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Nouvelles

  • Nouvelles roses d'Emile ZOLA

    Editions Le Livre de Poche - Collection Les Classiques de Poche - 428 pages 

    Résumé

    ''Les Rougon-Macquart ont quelque peu éclipsé les autres œuvres de Zola, et plus encore ses nouvelles. Écrites pour l’essentiel entre 1875 et 1880, elles ont été publiées, incomplètement et dans un ordre aléatoire, en 1882 et en 1885. Elles valent pourtant la peine d’être lues à l’égal des romans. Car elles ne sont pas moins révélatrices de l’attention que l’auteur portait au monde contemporain, des pentes de son imaginaire et de sa virtuosité narrative. Henri Mitterand en propose une édition complète dans ce volume et dans celui qui lui fait pendant, intitulé Nouvelles noires. Il y adopte un principe inédit : la mise en évidence des alternances de tons que Zola a ménagées d’une nouvelle à l’autre. Les Nouvelles roses suivent ainsi une ligne d’insouciance, d’ironie amusée, de sérénité retrouvée ou de burlesque aimable. Le volume regroupe, en trois triades, « La semaine d’une Parisienne », « Madame Neigeon », « Nantas » ; « Les Parisiens en villégiature », « Aux champs », « Les coquillages de M.Chabre » ; « Théâtre de campagne », « La fête à Coqueville », « Angeline ». Chaque nouvelle fait l’objet d’une étude détaillée de ses conditions de publication, de ses thèmes et de ses formes.''

    Pourquoi - comment ce livre ?

    J'ai eu envie de relire du Zola et surtout de découvrir le Zola nouvelliste. Les neuf Nouvelles Roses, choisies par Henri Mitterand (professeur de littérature spécialiste de l'oeuvre de Zola), ont été "baptisées" ainsi (en opposition aux Nouvelles Noires) parce qu'elles "suivent une ligne d'insouciance, d'ironie amusée, de sérénité retrouvée ou de burlesque aimable" (Fabula.org). Ecrites entre 1875 et 1880, en collaboration mensuelle avec Le Messager de l'Europe, une revue de St Pétersbourg, elles sont ici regroupées par 3, sous 3 chapeaux différents : La comédie parisienne, Illusions rustiques, Mirages et miracles. Chaque nouvelle est suivie d'une étude détaillée.

    Mon avis 

    Quel plaisir de retrouver la plume du cher Emile ! Ces nouvelles ne m'ont pas toutes plu avec la même force, mais quelle maîtrise de l'écriture, quelle technique ! des personnages bien campés, des descriptions magnifiques et des situations intéressantes, bref un concentré de talent....

    Je n'ai pas beaucoup prisé Aux champs ou La semaine d'une Parisienne (qui tiennent plus du reportage) ou La fête à Coqueville (fable burlesque), mais j'ai adôooré Les Coquillages de M. Chabre, Les Parisiens en villégiature (pour le petit côté "vachard" de l'auteur) et Angéline ou la maison hantée (malgré la chute que je trouve "facile"). J'ai aimé tout au long du recueil l'évocation de cette France de la Belle Epoque, ses loisirs, les nouveautés, les toilettes, l'art de vivre...

    Je me suis promis de lire ou relire beaucoup plus régulièrement des grands auteurs de notre littérature classique. Et je vous conseille vraiment ce recueil-là qui peut se picorer, une petite nouvelle par-ci par-là, et se déguster  par petites touches.

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  • Projet Bradbury

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    Cette semaine, je souhaite vous présenter un homme, un projet, deux sites : Neil Jomunsi (vrai nom : Julien Simon) s'est lancé un défi  appelé Projet Bradbury  (il explique pourquoi) que l'on peut suivre, semaine après semaine, sur le blog du projet relayé par Actualitté ou sur Page 42, le blog de Julien.

    Alors, quoi donc ksè ?

    Julien Simon habite à Berlin, écrit, cherche à vivre de sa plume, est fan de Ray Bradbury et a imaginé écrire et vendre, 52 nouvelles en un an, soit.....1 par semaine ! Bravo  pour cette bonne réponse !!! Un vrai défi, à la fois d'écriture et de rentrée d'argent potentielle. 0.99 € la nouvelle achetée au numéro ou 40 € pour le tout, par abonnement.

    Pourquoi je vous donne cette info ?

    Parce que j'ai découvert par hasard ce projet  par le biais d'Actualitté, un site que je visite quotidiennement, site riche de commentaires sur tout ce qui m'intéresse... et c'est pas rien !

    Parce que je me suis abonnée à la nouvelle hebdomadaire et que je l'attends  avec impatience : thèmes, styles, Julien s'essaie, tente, en bon petit laborantin de l'écriture, des choses différentes, des formes différentes, et je lui dis Bravo !

    Parce que j'aime aussi les billets personnels qu'il poste, et qui me touchent, à la fois pour l'analyse intéressante qu'il fait du monde tel qu'il va, mais aussi pour son humilité et son culot qui n'affichent aucune certitude snobinarde, aucun "je m'la pète". Pour ce que j'en lis, Julien me paraît "authentique" et j'aime ça !

    Parce que moi aussi j'écris et me sens proche de ce jeune qui a l'âge d'un de mes fils. Si à l'inverse de Julien, c'est le temps qui me manque parce que je bosse à temps plein, si pour le moment je fais mes gammes et n'ai pas l'idée de chercher à en vivre,  je suis, moi aussi, attaquée par le virus de l'écriture (avec aucune envie de trouver le vaccin) et plus j'écris, plus j'aime ça....

    Alors ?

    Alors, allez à la rencontre de ce jeune écrivain, appréciez ce que vous lirez, abonnez-vous (peut-être ? sûrement !!) et faites à votre tour, circuler l'information Sourire

  • Les héritiers d'Homère - Collectif

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    Editions Argemmios - Collection Périples Mythologiques - 2009 - 359 pages

    Résumé

    La mythologie grecque, ses dieux et ses héros nous sont souvent familiers, eux qui hantent même notre vocabulaire : nous sommes narcissiques, érotiques, nous avons parfois la beauté d'Apollon, la ruse d'Ulysse, nous tombons dans les bras de Morphée... Jusqu'à nos ordinateurs que tentent d'infiltrer des chevaux de Troie !

    Qualifiés de classiques, les mythes grecs n'ont cessé d'inspirer les modernes. Aujourd'hui, ce sont 18 plumes francophones qui ont interrogé les Muses afin de vous offrir la quintessence de leurs rêves.

    Fantasy, fantastique, et même un peu de science-fiction... Les genres de l'Imaginaire se sont vêtus pour vous des couleurs de l'Olympe. Véritables aèdes du XXIème siècle, nos auteurs se sont fait tragiques, satiriques ou lyriques. Leurs récits vous entraîneront depuis les temps de l'Âge d'Or jusqu'aux étoiles de demain.

    Mon avis

    J'aime vraiment les anthologies que propose Nathalie Dau et celle-ci n'y échappe pas, qui regroupe 18 plumes pour revisiter la mythologie grecque, et quelles plumes et quels mythes !!! J'ai aimé à leur lecture, me souvenir des cours d'histoire de 6è, repris en français en 4è avec l'étude des pièces du répertoire classique.

    S'il m'est bien difficile de  classer les 18 textes, tant ils ont tous leur charme et leurs qualités, je dirais tout de même que :

    *La mort d'Héraclès de Claire Jacquet écrite sous forme d'un drame en 5 actes m'a absolument bluffée, tant par la forme que par le culot qu'a eu l'auteur de mélanger allègrement "le choryphée" et Nessus en bonimenteur ou "chlamyde" et "enzymes gloutons". Je dis chapeau bas !

    *Aube d'Eliane Aberdam est une nouvelle touchante, puissante qui m'a laissée mélancolique, en suspens dans l'aube naissante, le refrain de Stand by me en tête.

    *Le chêne et le tilleul de Charlotte Bousquet est une réécriture classique, mais infiniment plaisante de l'amour éternel de Philémon et Baucis que j'ai aimée.

    Ensuite le recueil atteint à mon sens des sommets avec les cinq nouvelles suivantes, que ce soit par le choix des mythes, la transposition faite à l'époque contemporaine pour certaines ou simplement la belle écriture : L'hospitalier de Yan Marchand - La descente aux Enfers d'Orphée et Eurydice d'Anthony Boulanger - Pierce's track : the maid and the highway de Nicholas Eustache (ma préférée ?) - Les 7 derniers païens de Romain Lucazeau et Sémélé de Philippe Guillaut.

    Cela dit, en écrivant ces mots, j'aurais aussi envie de parler de Nyctalê de Samothrace de Fabrice Chotin ou de La caverne des centaures mâles de Marie-Catherine Daniel...

    Vous l'aurez compris devant ma difficulté à en parler succintement, cette anthologie, qui est complétée d'un petit glossaire mythologique, est une vraie réussite et je vous engage vivement à en déguster chaque page ! D'ailleurs Les sept derniers païens a été primée par le prix des Imaginales 2010 et La descente aux Enfers d'Orphée et Eurydice par le prix Merlin 2010, bon sang ne ment pas...


  • Le lamento des ombres - Collectif Les Enfants de Walpurgis

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    Editions du Chat Noir - septembre 2011 - 301 pages

    Résumé

    Tempo sourd ou pure envolée, trille innocente ou rugissement de haine, la musique vibre à nos oreilles de ses multiples identités. Tantôt berceuse, parfois fracassante, elle n a pas de frontières, elle ignore les bornes. Ou plutôt, elle les refuse. L'harmonie, ce fluide évanescent de cannelle et de myrrhe qui perce jusqu'aux palissades des cultures, marche aux confins de la mortalité. Elle transgresse les limites humaines. Elle apporte l'ailleurs jusqu'à nous, nous y transporte. Elle ouvre des passages vers des mondes imperceptibles et les créatures qui y vivent. Pour la beauté, pour la musique... Huit auteurs se sont rencontrés autour d'une poignée de notes. Certains ont pris l'immortalité en Dot majeure, d'autres un chant Féerique aux accents tragiques. Les restants se sont partagé des partitions en clés de Sol afin de passer une porte, une épreuve... ou la muraille dont s'entoure un coeur. Dans ce grand opéra à huit voix, l'Histoire croise l'utopie, la fantasy médite en compagnie du fantastique romantique sur la magie et les pactes faustiens. Un arpège délicat se met en oeuvre. Une mélodie douce-amère, où les ombres évoluent dans les brumes comme dans les consciences... Le sentier du lamento vous mènera jusqu'à elles.

    Mon avis

    Encore une très réussie anthologie des Enfants de Walpurgis ! J'avais déjà beaucoup aimé Dames de lune, Fées des brumes, du même collectif talentueux.

    Dans celle-ci, les nouvelles ont gagné en "métier", je trouve. Plus construites encore, plus abouties. Le fil conducteur en est la musique, prétexte à textes fantastique, gothique, romantique pour notre plus grand plaisir.

    Mes deux préférées sont Salve Regna Stellarum d'Angélique Ferreira avec ses très nombreuses références culturelles et La clé musicale de Bettina Nordet pour les deux histoires qui sont reliées au fur et à mesure par un savant dosage des indices ; je suis immédiatement entrée dans leur univers.

    J'ai apprécié Les flûtes enchantées de Vanessa Terral pour le jeu sur l'utilisation du mot "flûtes" et Song to the Siren de Cécile Guillot pour les valeurs qu'elle défend. Les autres je les ai lues sans déplaisir, mais sans la petite note qui fait qu'on ne les oublie pas.

  • Les voilà quel bonheur d'Annie SAUMONT

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    Editions Julliard - 1993 - 190 pages

    Résumé

    "Les voilà quel bonheur les jours de soleil. Le portail de l'école se referme. Les cousins vont demain débarquer des carrioles. Les cousins qui partageront nos jeux et ces travaux de l'été qui seront des jeux. Je parle, dit-il, d'un village où la vie était simple et tranquille. C'est ce qu'on pensait alors. Moi j'étais petit. On pensait aussi qu'il n'y avait pas de raison pour que ça finisse. Et puis."
    Les voilà. Les Inconnus qu'on attend imprudemment comme des sauveurs. Les invités en retard (mais la pendule est démontée).
    Sarah-Henriette gave ses oies, des taggers s'efforcent de prouver qu'ils existent. Papa rentre de Chicago. Régine suit un nouveau régime. Trafic douteux à Central Park. Pilou guette Jack l'Éventreur tout en pataugeant dans la mer Égée. Un homme qui tient un fusil est caché derrière les tamaris et cette jeune femme, seule dans une chambre étrangère, rêve de dire enfin : le voilà.

    Mon avis

    Un plaisant recueil où l'on retrouve "la patte" si particulière d'Annie Saumont, une référence en matière de nouvelles. Des sujets bien de notre temps, un style très agréable, un grand plaisir de lecture !


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