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amour

  • Entre deux mots la nuit de Georges BONNET

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    Editions L'Escampette - 9 mai 2012 - 142 pages

    Résumé

    Elle ne meurt pas, elle s'éloigne jour après jour, se détache de la rive pour se fondre en des brumes au-delà desquelles se trouve peut-être une île lumineuse.
    Son très vieux compagnon lui tient les mains, non pour la suivre mais pour la rassurer et lui transmettre jusqu'à l'ultime seconde des paroles de chair.. Des paroles d'amour, des paroles d'amour fou, car il ne s'agit que de cela, et l'on sait bien, dès les premières lignes de ce récit, qu'un jour Orphée retrouvera son Eurydice...

    Progression de lecture : 21 pages sur 142 - soit 15 %

    Mon avis

    Je lis ce récit dans le cadre du prix littéraire La Voix des lecteurs du Centre du Livre et de la lecture Poitou-Charentes. Il fait partie de la sélection qui en comprend 4 autres : 

    Avec 4 autres membres du CA de La Belle Heure, nous avons créé un groupe de lectrices qui participera au jury. Nous avons jusqu'au 10 décembre pour faire connaître notre vote.
    Pour ma part c'est le premier titre que je lis (eh oui, je sais, je suis un peu "à la bourre", comme on dit chez nous !! Sourire )

    Récit fort, émouvant, dont tout le pathos est évité grâce à l'écriture poétique, légère comme une bulle de l'amour qui lie les deux personnages. Difficile d'en dire plus, car ce fut pour moi tout en ressenti. Très beau !


  • Si tu existes ailleurs de Thierry COHEN

    si-tu-existes-ailleurs-1.jpgEditions J'ai Lu - 2012 - 378 pages

    Résumé

    Une seule femme a compté pour lui.

    Un seul drame l'a anéanti.

    Une simple phrase bouleverse sa vie : une prédiction étrange, faite par une enfant, qui lui révèle comment et avec qui il va mourir. Noam s'engage alors dans une quête effrénée pour trouver les réponses aux questions qui le hantent. Une aventure qui le conduira, aux limites de la raison, là où la vie peut prendre fin... et où l'amour peut renaître.

    Mon avis

    J'avais déjà lu "J'aurais préféré vivre" du même auteur et j'avais aimé. 

    Pour celui-ci, j'ai eu un peu plus de mal, car j'ai trouvé les ficelles  un peu grosses et je ne suis pas entrée dans l'histoire avec autant d'enthousiasme. Certes, certains personnages comme Samy ou Elisa sont attachants, mais moins que le héros... Le côté mystique de la quête ne m'a pas emballé non plus.

    C'est à la fois trop rapide, et en même temps, qu'aurait pu davantage développer l'auteur ?? la description des villes ? les gens rencontrés ? je ne sais... A la fin je me suis dit : Et ? et quoi ? ils vécurent heureux et eurent beaucoup de petits Beaumont ? Tout ça pour ça !!!  Alors je me suis plu à donner une vraie fin à l'histoire  ( par exemple, le nouveau boulot de Noam serait de travailler avec les enfants comme Sarah ?) comme si quelque chose était inachevé... Ca ne m'arrive pas souvent ! Je sais aussi qu'on dit que l'auteur doit laisser au lecteur une part d'imagination. 

    Bref, pas emballée par cette lecture !! En pleurs

  • Kushiel - T1 La marque de Jacqueline Carey

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    Editions France Loisirs - 2013 - 1151 pages - Traduction de Frédéric Le Berre

    Résumé

    Phèdre nó Delaunay a été vendue par sa mère alors qu’elle n’était qu’une enfant.
    Habitant désormais la demeure d’un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l’histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout… les arts du plaisir. Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d’elle une espionne précieuse et la plus convoitée des courtisanes.
    Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque. Or, lorsqu’elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d’Ange, elle n’a d’autre choix que de passer à l’action. Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d’embûches, qu’il lui faudra mener jusqu’au bout pour sauver son peuple.
    Récit plein de grandeur, de luxuriance, de sacrifice, de trahison, d’insondables infamies et de conspirations machiavéliques, La Marque dévoile un monde de poètes vénéneux, de courtisans assassins, de monarques trahis et assiégés, de seigneurs de guerre barbares, de traîtres grandioses… vu par les yeux d’une héroïne comme vous n’en avez jamais rencontré et que vous n’oublierez jamais.

    Interview de l'auteur à la sortie du roman

    Mon avis

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    En commençant cette lecture, munissez-vous d'un papier et d'un crayon ! En effet, le monde créé (ou re-créé) par l'auteur est foisonnant et il faut un temps certain, avant de situer les personnages, leur appartenance et ce qui les fait avancer... De plus, le "don" de Phèdre n'est pas clairement écrit, et d'allusions en sous-entendus, on peut mettre quelques pages avant d'entrer dans la danse et comprendre ainsi ce qu'est "la marque". Enfin, il faut facilement 200 pages pour que l'action s'accélère (le temps de planter le décor Sourire) Aussi je vous en conjure, SOYEZ PATIENTS, cela en vaut largement la peine....

    C'est Phèdre no Delaunay, le personnage principal, qui raconte son histoire. Autour d'elle, des figures importantes : Anafiel Delaunay, Alcuin, Hyacinthe, Joscelin, puis par cercles concentriques tout une foule de personnages apparaissent en fonction de leur domaine d'action : politique, commerce, charme... Tous, bien qu'en grand nombre, sont fouillés, soignés et servent magnifiquement l'intrigue.

    L'intrigue est très finement ficelée, compliquée mais tout à fait vraisemblable. L'univers, situé dans ce qu'on reconnaît d'une Europe de la Renaissance, est riche de pays, peuples, coutumes et relations. En cela, on peut saluer l'imagination et la rigueur de l'auteur. Hormis les grands classiques de la fantasy, je n'avais trouvé un monde aussi élaboré que dans Filles de Lune d'Elisabeth Tremblay. Il y a là un véritable souffle épique et tout est savamment dosé : récit, descriptions, dialogues, rythme.

    Enfin je voudrais faire une mention spéciale au traducteur Frédéric Le Berre. La traduction est un art difficile : saisir l'intention de l'auteur et la restituer sans l'affadir ou la dénaturer, une gageure ! Eh bien, en l'occurence, nous avons affaire à un traducteur qui a su, malgré le foisonnement, user de toutes les ressources de notre belle langue pour magnifier le texte de J. Carey. Une performance que je salue !

    Ce roman est une réussite et je vous le conseille vivement !    coup-de-coeur-3.gif

                                     

  • La solitude des soirs d'été d'Anaïs Jeanneret

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    Editions Albin Michel - 10 mai 2013 - 231 pages

    Résumé

    Alda a le charme insaisissable et irrésistible des gens que la vie a comblés. Une assurance qui fascine aussitôt Louis, jeune écrivain en herbe qui voit en elle toutes les héroïnes de roman dont il a rêvé pour échapper à sa propre vie. Celle d’un fils d’émigrés hispano-russes au parcours cabossé. 
    Dans la luxueuse bastide provençale où elle l’a invité à passer quelques jours, Louis l’observe secrètement. Mère aimante, épouse parfaite, amie idéale, Alda rayonne d’une douceur et d’une beauté qui apparaissent comme un rempart contre la fureur du monde. Pourtant, Louis devine chez elle une fêlure profonde, une impatience qui ne demande qu’à s’exprimer et qui l’attire irrésistiblement. Et si tout l’oppose à cette femme qui ne lui appartiendra jamais, rien ne pourra empêcher la dangereuse évidence. 
    Dans ce roman d’apprentissage, Anaïs Jeanneret évoque avec sensualité et élégance un univers fitzgéraldien à la fois enchanteur et mélancolique, dans une évocation subtile du passage à l’âge adulte, des rêves et des promesses sacrifiées.

    Mon avis

    On se laisse prendre à cette atmosphère à la fois pleine de charme mais aussi de langueur, de mélancolie. Chacun cache ses blessures derrière une façade de convenance pour que rien ne rompe l'harmonie.

    Réflexion sur le passage du statut de grand adolescent à jeune adulte, d'adulte à presque-vieux, sur ce que l'on fait de ses rêves en grandissant, sur comment on s'arrange avec les évènements qui jalonnent notre vie, sur les vraies-fausses amitiés cultivées on ne sait trop pourquoi.

    Ca a parfois un côté doux-amer, mais le livre refermé, restent la douceur, la sensualité, la poésie des images. 

    A lire ! paresseusement installé(e) sur un transat, sous le soleil de juillet...

  • Les grands-mères de Doris Lessing

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    J'ai lu - 2013 en poche mais sorti en 2003 - 94 pages - Traductrice : Isabelle D. Philippe

    Résumé

    Sur la terrasse d'un café dominant la baie de Baxter's Teeth, deux familles, qui semblent n'en former qu'une, se prélassent au soleil. Roz et Lil, les grand-mères, restées belles, entourées de Tom et Ian, leurs fils, et de leurs petites-filles, semblent filer le parfait bonheur. Depuis toujours, Roz et Lil sont aussi inséparables que des sœurs jumelles, et l'affection qu'elles se portent s'est doublée peu à peu d'un amour pour le moins trouble de chacune pour le fils de l'autre. Mais, quand Mary, la femme de Tom, surgit, pleine de colère, l'ombre débarque dans ce tableau idyllique...

    Mon avis 

    Je changerais bien le titre pour "tant de bruit pour ça !!" J'ai trouvé l'histoire fadasse et le style bof ! Et oui, ce n'est pas parce que l'auteur a eu le Prix Nobel de Littérature (pour l'ensemble de son oeuvre) que je vais m'extasier hypocritement devant ce tout petit roman dont j'ai eu envie 10 fois d'arrêter la lecture (il faut le faire, car il ne fait que 94 pages...). 

    Il a été écrit quand l'auteur avait plus de 80 ans, ceci explique peut-être cela... Ce qui à son époque aurait pu être jugé choquant ne l'est pas vraiment de nos jours, où les moeurs se sont libérés.

    J'ai Carnet d'Or  dans ma PAL, je ne vais pas me jeter dessus dès demain je crois, mais ce sera une deuxième chance pour moi de découvrir cette auteure.

    Ce livre fait partie de mon challenge Babelio Prix Nobel 

    Bande annonce du film sorti en 2013