Articles de alliancecoaching17
Carnaval de Ray Célestin

Editions du Cherche Midi - Date de sortie : 14 mai 2015 - ISBN 9782749141954 - 493 pages - Traduction de Jean Szlamowicz
4è de couverture
Au coeur du Sud profond, La Nouvelle-Orléans, construite sur des marécages en dessous du niveau de la mer, a toujours été aux prises avec tornades, inondations et épidémies de toutes sortes. La nature du sol en fait une cité qui s'affaisse, où les morts ne peuvent être enterrés. Alligators, serpents, araignées hantent ses marais. Nombre de menaces ont toujours plané au-dessus de la ville. Et pourtant...
Lorsqu'en 1919 un tueur en série s'attaque à ses habitants en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant siciliennes, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l'agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D'Andrea, vont tenter de résoudre l'affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets... Alors qu'un ouragan s'approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.
Mon avis
Pour ce premier roman de cet auteur britannique, scénariste de télévision, on peut parler d'une réussite
Le décor -La Nouvelle-Orléans en 1919- c'est comme si on y était. On se promène dans les rues avec les protagonistes et on sent bien l'atmosphère lourde de pluie, de ségrégation, de manigances, de cette musique, le jazz, qui émerge. Tous nos sens sont sollicités.
Les personnages, eux, mènent chacun leur enquête pour des raisons qui leur sont propres. On suit ainsi, dans de courts chapitres, plusieurs fils narratifs pour trouver l'identité du tueur à la hache (sauf qu'il ne sera pas là où ça semble le plus évident !!). On côtoie, excusez du peu ! Louis Armstrong himself qui accompagne son amie Ida dans sa quête de la vérité. Mais aussi un policier qui sort de prison, son ancien collègue qui cache sa vie privée, un journaliste toujours à l'affût du bon papier, la mafia, tout un monde interlope et un peu inquiétant.
C'est un roman foisonnant qui peut, à certains moments, paraître un peu confus, tant l'écriture est parfois trop précise et détaillée, ce qui rend le rythme un peu lent.
Ca n'est donc pas un coup de coeur pour moi, mais une très bonne lecture, eu égard à la période, au lieu choisis et au travail de l'intrigue.
Ma note 16
La sirène d'Ouessant d'Edouard Brasey

Editions France Loisirs - Date de sortie : - ISBN 9782298094565 - 442 pages
4è de couverture
Île d’Ouessant, années 30. Quand elle apprend que son mari matelot a péri dans un naufrage, la laissant démunie avec son jeune enfant, Marie-Jeanne Malgorn refuse d’y croire. Elle est persuadée qu’il a été enlevé par l’une de ces sirènes dont parlent les légendes, une Morgane.
Elle se tourne vers Malgven, la vieille rebouteuse, qui la contraint à sacrifier un agneau dans le temple des anciennes druidesses. Si la Morgane le libère, Jean-Marie sera là d’ici la Toussaint, prophétise la sorcière.
La vie est dure sur l’île battue par les vents. Malgré le poids de la solitude, Marie-Jeanne se refuse à Yves, l’aubergiste qui l’a vue naître et s’est passionnément épris d’elle, mais laisse un jeune naturaliste, originaire du Finistère, en mission d’observation ornithologique dans l’île, la distraire de son deuil. Fascinée par l’homme de science, Marie-Jeanne n’oublie pas que Jean-Marie pourrait à tout moment surgir. Mais à mesure que se rapproche l’échéance fixée pour son retour, elle commence à douter d’elle-même. Pour qui son coeur bat-il vraiment ? Un terrible drame va bientôt la forcer à choisir…
Mon avis
J'ai plusieurs livres de cet auteur dans ma PAL et aussi sur ma tablette, et ne me suis jamais décidée à les ouvrir, sans aucune bonne raison. J'ai reçu celui-ci en cadeau de mes 100 points FL, et n'ai pas voulu qu'il soit enseveli, donc je l'ouvre tout de suite.
Et bien, pour un coup d'essai, ça n'est pas un coup de maître... L'écriture est de bonne facture, l'histoire me séduisait sur la 4è de couverture car il y était question de sorcière, du folklore breton j'imaginais, mais le rythme est lent, lent, lent... parce que tout est prétexte à de longues digressions : sur la vie quotidienne à Ouessant, sur les traditions, sur les Morganes, sur les oiseaux... Un mot en breton donne lieu à un "cours" sur ce qu'il représente. C'est didactique et lassant à la longue. Quel dommage !! Alors j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à Marie-Jeanne et son Kado ; plusieurs fois, le livre a manqué de me tomber des mains...
Ma note 13
Sur ma PAL !
Et 5 petits nouveaux qui ont rejoint ma Pile A Lire, dont certains recommandés par des blogueu(r)ses.
tellement vanté par Gruznamur du blog EmOtionS (dont j'aime beaucoup les critiques) que je ne pouvais passer à côté !
recommandé par David Smadja du magazine C'est contagieux.
pour me faire mon opinion parce que j'aime le travail de Roland Barthes sur le langage, mais que les avis sont partagés sur le roman : encensé par François Busnel de la Grande Librairie du 3 septembre dernier, un peu moqué par Gérard Collard de la Griffe Noire pour le côté "intellectualiste", 4/5 sur Babelio. Bref, il faut voir...
écrit par Iman de la chaîne Youtube Iman Books
roman reçu dans mon colis Exploratology, un joli paquet avec un livre choisi par Marjorie et un sachet de thé, le tout bien enveloppé et joliment présenté avec un mot très sympa. Je vous invite à aller voir leur site et cette idée que je trouve très bonne, pour nous faire lire des choses qui sortent des sentiers battus. Sur la page Facebook, il y a une photo du genre de petit paquet que l'on reçoit (voir ci-dessous).

Voilà donc une jolie moisson de début septembre ! vous ne trouvez pas ??
Les dames blanches de Pierre Bordage

Editions L'Atalante - Collection La dentelle du cygne - Date de sortie : 21 mai 2015 - ISBN 9782841727186 - 377 pages
4è de couverture
Une étrange bulle blanche d’une cinquantaine de mètres de diamètre est découverte un jour dans une bourgade de l’ouest de la France. Elle attire et capture Léo, trois ans, le fils d’Élodie. D’autres bulles apparaissent, grossissent, et l’humanité échoue à les détruire. Leur activité magnétique de plus en plus importante perturbe les réseaux électriques et numériques, entraînant une régression technologique sans précédent.Seule l’ « absorption » de jeunes enfants semble ralentir leur expansion…La peur de disparaître poussera-t-elle l’humanité à promulguer la loi d’Isaac ? Mais peut-on élever un enfant en sachant qu’il vous sera arraché à ses trois ans ? Camille, qui a elle-même perdu un fils, et son ami Basile, d’origine malienne – ufologue de son état – vont essayer de percer le mystère des dames blanches afin d’éviter le retour à la barbarie.
Mon avis
Une lecture magnifique, une construction époustouflante : de courts chapitres portant chacun le nom d'un personnage, qui fait avancer l'histoire sur un temps qui s'étire, environ une quarantaine d'années, des références à la mythologie. C'est juste magique !!
Et même si cette histoire de bulles blanches flanque la frousse dans ce qu'elle a de plausible tant le monde peut vite virer à la folie destructrice et "la peur pousser à l'aberration", j'ai adoré ma lecture de bout en bout.
Le fil narratif très linéaire est porté par les personnages, donc quelques récurrents comme Camille, Jason, Catel, Basile, (trop peu fouillés à mon goût), qui sont juste au service de l'intrigue, parce qu'archétypes du genre humain, mais auxquels on finit par s'attacher. Les vingt dernières pages m'ont serré la gorge et le ventre, tant je me suis identifiée à Camille.
L'auteur sait émouvoir, inquiéter, donner de l'espoir, faire réfléchir, le tout d'une plume élégante et avec un regard humaniste et bienveillant. Les Editions de l'Atalante peuvent s'enorgueillir de l'avoir dans leur catalogue.
Un très beau roman d'anticipation que je recommande chaudement !!
Ma note 19
Rentrée littéraire : coup de gueule !!
Enfin une émission où on ose dire tout haut ce que je pense tout bas (et je ne suis pas la seule !!) Merci à eux !
En effet, y'en a marre que les médias reprennent seulement les romans qu'ils promeuvent pour les prix, quand ils ont la chance de les recevoir tous et de ne pas nous parler de pépites qui passeront à côté de la lumière parce que les auteurs ne sont ni connus, ni copains... Pas la peine que les éditeurs en sortent 589 cette année, si on entend parler seulement d'une quinzaine qui sont portés aux nues, quand pour certains ils ne le méritent nullement...
Pour nous, pauvres acheteurs, à qui se fier et éviter de balancer 22 € pour rien ??
La rentrée littéraire vue par Gérard Collard et Valérie Expert, c'est ici!
Posted by Les Coups de Coeur des Libraires on vendredi 4 septembre 2015
Quelle semaine de lecture pour moi ? #16
La semaine dernière, j'ai :
*terminé :
(cliquer sur l'image pour voir mon billet)
*lu :
qui n'était pas prévu mais comme je fais le challenge A la conquête des gros pavés, et que j'ai les trois tomes, ça fera ma première participation.
*commencé :

Cette semaine, j'ai prévu de :
*terminer : Les dames blanches de Pierre Bordage
*lire : La sirène d'Ouessant d'Edouard Brasey

L'hôtel des souvenirs - T1 Un parfum de chèvrefeuille de Nora Roberts

Editions J'ai Lu - Date de sortie : 2 juin 2012 - ISBN 9782290041239 - 348 pages - Traduction de Maud Godoc
4è de couverture
A Boonsboro, petite ville du Maryland, les frères Montgomery ont un projet qui leur tient à coeur : transformer en hôtel une demeure vieille de deux siècles, laissée à l'abandon. Une de ces maisons dont Beckett, l'architecte de la famille, dirait qu'elle est "habitée" tant il sent parfois une insaisissable présence féminine entre ses murs. Comme d'étranges effluves de chèvrefeuille... Beaucoup moins insaisissables, en revanche, sont les sentiments qu'il éprouve depuis le lycée pour Clare, la libraire, de retour en ville avec ses trois enfants après avoir perdu son mari. Mais que pèse un flirt de jeunesse face à une véritable histoire d'amour marquée par un drame ?
Mon avis
J'ai les trois tomes dans ma PAL et j'ai prévu de les lire en enfilade pour le challenge, mais franchement je crois que je vais avoir un peu de mal pour aller au bout.
Non que la lecture soit fastidieuse, mais bon, c'est de la romance, du prévisible et même si c'est gentil, bien écrit, et tout et tout, ça ne m'a pas vraiment apporté grand chose... Je ne me suis attachée à aucun des personnages qui sont tous lisses et sans failles, et la petite pincée de surnaturel n'a pas sauvé l'affaire.
Il faut le lire sans grande attente, pour ce que c'est, une lecture-doudou, sans prise de tête.
Ma note 11
Ce livre participe au Challenge A la conquête des gros pavés organisé par le blog de Céline des Tribulations Littéraires

Le cercle des immortels - T12 : Acheron de Sherrilyn Kenyon
Editions J'ai lu - Date de sortie : Octobre 2012 - ISBN 9782290038819 - 799 pages - Traduction de Dany Osborne
4è de couverture
Il est le plus redoutable des Chasseurs de la Nuit. Doté de pouvoirs inouïs qui font de lui le chef incontesté, Acheron poursuit depus des siècles son implacable mission : exterminer les Démons. Lui qui a subi les sévices les plus horribles, refuse de livrer à quiconque son âme torturée ; pourtant une femme saura en trouver le chemin lorsque, une fois le passé dévoilé, la guerre ultime s'engagera entre les forces du Mal et l'humanité tout entière...
Mon avis
Quel plaisir de lecture j'ai eu avec ce roman !! Je n'avais lu que le tome 1 et ça ne m'a pas gênée outre mesure, ce tome-ci étant uniquement centré sur Acheron. Son passé raconté dans le journal de Ryssa, sa soeur et son présent à partir de sa rencontre avec Tory, l'archéologue, fan de l'Atlantide.
Alors cet Acheron, quel personnage ! attachant, que l'on aurait juste envie de protéger. J'ai été moins séduite (^^) par Tory, même si j'ai aimé son humour et sa ténacité. Et que dire d'Artemis, que j'aurais volontiers mise en orbite pour Jupiter ou Mercure...
Le rythme est soutenu, on se téléporte avec les personnages sur l'Olympe, l'Atlantide, Nashville, La Nouvelle-Orléans. On est en compagnie de démons, de garous, de Chasseurs de la Nuit, et d'une foule d'autres personnages. C'est vraiment une force de cette auteur de faire vivre des personnages mythologiques avec réalisme et de les rendre crédibles au XXIè siècle.
Les pages tournent et on s'agace à voir le mot "fin" arriver. Il est vrai que j'ai mieux aimé la première partie que la deuxième (trouvée un peu trop longue), mais néanmoins je vous recommande chaudement ce livre.
Ma note 16
J'ai lu ce livre dans le cadre du Challenge Pavé de l'Eté 2015

Quelle semaine de lecture pour moi ? #15
La semaine dernière, j'ai :
*terminé :
(cliquer sur l'image pour voir mon billet)
*lu :
qui n'était pas prévu mais qui m'est tombé sous la main quand je cherchais Acheron dans ma PAL. Comme il était court, je l'ai aussitôt commencé.
*commencé :

Cette semaine, j'ai prévu de :
*terminer : Le cercle des immortels T12 - Achéron de Sherrilyn Kenyon (pour le Challenge Pavé de l'Eté 2015, qu'en soi j'ai terminé avec After 2 d'Anna Todd puisqu'il suffisait d'en lire un d'au moins 700 pages, mais je me suis mise au défi d'en lire 2 ! avant d'enchaîner en septembre avec le Challenge A la conquête des gros pavés du blog Tribulations Littéraires.
*lire : La sirène d'Ouessant d'Edouard Brasey

Ostende 1936 de Volker Weidermann
Editions Piranha - Date de sortie : 5 mai 2015 - ISBN 9782371190191 - 153 pages - Traduction de Frédéric Joly
Résumé
Ostende, la station balnéaire huppée belge, le soleil, la mer, l'ambiance des cafés d'avant-guerre : pour les deux amis qui s'y retrouvent en cet été 1936, cela ressemble à de banales vacances où l'essentiel est de prendre du bon temps. Sauf que ces deux amis, ce sont Stefan Zweig, le richissime écrivain de bonne famille, et Joseph Roth, l'alcoolique miséreux mais génial, désormais indésirables dans une Allemagne nazie où leurs livres sont interdits. Les écrivains qui les rejoignent, dont Arthur Koestler, sont, comme eux, traqués, bannis, à mesure que la situation politique en Europe empire.
Ostende 1936 est un « roman vrai » dans lequel Volker Weidermann raconte l'histoire envoûtante d'un été pas comme les autres, à la veille des atrocités de la Seconde Guerre mondiale. Un été au cours duquel Zweig, Roth et bien d'autres se sont réunis pour célébrer la vie comme on ne le fait que par désespoir. Une fête d'adieu à la culture européenne.
Mon avis
Un petit roman doux-amer sur un temps d'entre-deux, où les artistes réalisent qu'ils vivent la fin d'une période, avec l'interdiction de publication pour certains, la suspicion sur ceux qui ne sont pas interdits, une atmosphère délétère. A Ostende, ils sont tout un groupe à profiter des derniers moments de calme avant la tourmente, avant que leurs chemins se séparent. Chacun vivra la période à venir à sa façon : exil, fuite, abus de tous ordres, résistance à l'ennemi... Il y a comme un voile gris sur ce groupe dans cette ville balnéaire, une tristesse qui plombe les moments de fête.
Ce livre est pour moi une petite déception. J'aime beaucoup les écrits de Stefan Zweig et j'attendais qu'il soit mis en scène avec davantage de panache, de détails. Or c'est Joseph Roth qui a la part belle dans le texte. J'ai lu un objet littéraire qui n'est, pour moi, ni tout à fait un roman, ni tout à fait une biographie. Quelques soucis de style, au début notamment, dûs à la traduction ? Bref, lecture pas tout à fait concluante pour ma part...
Ma note 13
Ce livre participe au Challenge Top50 Livresque pour un livre lu en une journée.
