Corse

Le temps est assassin de Michel Bussi

Editions Presses de la Cité - Date de sortie : 4 mai 2016 - ISBN 9782258 136700 - 532 pages

4è de couv'

Été 1989, Corse, presqu’île de Revellatta. Un fatal accident de voiture : quatre occupants, une seule survivante, une adolescente de quinze ans. Tous sont morts sous ses yeux.
Été 2016, devenue femme et mère, Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l’accident, avec sa famille, en vacances, pour exorciser le passé…
A l’endroit même où elle passait son dernier été avec ses parents, elle trouve une lettre.
Une lettre signée de sa mère… Vivante ?

Mon avis 

La livraison Bussi de cette année est encore un très bon produit !

Nous voilà en Corse, dont la famille de l'auteur est originaire, où Clotilde revient 27 ans après le drame qui l'a privée de ses parents et de son frère. Ce séjour, qui devait l'aider à faire connaître la région à son mari et sa fille de 15 ans, va se révéler un  retour compliqué, car quelqu'un s'ingénie à la replonger dans le passé : un fantôme ??

Dans la touffeur de l'été, au camping où la famille avait ses habitudes de vacances, Clotilde va se retrouver à enquêter sur l'accident qui n'en était peut-être pas un, mais les indices s'effacent un à un... 

Tout y est : le lieu, paradisiaque -les personnages - l'ambiance - l'intrigue bien ficelée - le rythme de l'écriture. Les chapitres alternent les deux époques et ceux correspondant à Clotilde-jeune sont les pages de son journal intime. On sent une jubilation de l'auteur à nous embarquer dans cette histoire. Il aime et sait raconter, nous entraîner, et nous, on se laisse prendre la main avec un grand plaisir !

((Un petit bémol cependant qui fait que ça n'est pas un coup de coeur, c'est un changement dans le style de l'auteur avec l'utilisation à l'envi du rythme ternaire dans les phrases (ex : y croire, décevoir, déchoir. p.190 - qui pourrait souhaiter, approuver, commander de tels malheurs ? p. 264 - de venir la rejoindre, l'accompagner, la protéger p.307)  ; ça m'a sauté aux yeux pendant la lecture. C'est censé appuyer le propos, mais pas rajouter des lignes ou délayer : trop c'est trop... Il ne faudrait pas que ça devienne un tic d'écriture !!))

Bon j'arrête de chipoter et vous invite à vous précipiter sur ce roman pour essayer vous aussi de trouver le fin mot de l'histoire !!

PS : à ce jour, je les ai tous lus, mais celui qui reste mon préféré dans les romans de Michel Bussi, c'est Ne lâche pas ma main ! suivi de près par Un avion sans elle.

Ma note 16.5

Citation

*Doucement, le pouce de Natale lui caressa la paume de la main. Comme cette histoire de battement d'ailes d'un papillon entraînant un tsunami à l'autre bout du monde, ces infimes frottements sur sa peau provoquaient des ricochets de sensations jusqu'au plus profond de son ventre. Un tsunamour, ça existait ? (p.254)

*L'amour c'est le père Noël pourles grandes personnes. (p.371)

*Son Papé était comme les autres au fond. Un homme qui avait laissé filer en chemin ses illusions. Parce que le monde tournait trop vite, une gigantesque machine à essorer les utopies. (p.462)

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