par ses enfants en pleine crise d'adolescence, Clarisse craque !
    Finies l'épouse idéale et la mère parfaite, Clarisse part à la reconquête de sa vie.
    Malgré les conseils de son entourage, elle est bien décidée à ne plus fermer les yeux. De rencontres fortuites en voyages impromptus, retrouver sa liberté ne se fait pas sans heurts ni désillusions.
    C'est alors qu'en solitaire, elle se décide pour une escapade vénitienne...Et si la magie de la ville des amoureux pouvait tout changer ?

    Mon avis 

    Un livre réaliste qui se laisse lire sans problème. Les personnages sont vrais, tant les enfants ados-adultes que les parents, hommes et femmes. Le ton est juste même si le constat est rude et le jugement parfois un peu manichéen.

    A lire pour passer un vrai bon moment.