Les promesses d'Amanda Sthers

Editions Grasset - Date de sortie : 26 août 2015 - ISBN 978-2246855279 - 306 pages

Résumé 

La vie, en général, n’en finit pas de faire des promesses qu’elle prend plaisir, ensuite, à ne pas tenir – et telle est bien l’histoire d’Alexandre, le héros de ce roman.
On lui avait ainsi promis, dès sa naissance, le bonheur, l’amour, le soleil, l’Italie et toutes les nuances du plaisir, et il en eut sa part. Mais il s’avisa, à mesure, que chaque promesse accomplie portait également en elle une part de regret, une zone de mélancolie où le destin murmurait : « le bonheur, ce n’était donc que cela ? »  
Dans ce roman qui se déploie entre Paris et l’Argentario, cette presqu’île bénie de Toscane, on croisera beaucoup de désirs, de folles sensualités, des jours glorieux, des amantes, des amis fidèles – et, en même temps, leurs contrepoints douloureux et sombres.  
Cette histoire, on l’aura deviné, concerne la plupart des hommes qui entrent dans l’existence en grands vivants. Qui en jouissent. Et qui, par négligence, y font d’irrémédiables dégâts.   
Surtout dans le cœur des femmes qui ont pris le risque de les aimer.

Mon avis 

Le point de départ est la mort de la femme aimée, jamais possédée. Il y a beaucoup de thèmes dans ce roman : le temps qui passe, les choix de vie, l'amitié entre hommes, la paternité, l'amour du livre aussi... Sandro le Rital (Alexandre quand il vit en France) semble ne jamais prendre les bons embranchements dans la vie ; notamment quand il aime Laure mais épouse Bianca puis Gilda. Quand il veut vivre en Italie mais cède parce que Bianca refuse... Mais sans doute son plus grand drame est la perte de son père quand il a 10 ans, la perte du re-père, un mal qui l'empêche de vivre. S'ensuit une longue vie de nostalgie de l'enfance, nostalgie au fil des ans d'une vie non vécue par "paresse" de faire des choix. Quelques phrases illustrent bien le thème : "ou  Laure, peut-être Laure, si j'ai le courage d'essayer l'amour" ; "Je suis un homme qui regrette. Et qui aime ce qu'aurait pu être sa vie."

C'est un texte doux-amer, voire rude quand ça parle d'amour.  Pour apprécier le roman, il ne faut pas se laisser dérouter par les allers-retours dans la vie du narrateur, avec l'alternance des temps : présent, passé, futur. C'est habile, car ça rythme le récit qui sans ça aurait été trop linéaire. 

Le style est fluide et l'auteur a vraiment le sens de la formule : "Laure trébuche sur son sourire, comme un éclat de chagrin", "L'année de mes 12 ans j'étais encore gros mais pas très grand, une sorte de boule d'enfant charmante, une brioche de petit garçon", "Il me racontait la vie entre les deux grandes guerres. Cette urgence d'être heureux, comme s'ils savaient qu'ils vivaient dans une virgule entre deux soifs de sang", "Le temps en pointillé, comme un chausson de Noureev qui piquait joyeusement mon destin plat".... Ca sonne juste. On aurait envie de recopier nombre de phrases tant elles nous parlent.

Un très bon roman d'une auteur que je découvrais mais à la plume de qui je vais m'intéresser désormais.

Ma note 17

mort du père parcours de vie nostalgie auteur française

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