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fantastique

  • 43 rue du Vieux Cimetière - Trépassez votre chemin de Kate et Sarah KLISE

    Editions Albin Michel jeunesse - collection Witty - 165 pages - Traduction de Mickey Gaboriaud

    Résumé

    Ignace Bronchon est sans doute le plus grincheux des auteurs de séries pour enfants. Lui qui n'a pas écrit une ligne depuis vingt ans espère terminer le treizième volume de sa série dans la vieille demeure victorienne du 43, rue du Vieux-Cimetière qu'il a louée pour l'été. Mais il découvre horrifié qu'il doit cohabiter avec Lester, le fils des propriétaires, et - bien qu'il ait quelques difficultés à l'admettre - avec Adèle I. Vranstock, l'ancienne propriétaire. Ou, plus exactement, avec le fantôme d'Adèle...

    Mon avis 

    Co-"produit" par les deux soeurs Klise, Kate écrit et Sarah illustre, ce premier livre de la série qui en compte 5 jusqu'à présent, est une vraie réussite.

    Outre les jeux de mots sur les noms (le détective Teddy Skray, ou le journaliste Eddy Torial...) et les dessins qui jalonnent les pages, l'histoire de ce vieil écrivain ronchon remis dans le droit chemin de la gentillesse et de l'humanisme par un enfant de 11 ans et un fantôme de 180 ans est drôlatique mais aussi émouvante parfois. J'ai bien ri et beaucoup aimé !

    Les différentes formes d'écriture adoptées sont de nature à séduire les jeunes lecteurs et j'ose espérer que les élèves vont apprécier que je laisse ce livre traîner au CDI.

  • Anno Dracula de Kim NEWMAN

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    Editions Bragelonne - 2012 - 473 pages - traduction de Maxime Le Dain et Thierry Arson

    Résumé

    Anno Dracula part d’une idée simple : et si Dracula n’était pas mort ? Imaginant un passé alternatif dans lequel le vampirisme serait devenu monnaie courante, Kim Newman joue avec les références historiques et littéraires, mêle personnages réels-la reine Victoria, Oscar Wilde et même Bram Stoker lui-même !-et fictifs-Dracula, bien entendu, mais aussi le docteur Moreau ou Moriarty-dans un superbe hommage au maître du genre qu’est Stoker.

    1888: Dracula a épousé la veuve Victoria, et règne désormais sur la Grande-Bretagne. Les vampires sont sortis de la clandestinité mais tout n’est pas si simple dans cette version de Londres du XIXe siècle. Un assassin surnommé Scalpel d’Argent massacre les prostituées aux canines un peu trop aiguisées. Un simple mortel, Charles Beauregard, est envoyé pour le traquer et croisera au fil de son enquête des personnages aussi légendaires que Jack l’Éventreur, le docteur Jekyll ou Fu Manchu.

    Lecture stoppée à la page 78

    Mon avis

    J'ai choisi ce livre, que j'ai depuis quelques temps déjà sur ma PAL, dans le cadre du Challenge 1948621392.jpg proposé par Lou et Hilde. 

    Le roman en lui-même ne fait que 379 pages. Y sont ajoutés : des annotations (381-394), des remerciements (395-397), une postface (399-405), une fin alternative (409-418), des extraits du film, un article de journal et une nouvelle proposée pour un AT mais non retenue.

    Alors voilà un beau raté ! Je ne peux même pas aller au bout du seul livre sélectionné pour ce challenge. Ca ne me plaît absoluent pas : le découpage des victimes, la lenteur du texte et tous les détails dont on est abreuvés, beurk, je lâche l'affaire sans regrets ! Dommage parce que la 4è m'avait alléchée...



  • Le lamento des ombres - Collectif Les Enfants de Walpurgis

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    Editions du Chat Noir - septembre 2011 - 301 pages

    Résumé

    Tempo sourd ou pure envolée, trille innocente ou rugissement de haine, la musique vibre à nos oreilles de ses multiples identités. Tantôt berceuse, parfois fracassante, elle n a pas de frontières, elle ignore les bornes. Ou plutôt, elle les refuse. L'harmonie, ce fluide évanescent de cannelle et de myrrhe qui perce jusqu'aux palissades des cultures, marche aux confins de la mortalité. Elle transgresse les limites humaines. Elle apporte l'ailleurs jusqu'à nous, nous y transporte. Elle ouvre des passages vers des mondes imperceptibles et les créatures qui y vivent. Pour la beauté, pour la musique... Huit auteurs se sont rencontrés autour d'une poignée de notes. Certains ont pris l'immortalité en Dot majeure, d'autres un chant Féerique aux accents tragiques. Les restants se sont partagé des partitions en clés de Sol afin de passer une porte, une épreuve... ou la muraille dont s'entoure un coeur. Dans ce grand opéra à huit voix, l'Histoire croise l'utopie, la fantasy médite en compagnie du fantastique romantique sur la magie et les pactes faustiens. Un arpège délicat se met en oeuvre. Une mélodie douce-amère, où les ombres évoluent dans les brumes comme dans les consciences... Le sentier du lamento vous mènera jusqu'à elles.

    Mon avis

    Encore une très réussie anthologie des Enfants de Walpurgis ! J'avais déjà beaucoup aimé Dames de lune, Fées des brumes, du même collectif talentueux.

    Dans celle-ci, les nouvelles ont gagné en "métier", je trouve. Plus construites encore, plus abouties. Le fil conducteur en est la musique, prétexte à textes fantastique, gothique, romantique pour notre plus grand plaisir.

    Mes deux préférées sont Salve Regna Stellarum d'Angélique Ferreira avec ses très nombreuses références culturelles et La clé musicale de Bettina Nordet pour les deux histoires qui sont reliées au fur et à mesure par un savant dosage des indices ; je suis immédiatement entrée dans leur univers.

    J'ai apprécié Les flûtes enchantées de Vanessa Terral pour le jeu sur l'utilisation du mot "flûtes" et Song to the Siren de Cécile Guillot pour les valeurs qu'elle défend. Les autres je les ai lues sans déplaisir, mais sans la petite note qui fait qu'on ne les oublie pas.

  • Reine de mémoire T1 La maison d'oubli d'Elisabeth VONARBURG

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    Editions Alire Québec - 2005 - 688 pages

    Résumé 

    Aurepas, petite ville du sud-ouest de la France, 1789...
    Dans une vieille maison bourgeoise vivent Senso et Pierrino, des jumeaux âgés de sept ans, avec Jiliane, leur soeur cadette qui ne parle pas. Senso et Pierrino viennent d'être confirmés dans la religion du royaume, la religion géminite, où l'on adore les saints Gémeaux, Jésus et sa soeur jumelle Sophia. Les enfants ont perdu leurs parents dans un tragique accident au moment de la naissance de Jiliane, et c'est Grand-père Sigismond, vieil humaniste propriétaire d'un florissant commerce, qui les guide dans leur apprentissage de la vie, avec l'aide de domma Castelet et de dom Patenaude, les ecclésiastes de leur paroisse. Bien sûr, il y a aussi Grand-mère, mais comme elle ne sort jamais de ses appartements et qu'ils ne peuvent y entrer...
    La découverte d'une « fenêtre-de-trop » - visible de l'extérieur, elle ne correspond à rien à l'intérieur - et d'une carte magique - elle les transporte ailleurs quand ils y plantent un stylet - éveille la curiosité de Senso et Pierrino quant à l'étrange réputation de leur demeure, mais Jiliane, la première à accéder aux appartements de Grand-mère, sait déjà que la magie fait partie du mystère entourant leur famille et la Maison d'Oubli...
    Primé : 2006 Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois et 2006 Prix Boréal

    Mon avis 

    J'ai acheté ce roman après avoir lu le guide intitulé "Comment écrire des histoires" écrit par l'auteur. Je voulais voir ce que ça donnait une fois appliqués ses conseils. Autant le dire tout de suite, je n'ai pas aimé et ai abandonné vers la page 100. 

    Le thème me plaisait pourtant bien : les jumeaux, la magie, une "fenêtre de trop", mais le style m'a profondément ennuyée : c'est long, ça n'avance pas, on tourne autour du pot !!! Trop de détails tuent l'histoire, à mon goût.

  • Juliette forever de Stacey Jay

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    Editions Milan - Collection Macadam - 25.01.2012 - 341 pages - Traduit de l'anglais par Amélie Sarn

    Résumé

    Oubliez tout.
    Oubliez Roméo qui se tue pour Juliette.
    Oubliez Juliette qui se tue pour Roméo.
    La vérité ? Les deux amants sont devenus immortels.
    mais ennemis à jamais. Depuis quatre siècles,
    Roméo s'acharne à séparer ceux qui pourraient
    s'aimer, quand Juliette doit tout faire pour les réunir.

    Entre les deux anciens amants, tous les coups
    sont permis. Car l'amour a fait place à la haine.
    Pour toujours. Vraiment?

    Mon avis 

    Le début est un peu confus et j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire. Même si l'auteur ne veut pas nous en dire trop au début, il nous faut quand même quelques "billes" pour pouvoir comprendre, surtout si on connaît bien la pièce originale de Shakespeare....

    Alors nous y voilà : Arielle n'est pas Arielle mais Juliette et Dylan n'est pas Dylan mais Roméo ! Une fois ça acquis, on danse une valse-hésitation : je rabiboche Gemma et Ben, mais je m'aperçois que j'aime Ben à qui je crains que Roméo fasse du mal et je ne sais plus où est Nourrice et finalement je vais peut-être m'entendre avec Mélanie, la mère d'Arielle... Roméo et Juliette ne s'aiment plus, trop dur pour eux...

    Bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas vraiment accroché En pleurs !!  Ce que je sais, c'est que je n'achèterai pas le tome 2, Romeo forever. S'il me tombe sous la main, j'y jetterai peut-être un oeil mais sans plus. Tellement d'autres ouvrages m'attendent dans ma PAL !!!

  • Amulettes de Véronique Ajarrag

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    Editions du Chat Noir - Collection Griffe sombre - 2013 - 362 pages 

    Résumé 

    Lorsque le docteur Ian, psychiatre, reçoit pour la première fois sa mystérieuse patiente Agrippine et qu’il cède à sa requête de ne se consacrer qu’à son cas personnel pendant toute une semaine, il est loin d'imaginer qu'il ne sera pas simplement le témoin du récit fantastique de la jeune femme mais également l'un de ses principaux acteurs. Car, tel qu’elle le déclare, Agrippine est l'objet de réincarnations successives qui remontent jusqu’à la Mésopotamie ancienne, où son bien-aimé et elle, citoyens du royaume d’Uruk, furent condamnés pour l’éternité. Devant les arguments et la précision de son histoire, le docteur commence peu à peu à douter et ses certitudes vacillent.

    Et si depuis l’antiquité, tous les amants maudits n'avaient été qu'un seul et même couple ?

    Mon avis 

    Un roman que j'ai beaucoup aimé pour plusieurs raisons (même si petite lassitude sur une cinquantaine de pages vers 270-320) :

    -les récits enchâssés dans le récit : le docteur Ian raconte à l'ordre des médecins - Agrippine raconte au psy - les notes du Docteur qu'il a prises dans son petit carnet

    -le balayages des périodes historiques  de l'époque sumérienne à aujourd'hui en passant par l'esclavagisme au XIXè, Venise...

    -l'histoire d'amour  de ces amants qui revivent leur histoire d'époque en époque avec toujours ces 5 jours fatidiques,

    -le rythme du récit, avec les déplacements aux 4 coins du monde et les péripéties qui y sont liées,

    -les amulettes, fil rouge à travers le temps

    -le personnage de Jérémie Ian, psy, dont on se doute assez vite de qui il est vraiment et que l'on suit volontiers dans sa quête et les multiples bouleversements qui vont toucher sa vie,

    -le thème de la réincarnation avec l'âme qui voyage de corps en corps, tantôt homme, tantôt femme,

    -le style de l'auteur : c'est bien écrit avec un vocabulaire riche, de belles descriptions (même si quelques imparfaits du subjonctif sonnent un peu pompeux)

    -un petit plus pour la très belle couverture.

    Au final, un premier roman réussi ; je ne manquerai donc pas de suivre son auteur !