auteur française

  • La croisée des âmes d'Ophélie Pemmarty

    Couverture La croisée des âmes

    Editions Valentina - 9 décembre 2013 - ASIN B00I7UQHPW - 577 KB soit 450 pages en édition papier - Préfacé par Westley Diguet 

    Résumé

    Rome, 273 avant Jésus-Christ. Une jeune vestale est condamnée à être enterrée vivante, pour avoir rompu ses vœux de chasteté. Son amant, ayant échappé à la justice, vient se suicider sur son tombeau. Le même espoir les avait animés : que leur amour renaisse un jour, peu importe le lieu ou l’époque…

    Paris, avril 2009. Benoit, jeune prêtre, est tiré de son sommeil par un violent cauchemar. La vision de cette femme enterrée vivante se met alors à le hanter. Quelques jours plus tard, il est témoin de l’arrestation de Daphnée, accusée d’un meurtre qu’elle n’a pas commis. Troublé par l’étonnante ressemblance avec la jeune femme de ses rêves, Benoit va tout tenter pour la faire innocenter et pour comprendre le lien qui semble les unir. Car comment expliquer qu’ils fassent les mêmes rêves, qu’ils aient l’impression de se connaître depuis toujours ? Qu’est-ce qui aurait la force de bouleverser son destin et sa foi ? La réponse se trouve peut-être ailleurs, avant d’être au fond de son cœur…

    En souvenir de ce qui nous unit, du temps qui passe sans s’arrêter, et de l’éternelle croisée des âmes. 

    Pourquoi - comment ce livre ?

    Parce que le résumé m'a séduite ! comme je suis immobilisée suite à mon opération du genou, je l'ai téléchargé.

    Mon avis 

    Passée la dernière ligne, j'avoue avoir un peu de mal  à quitter Benoît et Daphnée, après les avoir accompagnés au long de cette magnifique histoire. 

    Le roman raconte en parallèle, dans la Rome polythéïste d'avant JC, celle de Delia, la vestale et Fabius, son amoureux, dont on devine très vite que leurs âmes se sont réincarnées afin de vivre, à travers d'autres, l'amour qu'on ne leur a pas autorisé.

    Sur fond d'une belle histoire d'amour, nombre de thèmes sont abordés : la foi et jusqu'où cela peut amener de croire à tout prix,  l'engagement et la parole donnée, l'homosexualité (thème présent aussi dans Les somnambules du même auteur), la résilience...

    Alors certes, on peut s'étonner de la vitesse à laquelle réagit la justice pour Daphnée, ou de l'irruption quasi-magique de Valerio qui donne les clés de compréhension des rêves récurrents de nos deux héros.

    Mais au final, c'est une belle histoire, positive, bien écrite (avec une petite pirouette de conjugaison *), que j'ai eu du plaisir à découvrir, et que je vous recommande.

    (*) ce qui se passe dans la Rome avJC est écrit au présent, ce qui se passe de nos jours est au passé !

  • C'est quoi ce roman ? de Corinne Devillaire

    Couverture C'est quoi ce roman ?

    Editions Thierry Marchaisse - 7 janvier 2014 - ISBN 978-2362800450 - 218 pages

    Résumé

    Loin de son fils Frédéric, qu elle a toujours rejeté, Malou mène une vie luxueuse et calme avec son dernier mari, un virtuose de la chirurgie esthétique. Elle lui doit les multiples interventions qui ont soustrait son corps au temps. Frédéric a rompu tout contact avec sa mère depuis des années. Jusqu au jour où il débarque chez elle à l'improviste, avec son épouse et leurs trois enfants. La réconciliation mère-fils n aura pas lieu. Bien au contraire. Cette brève visite, où vont se produire deux coups de foudre aux effets catastrophiques, ne fera qu'envenimer une situation familiale invraisemblable. Une mécanique littéraire grinçante de haute précision, en forme de puzzle à plusieurs voix, où la malédiction généalogique qui frappe toute une famille n épargne personne, pas même le chien du petit dernier.

    Pourquoi - comment ce livre ?

    Acheté en février à la Librairie Mollat de Bordeaux, rien que pour le titre !! Sourire

    Mon avis 

    Voilà un excellent moment de lecture !

    Comment un évènement somme toute banal déclenche l'effet papillon ou la chute des dominos : un homme passe, avec sa famille, voir sa mère, au retour des vacances. Mais pas n'importe quel homme, ni n'importe quelle mère, ni n'importe quels enfants !! Et là, les lignes commencent à bouger, un évènement en entraînant un autre, vers une fin qu'on ne voit pas venir...

    Chacun des personnages prend la parole sous une forme ou une autre ( mémoires, déposition, compte rendu de séance d'hypnose, journal...). La plume est parfois grinçante, incisive, mais il y a de l'humour et c'est bien vu. Je me suis franchement régalée Sourire et je vous recommande vivement ce court roman.

    Citations

    *L'âge donne à chacun le visage qu'il mérite.

    *L'emportement donne souvent aux paroles des accents sincères.

    * Ne pas chercher à plaire telle que je parais, mais à être aimée telle que je suis.

    Challenge de lecture 2014 : Le bingo des livres

  • Lady Hunt d'Hélène Frappat

    Couverture Lady Hunt

    Editions Actes Sud Littérature - domaine français - 17 août 2013 - ISBN 978-2330023553 - 318 pages 

    Résumé

    Laura Kern est hantée par un rêve, le rêve d'une maison qui l'obsède, l'attire autant qu'elle la terrifie. En plus d'envahir ses nuits, de flouter ses jours, le rêve porte une menace : se peut-il qu'il soit le premier symptôme du mal étrange et fatal qui frappa son père, l'héritage d'une malédiction familiale auquel elle n'échappera pas ?

    D'autres mystères corrompent bientôt le quotidien de la jeune femme, qui travaille pour une agence immobilière à Paris plus un effet secondaire qu'une carrière. Tandis qu'elle fait visiter un appartement de l'avenue des Ternes, Laura est témoin de l'inexplicable disparition d'un enfant.

    Dans le combat décisif qui l'oppose à l'irrationnel, Laura résiste vaillamment, avec pour armes un poème, une pierre noire, une chanson, des souvenirs... Trouvera-t-elle dans son rêve la clé de l'énigme du réel ? Sur la hantise du passé qui contamine les possibles, sur le charme des amours maudites, la morsure des liens du sang et les embuscades de la folie, Hélène Frappat trace une cartographie intime et (hyper)sensible de l'effroi et des tourments extralucides de l'âme. Des ruines du parc Monceau à la lande galloise, avec liberté et ampleur elle réinvente dans Lady Hunt le grand roman gothique anglais, et toutes les nuances du sortilège.

    Pourquoi - comment ce livre ?

    Noté dès sa parution lors de la rentrée littéraire de septembre 2013, acheté il y a quelques mois, je n'arrivais pas à m'y plonger, malgré une 4è de couverture alléchante, car les  critiques sont très contrastées. Cela dit, j'ai décidé de "purger" ma PAL, alors je me jette à l'eau ! 

    Les mots de l'auteur

    Lady Hunt est mon roman des premières fois. Premier roman écrit à la première personne ;premier récit greffé à mes expériences esthétiques les plus intenses (roman gothique anglais et américain ; cinéma fantastique) ; première tentative de “partage” de son écriture avec les participants d’une résidence (les patients du service de Psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent de l’hôpital Avicenne de Bobigny).

    Mon héroïne est hantée par le rêve d’une maison, et le cauchemar d’une maladie. Sa hantise m’a contrainte à affronter la mienne. Plus le “je” était de fiction, plus il a convoqué les images manquantes de ma mémoire, et m’a aidée à construire un récit d’où, pour la première fois, les blancs – blanc de la folie de mon père, épisodes troués de mon enfance, dont la violence est remontée à la surface, telles les fleurs de nénuphars du poème que le père de Laura Kern lui lit chaque soir – se sont remplis, comme un tableau “en réserve” qui s’anime soudain de couleurs, comme le film ensorcelant que vous dictent vos rêves. J’ai ouvert les yeux dans le noir, et me suis avancée sans peur, avec joie, à la rencontre de la petite flamme rouge de Lady Hunt.

    Mon avis 

    Je suis bien ennuyée pour faire un billet sur ce roman Embarrassé On ne peut pas dire que je n'ai pas aimé, je suis allée jusqu'à la fin sans lassitude, et même assez rapidement, presque addictivement, MAIS je ne sais pas trop ce que j'ai lu !! 

    Il y est question du rêve récurrent au sujet d'une maison qui est aussi un tableau, de la maladie génétique du père dont les filles ont une chance sur deux d'avoir hérité, du magnifique poème de Tennyson "the Lady of Shalott", du Patron qui est l'amant mais qui sera détrôné par R. qui "sait"comme le jeune Arthur.... Bref un joyeux galimatias, pas si joyeux que ça d'ailleurs ! On tourne les pages, on ne s'attache à aucun des personnages, mais on va au bout quand même, de ce roman à la plume parfois poétique, pour lequel l'auteur a bénéficié d'une résidence d'artiste....

    Citations 

    *Quel amour, clandestin surtout, durerait sans posséder son territoire unique ?

    *Le casino est un mouroir où des vieillardes échangent leur retraite contre des jetons d'écoliers.

    *Londres est une ville d'aquarelle. La pluie délave les couleurs comme l'eau celles du pinceau.