prostitution

La couleur de l'eau de Kerry Hudson

Editions Philippe Rey - Date de sortie : 20 août 2015 - ISBN 9782848 764702 - 347 pages - Traduction de Florence Lévy-Paoloni

Logo prix litteraire Prix Femina Etranger 2015

4è de couv'

Sous le charme, Dave, vigile dans un luxueux magasin londonien, laisse partir une jeune voleuse qu'il venait de surprendre. Sa journée terminée, il la découvre dehors, à l'attendre. C'est le début d'une relation complexe, entre deux êtres abîmés, chacun dissimulant un lourd passé. Comment Alena, venue avec tant de projets de sa Russie natale, se retrouve-t-elle à la rue et sans papiers ? Pourquoi Dave vit-il comme en exil à quelques kilomètres de chez lui ? Qu'ont-ils bien pu traverser l'un et l'autre pour être si tôt désabusés ? Le parcours d'Alena, lié aux réseaux de prostitution, est chargé de compromissions, de peurs et d'espoirs étouffés. L'histoire de Dave part des cités anglaises, à l'horizon bien bas, celle d'un garçon aux rêves d'aventure mais trop obéissant et un peu lâche. Page après page, ils s'apprivoisent, se rapprochent - en prenant soin d'éviter leurs zones d'ombre qui, bien évidemment, finiront par les rattraper.

Mon avis

J'ai beaucoup de mal à dire si j'ai aimé ce roman ou pas. L'histoire promise est assez intéressante entre le sordide de la vie d'Aléna à Londres et les renoncements de Dave par rapport à la vie qu'il avait rêvée. Ses sentiments pour Alena sont purs, c'est un beau personnage. Elle, est plus opportuniste, ce qu'en même temps on peut comprendre vu sa situation. Ils vont essayer de s'accorder une parenthèse d'amour, mais il y a une forme de désespoir dans leur relation.

Ce que je n'ai vraiment pas aimé, c'est la construction du roman, les constants allers-retours entre présent et passé de l'un et l'autre des personnages, parfois dans la même page. On doit sans arrêt chercher où on en est, c'est lassant... et dommage. Je n'ai pas compris le titre non plus.

Bref, je me demande comment le roman a obtenu le Femina et vous laisse vous faire votre avis, si vous êtes tentés .

Ma note 14

Fourrure d'Adélaïde de Clermont-Tonnerre

Edition Le Livre de Poche - Date de sortie : 1er juin 2011 - ISBN 978-2253157472 - 528 pages 

Logo prix litteraire2010 : Prix des Maisons de la Presse -  Françoise Sagan -  Bel Ami Roman -  Révélation Lauriers verts de La Forêts des Livres 

Résumé

C’est en passant devant un kiosque à journaux du boulevard Pierre-Seymard, à Nice, qu’Ondine apprend le suicide de sa mère, la grande écrivaine Zita Chalitzine. On l’a retrouvée dans une voiture enveloppée dans un magnifique manteau de fourrure blanc. Zita, qui avait passé sa vie à faire scandale, ne se départ pas de sa réputation. Et juste avant de disparaître, elle faisait encore parler d’elle : elle n’aurait été qu’un prête-nom aux livres qui ont fait son succès. Ondine ne veut rien savoir de sa génitrice qui n’a été qu’une pâle imitation de ce que devrait être une mère et qui n’a jamais voulu lui dire qui était son père.
Et pourtant, en rangeant les affaires de Zita, après l’enterrement, Ondine découvre le dernier livre de sa mère, non publié, son autobiographie.
Le lecteur entre alors de plein fouet dans la vie extraordinaire de Zita, petite fille pauvre, élevée dans la loge de son énorme mère, Madame Lourdes.

Pourquoi - Comment ce livre ?

A sa sortie en 2010, j'avais lu un billet enthousiaste sur le blog de Patrick Chabannes - Quid Hodie Agisti 

Mon avis à venir

Bardé de prix littéraires l'année de sa sortie, ce livre m'a procuré un vrai beau moment de lecture. 

On se délecte de cette histoire, écrite avec aisance et plaisir je trouve, qui nous propose un manuscrit autobiographique dans le manuscrit. Découvert par sa fille à la mort de l'écrivain Zita Chalitzine, c'est un récit dans le récit. On découvre alternativement l'histoire d'Ondine et celle de sa mère. Les relations mère-fille ne sont pas simples dans cette lignée !! Et les hommes n'ont pas toujours le beau rôle... Le personnage de Romain Kiev, lui, est librement inspiré de Romain Gary, ce qu'assume parfaitement l'auteur qui a, par ailleurs, participé à un ouvrage collectif sur l'auteur de La promesse de l'aube. On y croise nombre de personnes en vue dans les années 70-80 : Françoise Sagan, le président Giscard pas clairement cité mais tellement bien évoqué, Jean-Edern Hallier, Mme Claude, Dany Cohn Bendit...

Trois passages m'ont plu tout particulièrement. Chapitre 29 sur la passion, chapitre 35 sur la mort et la fin du chapitre 44 sur l'allergie d'Ondine. J'ai beaucoup aimé le personnage de Zita, si seule, si maladroite avec ceux qu'elle aime au nom d'une indépendance qu'elle a cher payée, si peu apte à trouver sa place dans la vie.

C'est écrit sans langue de bois, c'est vif (malgré un petit coup de mou au milieu du roman) et je me demande bien pourquoi j'ai laissé si longtemps dans ma PAL ce livre que je vous recommande.

Ma note : 16.5

Citations

*La vraie liberté c'est de n'avoir rien à perdre : ni objet, ni réputation, ni affection.

*Le seul moyen de connaître l'amour inconditionnel sur cette terre, ce n'est pas de l'attendre, c'est de le donner.

*On n'est jamais serein dans la vie. Etre serein, c'est être mort. A partir du moment où tu auras plus à perdre qu'à gagner, tu seras foutue.

*Dire qu'il y avait des gens, comme sa mère, qui achetaient des livres sans y être obligé ! Ecoeurant. Mais le pire était à venir. Rester des heures sans bouger pour lire, une torture. On n'était jamais bien. Assise avec le livre sur les genoux, elle avait mal au cou et ne sentait bientôt plus ses fesses. Allongée sur le dos, il fallait tenir le roman au-dessus de sa tête, ce qui lui donnait des crampes dans les bras. Sur le côté, c'était le coude, l'épaule et de nouveau le cou qui prenaient. Sur le ventre, même avec un oreiller, elle avait mal aux dents et au menton ; en plus, elle s'endormait. Ondine en pleurait de rage.

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