musique

Novecento: pianiste - Alessandro Baricco

Editions Folio - Date de sortie : 7 février 2002 - ISBN 9782070419876 - 84 pages - Traduction de Françoise Brun

4è de couv'

Né lors d'une traversée, Novecento, à trente ans, n'a jamais mis le pied à terre. Naviguant sans répit sur l'Atlantique, il passe sa vie les mains posées sur les quatre-vingt-huit touches noires et blanches d'un piano, à composer une musique étrange et magnifique, qui n'appartient qu'à lui: la musique de l'Océan dont l'écho se répand dans tous les ports.

Mon avis

Un très court roman à l'intrigue originale, porté par l'écriture magique de l'auteur.

A lire sans hésiter !

Ma note 16

L'auteur 

Allez, ce matin on bouge !!

Un petit coup de pep's pour démarrer la journée ?? Je vous conseille les prestations papa-fils dans l'émission So You Think You Can Dance ?

Voici une de mes préférées, même si je les aime toutes... JT a 8 ans et Ah, le déhanché du papa... ;-)

Sfumato de Xavier Durringer

Editions Le Passage - Date de sortie : 27 août 2015 - ISBN 9782847 423099 - 351 pages

4è de couv'

La vie de Raphaël est coupée en deux. D'un côté, le vertige rock'n'roll au 1 passage de la Main d'Or. Les rapports fumeux avec ses voisins, ses histoires d'amour hallucinantes, ses nuits à s'enfermer dans le théâtre Marie Stuart, son ami Simon largué par la femme de sa vie après une semaine de vie commune, son petit frère qui cherche par tous les moyens à s'échapper en se diluant dans une petite cuillère. Et le souvenir mordant de Madeleine, fille d'un écrivain célèbre, ancienne mannequin cramée par la coke. De l'autre, sa rencontre énigmatique avec Viktor, vieux juif russe initié, batteur de jazz et ancien conseiller à la Maison Blanche, qui lui ouvre les portes d'un univers inconnu, merveilleux et effrayant. Devant La Joconde, Viktor affirme que ce n'est pas un tableau mais une cartographie. Et que lui, Raphaël, doit retrouver l'endroit caché sous les voiles brumeux du sfumato. Et si tout cela n'était qu'une énorme farce, un grand jeu où Raphaël se serait définitivement perdu ? Il n'y a pas de hasard sans cause.

Mon avis 

J'ai acheté le livre après avoir vu l'entretien de Xavier Durringer avec Philippe Chauveau sur Web-TV Culture. J'ai aimé la personnalité de cet homme, que j'ai trouvé authentique, sans fard, qui énonce comme une évidence des choses qui me "parlent", par exemple quand il dit que nous sommes transformés par les rencontres que l'on fait, qu'il faut VIVRE toutes les expériences possibles... Bref, l'auteur que je découvrais m'a bien "vendu" son premier roman.

Xavier Durringer est auteur dramatique, scénariste et homme de théâtre, et ça se ressent dans son écriture. J'adore son style vif et nerveux, avec souvent des images superbes comme  "J'ai regardé les sapins enneigés (...). De grandes princesses enracinées portant des manteaux d'hermine."

On suit avec grand plaisir les personnages paumés, mais terriblement humains, leurs vies de losers, leurs errements, autour de Raphaël, qui lui-même cherche un sens à sa vie. Et puis il y a l'entrée en scène de Viktor, personnage énigmatique, qui fait figure de passeur, de mentor pour Raphaël, le mettant sur le chemin de la connaissance. Mystères, Kabbale, hermétisme, technique picturale du sfumato utilisée par Leonard de Vinci, Viktor révèle, transmet, à un Raphaël éberlué qui ne sait que faire de tout cela et qu'il consigne tant bien que mal dans ses Moleskine, avant de partir sur les routes. Cette partie peut paraître surprenante, tant le style en est différent, preuve que l'auteur aime et maîtrise notre langue.

Le théâtre est moins présent qu'annoncé, mais on sent néanmoins que Xavier Durringer a mis beaucoup de lui-même dans ce roman, sans pour autant faire une bio. Ca sonne juste. C'est une très belle découverte que cette quête initiatique. Un auteur que j'aurai grand plaisir à lire à nouveau.

Ma note 17

Un peu de zik !

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Aujourd'hui, petite vidéo d'un trio de filles talentueuses qui ont repris à leur manière quelques tubes de l'été 2015;

Convaincant, n'est-ce pas ?

 

La comtesse Greffulhe de Laure Hillerin

Couverture La comtesse Greffulhe, l'ombre des Guermantes

Editions Flammarion - Collection Biographies Historiques - Date de sortie : 15 octobre 2014 - ISBN 9782-081290549 -571 pages

Résumé

«Je n'ai jamais vu de femme aussi belle», écrit à son propos le jeune Marcel Proust. Véritable légende vivante dans le Paris incandescent de la Belle Époque, la comtesse Greffulhe, née Elisabeth de Caraman-Chimay (1860-1952), ensorcela pendant plus d'un demi-siècle le Tout-Paris et le gotha européen avant de s'effacer des mémoires, dévorée par l'ombre de Guermantes qu'elle avait inspirés.

Laure Hillerin la ressuscite ici dans sa véritable dimension à travers l'étincelant portrait d'une personnalité d'exception - originale, élégante, mais aussi généreuse, artiste et visionnaire- qui, transgressant nombre d'interdits, eut sur son époque une influence aussi réelle que méconnue. Car Elisabeth Greffulhe joua un rôle de premier plan dans le renouveau de la création musicale au tournant du siècle, lança les Ballets russes, et apporta un soutien décisif à Marie Curie ou Édouard Branly. Courageuse et sans préjugés, la comtesse prit le parti de Dreyfus, tint un salon politique et diplomatique influent, agit pour l'émancipation des femmes. Rien ne laissera jamais percevoir le mystère et la douloureuse solitude d'une épouse otage d'un mari volage et manipulateur, amoureuse écartelée entre la passion et la raison.
Cette biographie remarquablement documentée se lit comme un roman, et culmine dans une dernière partie qui enchantera les proustiens : à travers la comtesse Greffulhe, l'auteur apporte un éclairage nouveau sur la genèse de la Recherche, et nous révèle un texte inédit de Proust que l'on croyait disparu.

Pourquoi - comment ce livre ?

Toujours pour documenter mon prochain roman,  parce que j'aime infiniment cette période historique en général et Proust en particulier. Entendu son auteur à l'émission de Franck Ferrand sur Europe 1.

Les premières pages en 3 minutes   

Mon avis : à venir...

Citation

* L'argent n'est que la petite monnaie de l'amour : sous les fausses querelles, il y a toujours des sentiments que l'on n'a pas exprimés, des rancunes que l'on a enfouies, des silences qu'on a laissés s'installer.

* On ne devient vieux, dit-on, que lorsque les rêves ont fait place aux regrets.

Retour à Salem d'Hélène GRIMAUD

Editions Albin Michel - 2013 - 250 pages

Résumé

Un soir, à Hambourg, Hélène Grimaud découvre un étrange manuscrit composé de lettres, de confidences, d eau-forte et de partitions de musique. Sa lecture la bouleverse. Elle ne sait pas que la reconstitution de l incroyable rébus dans laquelle elle se lance va la projeter dans un monde fantastique, rongé de pluies acides, hanté par la légende de Beowulf et d étranges créatures, et la ramener dans les terres inviolées du grand Nord, de la neige et des loups. Mais elle a, pour découvrir le secret que recèlent les pages du manuscrit, quelques concertos, la musique de Brahms, un miroir et une petite clé d or... 
Cette autofiction, subversive et noire, en déséquilibre permanent entre confession et onirisme, entre réalité et imaginaire, pose les questions chères depuis toujours à la pianiste : l avenir des loups et de notre planète, et le recours de la musique et de la nature.

Pourquoi - comment ce livre ?

J'aime les loups ; sachant qu'Hélène Grimaud en est passionnée elle aussi (elle participe activement à la conservation de l'espèce), je suis curieuse de lire cette autofiction.

Mon avis 

J'ai à peine refermé le livre que déjà il me manque, bien qu'il parle peu des loups ! Je m'explique...

Si vous pensez lire un roman, oubliez !! Ce livre est un prétexte : prétexte à réfléchir (comme le miroir d'Alice Sourire), prétexte aussi à s'interroger, sur soi, sa vie, son futur, sur son origine aussi, à ouvrir son coeur.

Dans notre monde de vitesse, consommation, profit, il invite à regarder en arrière pour retrouver le point de départ (notre Jardin d'Eden), afin de repenser notre chemin le long de la flèche orientée de la Vie.

Assurément enfant précoce, devenue adulte à haut potentiel, les antennes toujours déployées dans toutes les directions (de la Connaissance ?), Hélène Grimaud nous offre là un échantillon de sa pensée en arborescence, une idée en appelant une autre, se scotchant sur le déjà-connu de sa grande culture, tant littéraire musicale, qui lui permet de relier les éléments entre eux.

J'ai adoré suivre son "enquête" (je préfère ce mot à celui de "quête initiatique" que j'ai lu au sujet de ce livre) que le "hasard" sert magnifiquement, lui apportant au moment opportun, l'indice qui va la faire avancer, ou bien l'association d'idées nécessaire à la compréhension du manuscrit de Karl Würth. (C'est le propre de ce qu'Olivier Revol appelle "les sentinelles" de sentir et ressentir les choses avant tout le monde, et à travers des perceptions inexplicables au plus grand nombre.)

Souvent pendant la lecture, on oscille entre fiction et réalité, mais plaidoyer écologique profondément humaniste (plus que politique, encore que...), ce texte m'a séduite au-delà de ce que faisait espérer sa 4è de couverture et m'a donné envie de "revisiter" les Romantiques (tant écrivains que musiciens) dont Hélène Grimaud pense qu'ils ont peut-etre été, par leur sensibilité exacerbée, les vrais derniers à crier à l'aide pour notre planète, avec des mots, avec des notes, raison suffisante pour un monde tourné vers le Dieu Fric pour  les reléguer dans l'oubli.

Magnifique premier coup de coeur de l'année 2014 ! à relire assurément très bientôt pour approfondir une lecture qui m'a entraînée trop vite vers la dernière ligne.

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